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Agence Littéraire Laëns

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Agence Littéraire Laëns

Archives de mot-clé : agent littéraire Québec

Écrire ses Mémoires (partie I)

27 lundi Jan 2014

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Mots-clés

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pagnol

Marcel Pagnol (Crédit Photo : INA)

Plusieurs personnes me demandent des conseils sur la rédaction de leurs Mémoires. Les Mémoires ne sont pas des autobiographies, ni des autofictions. Ce sont des œuvres historiques avant tout, qui peuvent aussi avoir une valeur littéraire. L’auteur y relate sa propre vie, dans la mesure où celle-ci est significative d’un moment de l’Histoire. Par exemple, les Mémoires d’un soldat qui a participé à la guerre en Irak ou celles d’une personne qui a vécu la Révolution tranquille. Si votre recueil de souvenirs n’a pas de portée historique, il n’entre pas dans le cadre des Mémoires, mais plutôt de l’autobiographie. Si vous êtes à la fois l’auteur et le personnage principal du récit mais que vous utilisez la fiction dans la structure narrative, les dialogues etc., alors vous faites de l’autofiction. Il est donc important de savoir à quel genre littéraire appartient votre projet afin de le structurer et l’exploiter convenablement.

Trois choses importantes avant de rédiger vos Mémoires.
1. Vous devez vous rafraîchir la mémoire (logique, n’est-ce pas ?).
2. Vous avez besoin de trouver un thème central pour votre histoire : la libéralisation des mœurs, la contreculture au Québec, etc…
3. Vous devez tracer le plan de vos Mémoires.
Dans ce billet, je voudrais aborder la première étape et vous donner des conseils sur le travail préalable à l’écriture de vos Mémoires. Ce n’est pas la partie créative du processus. C’est un travail difficile et qui prend du temps. Mais une fois fait, vous aurez une ressource inestimable.

Cinq façons d’organiser vos souvenirs

1) Commencez la cueillette avec des pièces personnelles.

□ agendas ou journaux intimes
□ avis de décès,         □ certificats de naissance, mariage et décès
□ invitations d’anniversaire et de mariage
□ lettres,                     □ photographies

□ films, vidéos et DVD, □ musique – vinyles, cassettes, CDs, fichiers numériques
□ livrets scolaires ou évaluations,      □ vos contrôles du primaire, secondaire etc.
□ souvenirs de famille           □bijoux           □testament
□ coupures de journaux,        □ anciens programmes
□ fiches de salaire

2) Discutez avec des gens de votre famille et de vieux amis. N’oubliez pas que ni vous, ni vos parents ou amis ne détenez la vérité. Vous avez chacun votre propre histoire à raconter. Écoutez. Vous aurez besoin d’autres voix dans vos Mémoires, et plus particulièrement de celles qui font un contrepoint à la vôtre. Cela donnera du relief à votre texte et il en sera d’autant plus intéressant. Prenez des notes.
3) Démarrez votre histoire à un point précis dans le temps et l’espace. Par exemple : « Je suis né à Québec le 5 juillet 1960, le jour de l’élection de Jean Lesage » ou « J’avais cinq ans quand papa, maman, mon grand frère Patrick et moi sommes partis d’Algérie ». Si vous ne le faites pas, vous courez le risque de passer trop de temps à errer à travers vos pensées et vos sentiments. Mais vous n’êtes pas obligé de commencer par votre naissance. Vous pouvez ouvrir vos Mémoires à une période ultérieure. Visitez les lieux que vous allez décrire. Si vous êtes incapable d’aller en pèlerinage sur les lieux de votre passé, vous pouvez :
• regarder des films de cette époque,
• lire les journaux des années sur lesquelles vous allez écrire,
• faire une recherche sur internet pour les lieux et les incidents qui vous ont marqué.

4) Préparez une liste de vie. Écrivez une page sur chacun de ces sujets. Les premiers événements qui vous viennent à l’esprit pour chaque terme sont les plus marquants. Ce sont eux que vous devrez privilégier dans l’écriture de vos Mémoires. Certains peuvent même ne pas parler de vous. Identifiez les événements secondaires comme tels. Vous pourrez en utiliser certains, mais pas tous. Il convient de faire un choix. Tout événement rapporté doit être significatif. Cette liste deviendra le squelette à partir duquel vous allez dessiner le matériel nécessaire à vos Mémoires.
□ la naissance et les années de petite enfance           □ la maternelle et l’école primaire
□ le collège                             □ l’école secondaire               □ l’université
□ les amis                               □ les passe-temps       □ les vacances, festivals
□ les emplois                          □ la maladie
□ les premières relations marquantes
□ la religion
□ les premiers temps du mariage ou du couple
□ les déménagements             □ la maturité
□ les deuils                             □ les dernières années            □ la retraite
5) Créez votre propre système de classement. Faites des fiches, des fichiers, comme vous voulez. Établissez une chronologie. Faites des liens entre vos fiches ou vos fichiers. Cela doit être clair et accessible facilement.

