Julie Stanton à la Nuit de la poésie

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Jeudi 26 octobre, c’est le retour de la Nuit de la poésie dans le cadre du festival « Québec en toutes lettres. » Dès 20h, vous aurez l’occasion d’écouter un grand récital de poésie, dans une atmosphère jazz, sur la scène littéraire et boudoir de la Maison de la littérature à Québec. Une soirée à ne pas manquer qui se déclinera sur des rythmes et des univers divers autour de 26 poètes, dont Julie Stanton qui fera lecture d’un extrait de son dernier opus, Le Bonheur cet illusionniste (Écrits des Forges.)

Entre fable poétique et réflexion philosophique, Le Bonheur cet illusionniste interpelle le personnage du Bonheur dans une odyssée de la Terre à la Lune, au nom de l’humanité déclinée dans un « nous » à la fois un et multiple — les Sages, les reines très lasses, les patriarches à l’œil d’acier, les hommes avec leurs cicatrices, les femmes d’automne, les vierges au corsage bouleversant, les puceaux d’une prodigieuse disponibilité, les enfants rossignols. Au prix des ravages infligés à la Terre, l’humanité poursuit sans relâche sa quête du bonheur, qui file, passe, s’attarde parfois, disparaît, revient et repart. Le Bonheur cet illusionniste en convoque les images à travers les âges et les cultures et propose de réfléchir aux échos que les générations actuelles en ont conservé. Julie Stanton met ici en lumière l’illusion de permanence du bonheur et nous invite plutôt à cultiver la joie, cette intériorité indépendante de tout objet extérieur.

Quelques échos dans les médias sur Le Bonheur cet illusionniste :

16.06.2017         Info-Culture : « Stanton ne fait pas dans la dentelle avec ce recueil. Dans sa prose coup-de-poing, elle aborde nos attentes envers la vie, envers cette quête qui tourne souvent à l’inverse de son objectif, à notre insu. Cette quête incessante nous amène à explorer, à espérer, pour finalement ne s’avérer qu’être de la poudre aux yeux. (…) On n’échappe pas à cette démarche artistique provocante. On suit le flot, du début à la fin du recueil d’une soixantaine de pages, dans un voyage planétaire qui revisite nos mythes judéo-chrétiens et toutes les idées préconçues sur ce que peut être le bonheur. (…) On n’en sort pas sans égratignures. (…) Le Bonheur cet illusionniste est un texte qui transforme, pour autant qu’on se laisse guider par la plume acérée de l’auteure. » [Yannick Lepage]

29.04.2017         Le Devoir : « Ce nouveau venu transcrit une quête du sens propre à la vie contemporaine. La poète s’interroge sur les valeurs du présent, sur les leurres de la modernité, sur la « poussière chaleur d’aluminium ». Or, la poète considère la quête du bonheur comme une illusion qui masque les valeurs pour elle essentielles. C’est un livre presque incantatoire à cet égard, rappelant que les migrations actuelles, les printemps optimistes tombent aussi en lambeaux, parfois. Revisitant l’Histoire, des origines en passant par les mythes du Sphinx, les spectres, les momies ou les cataclysmes, Julie Stanton creuse ce sillon de détresse qui fouisse l’âme. » [Hugues Corriveau]

Une soirée dont se réjouit Julie Stanton, dont le recueil  Requiem pour rêves assassinés Hommage à Pablo Neruda (Éditions Les heures bleues) est publié depuis quelques jours en Argentine sous le titre Réquiem por sueňos asesinados (Ediciones Botella al Mar), traduit par Victor Ramos.

Au programme de cette nuit de la poésie :

Invité d’honneur : Pierre Morency

Poètes participants : Nora Atalla, Sébastien Bérubé (Edmundston), Geneviève Boudreau, Anne-Marie Bouthillier, Anthony Charbonneau Grenier, Jean Désy, Isabelle Duval, Valérie Forgues, Virginie Francoeur, Mireille Gagné, Normand Génois, Dominic Langlois (Moncton), Éric LeBlanc, Hélène Matte, Catherine Morency, Jacques Ouellet, Anne Peyrouse, Michel Pleau, Judy Quinn, Agnès Riverin, Gabriel Robichaud (Moncton), Jonathan Roy (Caraquet), Jean Sioui, Erika Soucy, Julie Stanton, Louis-Jean Thibault.

Musique : Michel Côté et Pierre Côté

Animation : Nora Atalla

Créée en 2009 par la poète Nora Atalla, la Nuit de la poésie a lieu chaque année à Québec.

