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darth_vader-t2En général, les écrivains sont des gens sympas. Mais pour les besoins d’une fiction, ils doivent s’efforcer de comprendre les méchants. La difficulté consiste à apprécier, aimer les gens méchants qui constituent une source d’inspiration inépuisable.

Même si vous déplorez le mal dans la réalité, vous devez être capable d’embrasser l’esprit du mal pour écrire un bon roman, surtout un mystère ou un suspense.

Pour réussir à mettre en scène la méchanceté et l’incarner dans un personnage, un auteur se doit de se transformer en méchant, le temps de l’écriture, et de savourer pleinement cette expérience.  Il s’agit d’apprendre à jouer dans ce qui vous rebute et d’en tirer une expérience profitable.

Même si vous ne racontez pas votre histoire de leur point de vue, vous devez vraiment apprendre à connaître vos méchants afin qu’ils agissent de façon réaliste et cohérente.

Explorez votre côté sombre.

1) Prenez le temps de vous remémorer quelque chose d’horrible que vous avez fait et que vous regrettez avoir fait. Les détails importent peu : souvenez-vous comment vous vous êtes senti lorsque vous avez agi ainsi. Prenez quelques notes.

2) Maintenant, rappelez-vous quelque chose de méchant que vous avez fait mais pour lequel vous n’éprouvez aucun remords, ni regret. Que ressentez-vous ? Prenez quelques notes.
Ces deux pratiques simples permettent d’améliorer instantanément votre empathie pour vos méchants.

Maintenant, ces personnages doivent-ils se consacrer à la destruction et à l’assassinat 24h/24 et 7j/7 ?

Bien sûr que non.

Dans le monde réel, les vrais méchants agissent souvent comme les personnes les plus agréables qui soient. Ted Bundy travaillait pour une ligne de prévention du suicide alors qu’il était en train de tuer des femmes qui ressemblaient à la petite amie qui l’avait jeté. Jack l’Eventreur avait probablement des amis.
Vos méchants sont des personnes qui agissent uniquement dans leur propre intérêt, qui se préoccupent seulement de satisfaire leurs propres besoins, le tout dans un mépris total du reste de l’humanité. C’est en cela qu’ils se distinguent des gens normaux. La différence entre un personnage bon et un personnage mauvais est une question de degré, parfois très subtil. Ils ne sont pas diamétralement opposés, loin s’en faut.

Ce qui fait qu’un personnage est crédible, c’est toujours un mélange de bon et de mauvais. C’est vraiment juste une question de degré, et bien sûr, de point de vue. Certains meurtriers peuvent s’accrocher à leur version de l’histoire : légitime défense, ils sont les vraies victimes, etc.
Prendre tout cela en considération permet de donner plus de profondeur à vos méchants : pensez à vos personnages, et aimez-les, à la lumière des défaillances humaines comme les attentes irréalistes, les désirs secrets – désirs qui ne peuvent peut-être pas se réaliser.

Exploitez les faiblesses, les défaillances et la méchanceté humaine ! Il y a là beaucoup de matière pour des personnages sombres.

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