Rappelez-vous que ce ne sont que des aides. Vos souvenirs existent et vous pouvez y accéder avec ou sans l’aide de fiches. C’est à vous de voir. Mais il est important de vous créer une méthode de travail qui vous convient et qui vous permet de discriminer les événements importants de ceux qui le sont moins. Cela vous aidera à écrire des Mémoires qu’un lecteur aura plaisir à lire. Parce qu’en bout de ligne, même si vous avez du plaisir à écrire (et c’est tant mieux) il y a un lecteur qui demande à être intéressé, surpris et instruit.

©Agence Littéraire Laëns 2014

La folie a du bon

20 lundi Jan 2014

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bonhomme noir9 façons de justifier le mauvais comportement d’un personnage

La création de personnages antagonistes et l’exploration de leur obscurité (côté sombre) est un des aspects les plus gratifiants de l’écriture pour les auteurs de fiction. En tant que lecteurs, nous aimons les personnages troubles, déviants, les obsédés, les dépravés. C’est thérapeutique. Nous explorons et apprivoisons notre propre obscurité en en apprenant plus sur leurs vies, comment ils marchent, parlent, mangent, jouent, manipulent et travaillent.

Bien sûr, si vous écrivez à propos d’un personnage qui est aux prises avec un problème psychologique, vous devez faire des recherches sur ce trouble. Le DSM-IV[1] est une excellente source d’inspiration. À l’aide de ce livre, vous pouvez peindre vos personnages dans des multitudes de nuances de gris et leur donner ainsi une profondeur intéressante.
Souvent, un comportement anormal est déclenché par une crise survenant lors d’un changement de vie. C’est une excellente façon de commencer un livre. Dès que vous placez l’un de vos personnages dans une de ces situations, vous avez une histoire. Cela vous donne quelque chose à construire.

Voici une liste de situations stressantes parmi les plus courantes qui occasionnent de profonds changements dans nos vies. À vous de les utiliser à bon escient et de les exploiter pour créer des tournants majeurs dans celle d’un ou plusieurs personnages. Attention toutefois de ne pas en abuser…

Échelle de stress            Valeur de changement de vie
1- Décès d’un conjoint                     100%
2. Divorce                                        73%
3. Séparation conjugale                     65%
4. Peine d’emprisonnement                63%
5. Décès d’un membre de la famille     63%
6. Maladie                                        53%
7. Mariage                                        50%
8. Licenciement                                 47%
9. Retraite                                        45%

Source : http://www.stress.eu.com/index.php/comprendre-le-stress-2/causes-et-origines-du-stress/autres-facteurs-de-stress/


[1] DSM-IV-TR, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, ouvrage collectif de L’Association Américaine de Psychiatrie, Éditions Masson, ISBN : 9782294006630

Les cinq erreurs des débutants

11 lundi Nov 2013

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poupées à découperJe suis souvent appelée à évaluer des manuscrits d’auteurs débutants. Voici quels sont leurs problèmes les plus courants quand ils créent des personnages.

Des personnages en carton découpé

Donnez des passions, des ambitions, un passé, un présent et un avenir à vos personnages. Ils devraient discuter avec leurs parents, oublier l’anniversaire d’un ami, etc. Ces petites choses du quotidien les rendent humains. Tout cela doit se passer dans les dialogues, de préférence. Le lecteur doit les voir comme des personnes réelles. Vos personnages sont crédibles lorsque les lecteurs sont capables de s’identifier à eux.

Trop de personnages

Faites de la place pour deux ou trois personnages secondaires qui influencent et soutiennent vos deux personnages principaux. Rendez-les mémorables et originaux. Donnez un nom uniquement à ceux qui jouent un rôle important dans votre livre. Les lecteurs ne veulent pas connaître le nom de la serveuse, du portier, de la réceptionniste ni de la vendeuse. Et surtout, ne nommez pas de plusieurs manières un personnage. Giselle ne doit pas devenir la journaliste un peu plus loin, ni Mme Paré dans un autre chapitre.

Trop de mots

Beaucoup d’auteurs débutants utilisent trop de mots pour décrire les pensées, les actions ou les motivations d’un personnage. Écrire bien, c’est écrire clairement et faire l’économie de mots. Pour cela, utilisez les cinq sens à chaque page, des verbes forts, des noms précis et la structure de phrase appropriée. N’essayez pas de faire du style pour le style. Des mots simples montrent tout.

Trop de pensées, pas assez d’action

La plupart des nouveaux auteurs passent trop de temps dans la tête de leurs personnages. Faites-les agir ! Un personnage doit aller de l’avant dans une histoire. Cela va permettre au lecteur de s’identifier à lui. Une autre maladresse courante : quand votre personnage passe en revue des actions une première fois, puis y réfléchit à nouveau. Si vous avez bien démontré l’idée au départ, cela suffit. Sinon retravaillez le passage.