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En octobre, rencontrez Mathieu Villeneuve lors des « Rayonnants lancements » de La Peuplade, à Québec et Montréal

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Mathieu Villeneuve

Cr. Ph. : Sophie Gagnon-Bergeron

Vous auriez aimé rencontrer Mathieu Villeneuve, l’auteur de Borealium tremens lors du lancement de son roman à Chicoutimi, mais vous n’avez pas pu y assister parce que vous habitez trop loin ? Pas de problème. Les Éditions La Peuplade organise pour leurs auteurs de l’automne une série de lancements collectifs à Québec et Montréal.

Le 11 octobre, vous êtes invités au « Rayonnant lancement à Québec », à la Librairie du Quartier au 1120, avenue Cartier. Vous aurez ainsi la possibilité de rencontrer dès 17h30 : Mathieu Villeneuve (Borealium tremens), Alexandre Mc Cabe (Une vie neuve), Isabelle Gaudet-Labine (Nous rêvions de robots) et Noémie Pomerleau-Cloutier (Brasser le varech). Une belle occasion de découvrir plusieurs talents ! Pour de plus amples renseignements ou pour vous inscrire, cliquez ici.

 

Le 12 octobre, gens de Montréal, le « Rayonnant lancement » se passera cette fois à la librairie Le port de tête,  aux 262 et 269 avenue Mont-Royal Est. On vous y attend dès 17h30. Pour de plus amples renseignements ou pour vous inscrire, cliquez ici.

 

Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve

Quelques échos dans les médias à propos de Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve :

30.09.2017      Les Libraires n. 103 : « Pour un premier roman, Mathieu Villeneuve frappe fort ! Le tout se déroule au Lac-Saint-Jean, quelques années après le déluge du Saguenay (c’est important de le mentionner). On assiste au retour dans la région de David Gagnon, après avoir hérité de son grand-oncle d’une maison fantôme qu’il aura pour projet de remettre sur pied pour pouvoir enfin cesser de boire et écrire son livre. Mais rien ne va comme notre protagoniste l’espérait; un accueil froid du maire de la place, un cousin qui attend son heure pour reprendre ces terres et ces voix qui semblent provenir du passé. Avec des passages déjantés dignes de Peur et dégoût à Las Vegas, vous visiterez la région d’une façon encore jamais vue. Un livre surprenant de la rentrée littéraire. » [Shannon Desbiens]

22.09-2017     Châtelaine : « Histoire de fantôme, de maisons hantées, mais aussi de rangs désertés : l’ambiance du premier roman de Mathieu Villeneuve, né à Chicoutimi en 1990, nous reste à l’esprit plusieurs jours après sa lecture. » [Annabelle Moreau — « Les 19 titres québécois à lire cet automne »]

20.09.2017      CFLX 95.5 : « C’est un premier roman remarquable, c’est un roman sur nos racines, sur ce qui nous construit, (…) écrit sous des teintes de contes et légendes. (…) On a affaire ici à un jeune écrivain qui va laisser sa marque. Et c’est bien parti. » [Billy Robinson, « Le Cochaux show »]

16.09.17          Le Devoir : « Une épidémie de tiques, des orignaux devenus fous, de vieilles légendes qui s’incarnent, la persistance de tares familiales, des bouts des Relations des Jésuites : Borealium tremens mêle avec habileté passé fantasmé et présent tordu de cette région du monde. Il y plante aussi quelques personnages fascinants, comme un notaire centenaire ou cette Marie Bouchard, vieille Métisse « née du viol d’une nymphe autochtone par les dieux d’un Olympe de bois, de pulpe et d’aluminium ». (…) Tel un condamné qui creuse sa propre tombe, David (vite surnommé le « Fou de la Péribonka » dans la région) va connaître une lente descente aux enfers nourrie par la folie, la vodka artisanale, sa propre histoire familiale, les prophéties de l’ancien monde et les hallucinations ; tandis que le lecteur, pris de fascination horrifiée, essaie de percer à jour le jeu des illusions auquel le convie l’auteur de Borealium tremens. Aux commandes de cette fable sombre et à demi-apocalyptique, (…) l’écriture possède un souffle quasi lyrique. [Christian Desmeules — « La fable sombre de Mathieu Villeneuve » — Borealium tremens ***1/2]

09.09.17          ICI-Saguenay Lac-Saint-Jean : « Borealium tremens de Mathieu Villeneuve publié à La Peuplade est le roman québécois qui m’a le plus plu en ce début de rentrée littéraire. C’est un roman écrit avec une justesse de ton, très incarné, très ancré dans le territoire. (…) C’est un grand roman qu’il faut lire, perché sur une branche (…) ; je le conseille à tous ceux qui s’intéressent à la mythologie saguenéenne ou à la littérature en tant que telle. » [Olivier Boisvert — Quoi lire… en 90 secondes]

