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Beaucoup souhaiteraient écrire, mais se retrouvent paralysés avant même de commencer par une question qui les taraude : ai-je assez de talent ? Et si c’était mauvais ? C’est très bien d’avoir le souci de la qualité littéraire en tête, mais il est évident que pour savoir si vous êtes capable d’écrire, il faut… écrire.

Cela ne vient pas d’un seul coup, même pour ceux qui ont du talent. Écrire nécessite du travail, de l’assiduité, une bonne dose de foi et de confiance en soi. Il y a des moments d’euphorie, des moments de solitude, des moments de découragement. Seule la persévérance paie. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut écrire ? Oui. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut devenir un auteur reconnu pour son talent ? Non.

Si vous recherchez avant tout la gloire, les honneurs et les richesses, il se peut fort que vous vous soyez trompés de voie. Si ce qui vous intéresse, est d’écrire, d’être publié et d’être lu, alors commencez, continuez, persévérez.

Plus vous écrirez, meilleurs seront vos textes. C’est sûr, progresser en travaillant seul est difficile. Pour acquérir un esprit critique sur vos textes, il n’y a pas 36 solutions : écrire, laisser reposer, réécrire et ainsi de suite. Écrire, c’est avant tout réécrire. Laissez de côté le premier jet pendant quelques temps, puis reprenez-le. Vous allez forcément passer par des moments de doute : comment est-ce que j’ai pu écrire ça ? Mais c’est exactement cette distance, qui va vous permettre de progresser.

Lisez, lisez beaucoup. L’œuvre d’un auteur qui ne lit pas devient vite stérile. Lire permet également d’apprendre. Des auteurs peuvent vous inspirer, et ce à différents niveaux, sur divers plans techniques : narration, style littéraire, dextérité dans les dialogues, etc…

Travaillez sur votre manuscrit, travaillez différents exercices d’écriture. Participez à des ateliers d’écriture, confrontez vos textes à un « public ». Cela permet de considérer ses écrits sous un autre angle et de découvrir des perspectives, qui libèrent l’écriture.

Alors, la question initiale était : du talent ou pas ? Regardez le nombre de livres qui sortent chaque année. Si les manuscrits refusés sont bien plus nombreux encore, c’est parce que les éditeurs ont fait un tri. Sur quoi se fondent-ils ? Le talent, oui mais pas seulement ou pas nécessairement, la structure du roman, la qualité des personnages, le rythme, une nouvelle manière d’aborder les questions humaines, un sujet d’actualité… Il y a le talent littéraire, il y a le talent de conteur… Ne vous préoccupez pas de cette question ; c’est en écrivant que vous saurez si vous avez un talent à exploiter ou si vous consacrerez à l’écriture un temps destiné au plaisir.

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