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premier jet

Écrire d’une seule traite le premier jet de son roman présente des avantages significatifs. En voici déjà sept qui, je l’espère, vous convaincront.

1)    En écrivant un premier brouillon du début à la fin, vous achevez un projet plutôt que d’arrêter et de recommencer encore et encore. C’est bon pour le moral et cela vous permet de garder votre souffle pour l’épreuve d’endurance, qu’est la réécriture.

2) Jusqu’à ce que vous écriviez la fin, vous n’avez pas une compréhension claire de ce qui vient plus tôt (le plan n’y suffit pas). Écrire le premier jet d’une seule traite vous permet de savoir quelles scènes ou quels éléments doivent être étoffés, histoire d’éviter une intrigue cousue de fil blanc ou l’intervention maladroite (et irritante) d’un Deus ex Machina.

3) Vous avez accompli ce que vous vous apprêtez à faire. Ok, cette phrase semble tout droit sortie de « Retour vers le futur », mais elle est vraie. Vous avez ainsi la trame nécessaire à votre roman.

4) Une fois que vous avez un squelette en place, vous êtes capable de prendre du recul et de «voir» son histoire sous un angle nouveau. Cela vous indique la manière dont elle doit être traitée.

5) Plus vous vous investissez dans l’écriture stylistique avant de passer au chapitre suivant, plus vous vous attachez aux mots. Le premier jet n’est pas affaire de style. Libéré de cette contrainte, vous pourrez couper ces trente-cinq à cent pages, qui passent habituellement dans la filière treize, sans douleur (ou presque).

6) Écrire votre premier jet d’une seule traite vous a donné un rythme de travail. Cela va vous être très utile pour la phase de réécriture, épreuve d’endurance par excellence.

7) Et soyons réalistes, un premier jet, écrit d’une seule traite, ne peut que s’améliorer.

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Libre à vous d’écrire comme vous le sentez. Le but est de produire du texte. Le premier jet est votre premier matériau de réécriture.

© Agence Littéraire Laëns 2013

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