29.08.17          Ton barbier : « Nous n’avons vraisemblablement pas fini d’être surpris, saison après saison, par les chicoutimiens de La Peuplade. On nous propose ici une première œuvre délirante, un roman de la terre revisité au parfum d’essence, de bois brûlé et de cocaïne. » [P.-A. Buisson]

25.08.17          Le Droit : « Son écriture se gorge tantôt de l’alcool consommé par ses personnages ; tantôt des déluges ayant marqué, voire façonné l’histoire de sa région natale, dont celui de 1996 ; tantôt du sang prélevé par des tiques proliférant au point de rendre les orignaux fous ; tantôt des relents des déversements de l’Alcan. Elle goûte la vase des lits de rivières où dorment les vestiges des villages submergés à cause des barrages d’Hydro-Québec ; la poussière levée par les véhicules dans les rangs de Sainte-Monique, près d’Alma (rebaptisé Saint-Christophe pour les besoins de sa cause) ; le terreau des champs mêlé à la sueur des fronts de celles et ceux qui les défrichent. Elle farfouille l’âme de ses personnages, déclenche leurs cauchemars, joue de leurs rêves et pulsions. Entre carré amoureux, pulsions de vengeance, quête dévorante et délires éthyliques. » [Valérie Lessard — « Les travers de la péri-urbanité »]

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Julie Stanton traduite en espagnol

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Depuis quelques jours, le recueil de poésie, Requiem pour rêves assassinés Hommage à Pablo Neruda, de Julie Stanton (Éditions Les heures bleues) est disponible en Argentine sous le titre Réquiem por sueňos asesinados (Ediciones Botella al Mar), traduit par Victor Ramos.

À sa sortie en 2004, Requiem pour rêves assassinés avait remporté un beau succès critique et avait notamment valu à Julie Stanton d’être finaliste en 2005 au prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec et invitée à La Chascona, maison-musée de Pablo Neruda, à Santiago/Chili : « Nous célébrons qu’une poétesse du Nord de l’Amérique, à une distance si grande des volcans, des pierres, des fleuves, qui nourrissent l’œuvre de Neruda, à une telle distance des indiens, des mineurs et des paysans pauvres, à une telle distance du réalisme magique de l’Amérique du Sud, ait su capter les racines de l’humanisme nérudien, et soit arrivée à partager son invitation à s’engager du côté du peuple innombrable et ses luttes plus que séculaires. » [Luis Alberto Mansilla]

Quelques échos dans les médias :

Requiem pour rêves assassinés

07.08.04       Le Devoir : «D’une belle construction, entre la fresque musicale et le récit, ce chant des morts est aussi un appel à combattre la noirceur qui nous entoure, celle qui tua les Lorca et les Neruda, celle qui décime les populations.» [Thierry Bissonnette]

19.08.04          Voir : «Dans ce chant poétique, Julie Stanton rend un hommage poignant au poète chilien. L’écrivaine québécoise mêle à sa poésie les vers de cet homme profondément engagé dans son temps, qui fit entendre son cri de révolte dans le monde entier. Neruda accompagne la centenaire dans ses va-et-vient entre l’hier, l’instant, dans un tortueux « passé décomposé au présent ». Au bord de la vie, sur le seuil de la mort, Neruda est son pont entre deux mondes: « Et t’avoir lu / Pablo Neruda / rend moins navrant / le fait de partir, / manifestement. / Tù tambien estàs lejos, ah màs lejos que nadie. / Oui / toi aussi tu es loin, ah plus loin que personne. / Du côté de la vérité / qui n’est pas ici« . La vérité, voilà ce qui seul compte en cette heure de bilan, en cette heure du jugement. Une voix sortie de nulle part brise le silence de la solitude et vient, comme un refrain, poser à la centenaire ses ultimes questions: « Mortelle, où vas-tu-tu? Mortelle, que quittes-tu? Mortelle, que souhaites-tu ? » La « singulière Mortelle aux identités plurielles » remonte le fil de sa longue vie. Témoin de tout un siècle, elle s’immisce dans la conscience des hommes et des femmes qui l’habitent, parcourt leurs destins maudits, célèbre leurs combats et pleure leurs rêves assassinés. Énigmatiques jeux de miroirs, qui renvoient à une même tragédie. Voix empreintes de gravité, qui font écho au chaos du monde. (…) Prière des morts dédiée aux femmes qui ne désespèrent pas de rêver, Requiem pour rêves assassinés est un chant à la fois charnel et incantatoire, rempli d’émotion et de gravité. L’évocation des souvenirs de cette femme et de ses incertitudes face à la mort place le lecteur au centre de ses joies, de ses désillusions, de ses angoisses. Les photographies de Régis Mathieu et quelques fables allégoriques sur des concepts aussi vastes que le bonheur ou la haine viennent ponctuer le chant, qui acquiert une valeur universelle. Julie Stanton signe une œuvre d’une grande beauté. [Marie Dormoy]

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L’auteur et le temps

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Bien des primo-romanciers ont hâte d’être publiés. Normal, me direz-vous. Oui, mais.

Mais la réécriture exige un temps de réflexion. On ne réécrit ni un roman, ni une nouvelle, ni un poème le temps de crier lapin. Faire l’économie de ce temps fait courir le risque soit de présenter un texte loin d’être achevé, soit de s’engager dans un cycle sans fin de révisions.

Mais présenter son œuvre à une (plusieurs) maison(s) d’édition exige un certain délai. Il y a bien sûr le temps nécessaire pour que la maison d’édition reçoive votre roman ou votre recueil, le temps aussi d’un survol ou d’une première lecture de votre œuvre parmi la pléthore de manuscrits reçus pour s’assurer qu’elle correspond à ce que la maison recherche ou pas, puis le temps de mise en lecture auprès d’un comité, le temps-même de la lecture et le temps de la décision. Cela ne s’arrête pas là : à partir du moment où votre manuscrit est entré dans la dimension temporelle de la maison d’édition, cela veut dire aussi qu’il est entré dans son rythme. Et par rythme, je veux parler des contraintes de temps internes à cette maison. S’il s’agit d’un refus, cela s’arrête là (ou plutôt, vous pouvez repartir en phase de réécriture avant une présentation à une autre maison). Si la maison d’édition est intéressée, se pose la question du calendrier de publication. Est-il encore ouvert ou est-il clos ? S’il est ouvert et que le positionnement de votre roman convient à la période encore libre du calendrier, alors vous pouvez obtenir un contrat de publication. S’il est fermé, on risque de retarder l’envoi du contrat de publication, la loi ne permettant pas à un éditeur de se réserver un roman ad vitam aeternam.

Mais cela ne s’arrête pas là. Il faut le temps de la négociation du contrat. Lorsque la maison d’édition et vous (ou votre agent) êtes tombés d’accord sur tous les articles qui le composent, vous allez certainement rencontrer votre éditeur et signer le fameux contrat.

Ce n’est pas fini. Le directeur littéraire (ou la directrice littéraire) peut vous demander d’apporter des changements à votre manuscrit ou/et à votre titre. Vous devez donc compter du temps pour sa lecture critique, du temps pour votre réécriture. Viennent ensuite les correcteurs, réviseurs, graphistes. Là aussi, il faut prévoir du temps pour les allers-retours et votre propre temps pour approuver ou confirmer certains changements (attention, ce laps de temps peut être encadré par un article du contrat). On va aussi vous présenter la couverture.

Est-ce que cela veut dire que votre livre est prêt à partir sur les tablettes des librairies ? Pas encore : il va falloir qu’il passe d’abord par la case « imprimerie », avec des délais que votre maison d’édition aura prévus dans son calendrier.
Comme idéalement votre maison d’édition passe par les services d’un diffuseur pour assurer la présence de ses livres (dont le vôtre) en librairie, elle va lui présenter votre bébé. Et idéalement, le représentant du diffuseur qui va proposer votre titre aux libraires va le parcourir ou le lire.

Bien sûr, il s’agit là d’un parcours simplifié. Pour être précis, il faudrait ajouter d’autres éléments, faire des boucles, etc. Mais cela vous donne une idée. Écrire n’a rien d’instantané, réécrire non plus, et être publié pas davantage. Parce que cela exige du temps, l’écrivain se doit d’être patient ET persévérant.

« Chaque fois que l’on m’interviewe, on me demande : « Quelle est la qualité la plus importante que doit posséder un romancier? » C’est tout à fait évident : le talent. (…)Si on me demande quelle est la deuxième qualité importante pour un romancier, je réponds sans hésitation : la concentration. (..) une véritable concentration permet de compenser un talent capricieux ou même insuffisant. (…) Après la concentration, la qualité la plus importante pour un romancier est la persévérance. »

— Haruki Murakami, Autoportrait de l’auteur en coureur de fond.

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Premier salon du livre pour Mathieu Villeneuve

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Mathieu Villeneuve

Cr. Ph. : Sophie Gagnon-Bergeron

Dans deux jours s’ouvre le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À cette occasion, vous aurez la chance de faire dédicacer Borealium tremens par Mathieu Villeneuve, dont on entend beaucoup parler.

Où ? Au kiosque 22.

Quand ? Jeudi et vendredi de 19h à 21h, samedi de 12h à 14h et dimanche de 14h à 16h.

Vous aurez également l’occasion de rencontrer Mathieu Villeneuve et de l’écouter lire un extrait de son premier roman, Borealium tremens, lors de la soirée littéraire gourmande.

Et dimanche 1er octobre, Marie-Danielle Roy recevra Mathieu Villeneuve et Mylène Bouchard sur la scène « Promotion Saguenay » de 13h à 13h30.

Vous voulez en savoir plus ? Voici les derniers échos de Borealium tremens (Éditions La peuplade) dans les médias :

22.09-2017 Châtelaine : « Histoire de fantôme, de maisons hantées, mais aussi de rangs désertés : l’ambiance du premier roman de Mathieu Villeneuve, né à Chicoutimi en 1990, nous reste à l’esprit plusieurs jours après sa lecture. » [Annabelle Moreau — « Les 19 titres québécois à lire cet automne »]

20.09.2017 CFLX 95.5 : « C’est un premier roman remarquable, c’est un roman sur nos racines, sur ce qui nous construit. C’est écrit sous des teintes de contes et légendes ; ça, ça m’a beaucoup plu. Puis ça inclut quelques beaux clins d’œil sympathiques à quelques-uns de nos classiques littéraires comme Le survenant, Maria Chapdelaine et même La chasse-galerie. (…) On a affaire ici à un jeune écrivain qui va laisser sa marque. Et c’est bien parti avec ce premier roman. » [Billy Robinson, « Le Cochaux show »]

18.09.17 Info-Culture : « La plume de Mathieu Villeneuve est riche et poétique, voire même parfois lyrique. Ses multiples descriptions de paysages, de vie rurale, sont des plus détaillées, colorées et imagées. On a l’impression de voir défiler sous nos yeux en 3D les images qu’il nous décrit sur plusieurs pages. (…) Avec ce roman, on découvre le Saguenay comme on ne l’a jamais vu et dans le plus fin détail. On en apprend beaucoup autant sur l’histoire de cette région, comme le déluge de 1996, que des dommages causés par les déversements de l’Alcan, ou encore sur les tiques qui rendent fous les orignaux. (…) Ce livre saura plaire aux amateurs de légendes, d’histoires fantaisistes qui s’enracinent dans la réelle histoire d’une région, ou encore aux amants de textes riches et finement bien écrits. » [Shirley Noël — « Le roman Borealium tremens de Mathieu Villeneuve, un roman aux allures de légende, où hallucinations et héritage familial s’entremêlent dans ce troublant retour à la terre. »]

16.09.17 Le Devoir : « Une épidémie de tiques, des orignaux devenus fous, de vieilles légendes qui s’incarnent, la persistance de tares familiales, des bouts des Relations des Jésuites : Borealium tremens mêle avec habileté passé fantasmé et présent tordu de cette région du monde. Il y plante aussi quelques personnages fascinants, comme un notaire centenaire ou cette Marie Bouchard, vieille Métisse « née du viol d’une nymphe autochtone par les dieux d’un Olympe de bois, de pulpe et d’aluminium ». Sous le regard sans concession de Mathieu Villeneuve, (…) les plus mauvais gènes trouvent à s’exprimer, et même le paysage est souffrant. « La tourbière est une bête préhistorique endormie qui agonise depuis des millénaires. » Cicatrices, traumatismes, tares ancestrales, failles profondes, héritages embarrassants : pour les hommes comme pour le paysage, le présent prend des airs d’apocalypse. « Chaque rang porte sa masse d’accidents niaiseux, de malheurs enfouis, de caves jamais cimentées et de greniers qu’on ne visite plus, même plus pour chasser les souvenirs, parce qu’on ne sait plus quoi se rappeler et qu’il n’y a plus personne pour le faire. » Tel un condamné qui creuse sa propre tombe, David (vite surnommé le « Fou de la Péribonka » dans la région) va connaître une lente descente aux enfers nourrie par la folie, la vodka artisanale, sa propre histoire familiale, les prophéties de l’ancien monde et les hallucinations. Tandis que le lecteur, pris de fascination horrifiée, essaie de percer à jour le jeu des illusions auquel le convie l’auteur de Borealium tremens.
Aux commandes de cette fable sombre et à demi-apocalyptique, (…) l’écriture possède un souffle quasi lyrique. [Christian Desmeules — « La fable sombre de Mathieu Villeneuve » — Borealium tremens ***1/2]

Borealium tremens, de Mathieu VilleneuvePour lire un extrait, cliquez ici.

 

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L’atelier d’écriture animé par Patrick Loranger s’ouvre mardi prochain

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Vous avez été nombreux à vous intéresser à l’atelier d’écriture proposé par Patrick Loranger dans le cadre des ateliers culturels de Culture Shawinigan. L’auteur jeunesse de la série de science-fiction « L’odyssée de Kisha Zicks » (Éditions Joey Cornu)  et de la trilogie fantastique L’ordre des Ornyx (Soulières Éditeur) animera donc dès le mardi 26 septembre, et ce pour dix semaines, cette série d’ateliers à Shawinigan.

Afin de mieux connaître votre animateur, voici une présentation de ses quatre derniers romans.

couvert démo

Le secret de Décalypse (L’odyssée de Kisha Zycks, tome 4) : Depuis des semaines, le pirate Kisha Zycks lutte seul contre la Police de l’espace, les services secrets et la mafia stonk, pour laquelle il a volé les données du projet Décalypse. Heureusement, il croise la route de Johnny Stanlest, un pilote casse-cou qui l’aide à fuir dans son vieux vaisseau bricolé. Pour sortir de l’impasse, il lui reste peut-être un allié en la personne de Rick, le tueur à gages des Bloodsuckers. Mais peut-il lui faire confiance ?

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Enquête sur l’affaire Décalypse couverture 30 avril 2015(L’odyssée de Kisha Zycks, tome 3) : Le chef des Bloodsuckers lance son meilleur tueur à gages, Rick, à la poursuite du voleur des données du projet Décalypse. Sa mission : le ramener vivant. Comment être le premier à épingler le mystérieux Rhodopithèque, quand les chasseurs de primes et la mafia de deux galaxies sont déjà sur l’affaire ? C’est aussi la question que se pose le commandant Mac Leod, de l’Agence de sécurité et d’investigation ; car le pirate semble insaisissable. Mais quelle est donc la nature des données volées pour mériter un tel déploiement de forces dans l’Univers ?

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final 3mars14L’affaire Décalypse (L’odyssée de Kisha Zycks, tome 2) : Wolfang Cheqnau, le parrain de la mafia stonk, propose à Kisha Zycks de dérober les données du Projet Décalypse pour cinq millions de crédits. Quelle aubaine pour le jeune mercenaire, qui rêve de se retirer de la piraterie et de vivre enfin avec sa famille ! Sans ami fiable et dorénavant sans l’appui du grand Sakomar, le Rhodopithèque se lance dans l’aventure. Quand la police de l’espace et des chasseurs de prime s’en mêlent, Kisha commence à douter. Cheqnau est-il loyal ? Et si sa famille, restée sur Polaris, courait un grave danger, par sa faute ? Entre enjeux militaires et identités clandestines, Patrick Loranger nous entraîne dans une course-poursuite au rythme effréné.

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couverture finale 20 mars 2013La guilde de Sakomar (L’odyssée de Kisha Zycks, tome 1) : Un vaisseau de l’Empire tombe en panne avec à son bord, toute une cargaison de munitions. Sakomar, le contrebandier qui règne sur une vaste région galactique, envoie son meilleur mercenaire, le jeune Kisha Zycks. Sa mission consiste à dérober le butin avant l’arrivée du remorqueur. Et le temps presse ! Quand un autre gang apparaît, Kisha n’a pas d’autre choix que négocier. Oui, mais transiger avec des bandits est une aventure risquée. Surtout quand il s’agit d’un piège…

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Quelques échos dans les médias :

« Patrick Loranger promet à ses lecteurs un dépaysement total en compagnie des mercenaires de l’espace, leur proposant rien de moins qu’une guerre de gangs dans les univers qu’il nous décrits. (…) On se retrouve ici dans un univers où les occupants parlent le stonk-bérumien international et où la technologie spatiale permet l’exploration et le commerce. L’auteur de Shawinigan y a trouvé un terrain de jeu pour tisser une trame axée sur l’action, tout en abordant les thèmes de la loyauté et des préjugés. »

                                                             — Linda Corbo, Le Nouvelliste

« Je lève mon chapeau à l’auteur pour avoir créé des personnages aussi hors du commun et originaux, mais tellement détaillés qu’on arrive facilement à [se] les représenter.

                                                           — Anne-Marie Lobbe, Le Journal de Montréal

« D’évidentes qualités d’écriture et des airs de scénario de film. »

                                                          — Suzanne Teasdale, Lurelu

 

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Soirée littéraire gourmande à la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean

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Borealium tremens, de Mathieu VilleneuveValérie Lessard (Le Droit) disait récemment à propos de Borealium tremens que l’écriture de Mathieu Villeneuve « goûte la vase des lits de rivières où dorment les vestiges des villages submergés à cause des barrages d’Hydro-Québec ; la poussière levée par les véhicules dans les rangs de Sainte-Monique, près d’Alma (rebaptisé Saint-Christophe pour les besoins de sa cause) ; le terreau des champs mêlé à la sueur des fronts de celles et ceux qui les défrichent. » Et elle avait diablement raison. La littérature, la vraie, goûte quelque chose. Elle roule sous la langue, vous fait découvrir de multiples saveurs, et vous entraîne dans une dégustation que l’on souhaiterait sans fin. N’est-ce pas pour cela que lorsqu’un lecteur parvient aux dernières pages d’un bon roman, il ralentit son rythme de lecture ? Pour étirer le plaisir de ce goût unique.

Vous avez la possibilité d’allier ces arômes multiples de la littérature lors de la deuxième édition de « La parfaite soirée littéraire » à la Microbrasserie du Lac-Saint-Jean, le samedi 30 septembre à partir de 18h30. Au menu : 3 services et 6 auteurs dont Yolande Villemaire, Érika Soucy, Matthieu Villeneuve, Marie-Andrée Gill, David Ménard, et Larry Tremblay qui vous offriront des lectures plus savoureuses les unes que les autres. « Auteurs vibrants, musicien inspiré, animateur chevronné, bières et menu remplis de délices », voici la promesse d’une excellente soirée.

Pour de plus amples renseignements, cliquez ici.

 

Bon appétit !

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Atelier d’écriture avec Patrick Loranger

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Dans le cadre des ateliers culturels de Culture Shawinigan, Patrick Loranger vous offre la possibilité de participer à son atelier d’écriture étalé sur 10 semaines. Faites vite, vous avez jusqu’à 17h aujourd’hui pour vous inscrire !

 

Lancement à Chicoutimi de Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve

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Vous habitez Chicoutimi et ses environs ? Vous aimez les romans dont l’intrigue se déroule dans votre région et qui la mettent en scène avec talent ? Vous avez envie de découvrir un nouvel auteur ?

Les Éditions La Peuplade et la librairie Les Bouquinistes vous invitent au lancement du premier roman de Mathieu Villeneuve, Borealium tremens le vendredi 22 septembre à la librairie Les Bouquinistes dès 17h30.

Pour confirmer votre présence, veuillez vous inscrire ici.


Des échos de Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve

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Mathieu Villeneuve, Borealium tremens, Éditions La Peuplade, août 2017

Résumé de l’éditeur : David Gagnon veut rénover la Maison brûlée, dont il hérite à la mort de son grand-oncle, une maison-fantôme comme les autres dans le fond d’un rang de Saint-Christophe-de-la-Traverse. Il veut aussi y cultiver la terre et y terminer son roman, malgré les menaces d’expropriation, les voix qui vibrent, les hallucinations, les racines qui gagnent du terrain, les tiques et l’hiver féroce. Engoncé dans son tombeau de bois pourri, dans l’alcool et dans les archives de sa famille, le jeune écrivain est appelé à accomplir la prophétie sauvage, celle qui avait autrefois animé Auguste et plusieurs autres avant lui, et qui animera ceux qui ne sont pas encore nés.

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10.09.17          Épilogue — CKIA fm : « On sent l’héritage littéraire de Mathieu Villeneuve (…) qui fait un bel éloge de Maria Chapdelaine : (…) une écriture très maîtrisée, [des] personnages très colorés, (…) un roman ambitieux pour un premier roman, un bon souffle, un bon ton, un titre à surveiller. » [Maud Lemieux]

 

09.09.17          ICI-Saguenay Lac-Saint-Jean : « Borealium tremens de Mathieu Villeneuve publié à La Peuplade est le roman québécois qui m’a le plus plu en ce début de rentrée littéraire. C’est un roman écrit avec une justesse de ton, c’est très, très incarné, c’est très ancré dans le territoire. (…) C’est un grand roman qu’il faut lire, perché sur une branche (…) ; je le conseille à tout le monde qui s’intéresse à la mythologie saguenéenne ou à la littérature en tant que telle. » [Olivier Boisvert — Quoi lire… en 90 secondes]

 

09.09.17 : Le Soleil : « Pourquoi ça promet : Un thème qui revient de plus en plus chez une nouvelle génération d’écrivains, ce « roman du terroir » nouveau genre où des jeunes font un retour à la terre, aigris par la ville. Mais la campagne remplit rarement ses promesses. Curieuse de voir la proposition de Mathieu Villeneuve, jeune auteur de 27 ans originaire de Chicoutimi, « descendant de bûcherons et de paysans. » [Isabelle Houde — « La rentrée littéraire en 10 promesses »]

 

06.09.17          La Presse : « Quand un jeune homme hérite de la maison de son grand-oncle, tout peut arriver. Un récit dont l’action est campée dans la belle nature saguenéenne, et qui nous parle des effets du développement urbain sur l’environnement et sur les humains. » [Nathalie Collard — « Rentrée littéraire : guide de survie »]

 

04.09.17          Impact campus : « Un premier roman attendu — Borealium Tremens [La Peuplade], de Mathieu Villeneuve, est en magasin depuis le 29 août dernier. Le diplômé du Baccalauréat en études littéraires de l’Université Laval ravive la flamme du roman du terroir en proposant une histoire alliant notamment hallucinations et secrets familiaux. Le protagoniste, un jeune auteur, hérite d’une vieille maison nichée dans un rang bien reculé; alors qu’il tente de boucler son roman, il se heurte à diverses embûches, dont des menaces d’expropriation, un hiver rigoureux et la découverte d’une prophétie. » [Alexis Bédard-Fiset]

04.09.17          Les méconnus : « L’auteur, dans son premier roman, propose de réinventer le roman du terroir ce qui n’est pas un mince pari et ne manque pas d’attiser la curiosité. » [Katherine Raymond, « La rentrée québécoise en 10 titres »]

02.09.17          Le Devoir : « Mathieu Villeneuve, lui, a préféré convoquer les fantômes du passé dans cette recherche de vérité à laquelle va se prêter David Gagnon sur les terres familiales de Saint-Christophe-de-la-Traverse. Il a hérité d’une maison qu’il va rénover dans l’espoir d’y cultiver la terre autour et d’y finir l’écriture d’un roman à l’intérieur. Borealium tremens (La Peuplade), roman du terroir réinventé (…) relate son aventure où la cocaïne, l’alcool et la menace d’expropriation vont faire émerger des voix du passé pour éclairer un peu ses préoccupations du présent. » [Fabien Deglise, « Dans toute la complexité du « nous », cahier F « Les belles feuilles de l’automne »]

 

02.09.17          Le quotidien : « Borealium tremens, le premier roman de Mathieu Villeneuve, originaire de Rimouski, risque de susciter beaucoup d’intérêt. » [Anne-Marie Gravel]

 

31.08.17          ICI ARTV : « Un premier roman intrigant ! » (in Les romans incontournables de la rentrée littéraire québécoise)

 

29.08.17          Ton barbier : « Nous n’avons vraisemblablement pas fini d’être surpris, saison après saison, par les chicoutimiens de La Peuplade. On nous propose ici une première œuvre délirante, un roman de la terre revisité au parfum d’essence, de bois brûlé et de cocaïne. David, anti-héros dépressif et rarement sobre, hérite de la « Maison brûlée », une bâtisse familiale sise au fond d’un rang de Saint-Christophe-de-la-Traverse. Il décide de s’y installer et de la rénover avec son frère et une amie d’enfance, et sombrera lentement mais sûrement dans un abysse d’alcool et de maladie mentale. » [P.-A. Buisson — 17 livres québécois essentiels sortis en août]

 

28.08.17          La fabrique culturelle : « Mathieu Villeneuve nous offre une magistrale fable sur la solitude, la folie et le poids de nos origines. À lire dès que possible ! » [Lecture #LaFab : 5 livres en août]

28.08.17          Revue Les Libraires : « Un récit envoûtant et dépaysant : voilà une proposition audacieuse pour un premier roman. » [Alexandra Mignault— « Rentrée 2017 : Littérature québécoise »]

25.08.17          Le Droit : « Son écriture se gorge tantôt de l’alcool consommé par ses personnages ; tantôt des déluges ayant marqué, voire façonné l’histoire de sa région natale, dont celui de 1996 ; tantôt du sang prélevé par des tiques proliférant au point de rendre les orignaux fous ; tantôt des relents des déversements de l’Alcan.

Elle goûte la vase des lits de rivières où dorment les vestiges des villages submergés à cause des barrages d’Hydro-Québec ; la poussière levée par les véhicules dans les rangs de Sainte-Monique, près d’Alma (rebaptisé Saint-Christophe pour les besoins de sa cause) ; le terreau des champs mêlé à la sueur des fronts de celles et ceux qui les défrichent.

Elle farfouille l’âme de ses personnages, déclenche leurs cauchemars, joue de leurs rêves et pulsions. Entre carré amoureux, pulsions de vengeance, quête dévorante et délires éthyliques. » [Valérie Lessard— « Les travers de la péri-urbanité »]