Une mise en scène déficiente

Imaginez que vous regardez un film dans lequel les personnages vivent sur ​​un écran vierge. C’est l’équivalent d’un manque de mise en scène dans un roman. Placez vos personnages dans le trafic, chez eux et au bureau. Utilisez le décor, la nourriture, leurs livres et même leur médication pour les définir. Créer un cadre crédible dans un roman permet aux personnages de voir, sentir, entendre, goûter et toucher. Ils ne peuvent pas interagir avec un environnement s’ils n’en ont pas. Mettez vos personnages mal à l’aise. Placez-les dans un ascenseur bondé ou un embouteillage. Donnez une vie à vos personnages !

 ————-

Bien sûr, tout cela ne suffit pas à créer des personnages crédibles. Mais si vous évitez ces erreurs, vous serez déjà sur la bonne voie.

©Agence Littéraire Laëns 2013

Portrait-robot d’un lecteur

05 mardi Nov 2013

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English_Editing_and_Reviewing_logoUn livre sans lecteur reste une œuvre morte. Vous devez donc connaître et tenir compte de certaines caractéristiques du lecteur, sans toutefois vous extraire de l’écriture, exercice difficile entre tous. Qui est donc ce lecteur, qui va avoir votre œuvre en main, qui va la lire, la juger, l’aimer et la partager ?

Votre lecteur se pose toujours ces questions lorsqu’il lit et même avant la lecture, lorsqu’il découvre votre quatrième de couverture :

1) Est-ce que ce livre est pertinent pour moi ?

2)  Est-ce que cette lecture est intéressante?

3) Est-ce que lire ce livre est agréable?

Votre lecteur:

1) lit toujours entre les lignes. Par son imaginaire, il continue de faire vivre les personnages et ajoute sa propre interprétation. Par sa réflexion, il démonte et remonte votre raisonnement et l’enrichit de ses propres expériences.

2) a toujours de meilleures choses à faire. Le rythme de nos vies est trépidant, nos journées sont bien remplies. C’est vrai pour vous et c’est aussi vrai pour votre lecteur. Il faut donc saisir son attention, lui montrer que lire votre livre est plus intéressant que toutes ces choses qu’il a déjà sur sa liste.

3) n’est pas un idiot. Il n’aime pas que tout lui tombe tout cuit dans le bec. La lecture est une activité qui n’a rien de passif. Le lecteur réfléchit, analyse, tire ses conclusions, interprète. C’est pour cela que beaucoup de lecteurs sont souvent déçus lorsqu’ils voient l’adaptation cinématographique d’un livre qu’ils ont aimé. Face à l’interprétation d’un seul lecteur, qui n’est pas la même que la leur, ils ne retrouvent généralement pas toutes les dimensions, toute la profondeur qu’ils avaient appréciées dans leur lecture. Parce que le lecteur n’est pas un idiot, il revendique une certaine liberté, que vous lui offrez dans tout ce qui fait appel à ses propres facultés. Privilégiez une écriture évocatoire.
4) ne lit jamais tout. Qui va lire une description soporifique, ou pire une description qui va exiger de regarder dans une encyclopédie des plantes, de quels arbustes et fleurs vous parlez ? Écrivez tout ce qui apporte effectivement quelque chose à l’histoire, voire à l’atmosphère. Bannissez le reste, dans la mesure du possible.
5) veut être diverti. Contrairement à ce que vous pensez, ceci est également valable pour la majorité des essais destinés au grand public. Une écriture aride rend la lecture ardue. Lire votre livre doit apporter du plaisir, une satisfaction, toute chose qui fait que non seulement le lecteur souhaitera non seulement se replonger dans votre œuvre, mais qu’il la partagera aussi avec sa famille et ses amis.

Pour réussir votre relation avec le lecteur, vous devez commencer du bon pied. La grammaire est importante et les erreurs sont impardonnables. Les critiques vont étudier votre travail. Assurez-vous qu’il est impeccable. Vous devez utiliser les bons mots et apporter un sentiment d’urgence, ce qui démontre que la lecture de votre livre est absolument indispensable. Donnez-vous à votre lecteur. Prenez des risques. Une écriture tiède donne une lecture tiède. Et utilisez toujours des références crédibles.

Le premier jet en sept points

28 lundi Oct 2013

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premier jet

Écrire d’une seule traite le premier jet de son roman présente des avantages significatifs. En voici déjà sept qui, je l’espère, vous convaincront.

1)    En écrivant un premier brouillon du début à la fin, vous achevez un projet plutôt que d’arrêter et de recommencer encore et encore. C’est bon pour le moral et cela vous permet de garder votre souffle pour l’épreuve d’endurance, qu’est la réécriture.

2) Jusqu’à ce que vous écriviez la fin, vous n’avez pas une compréhension claire de ce qui vient plus tôt (le plan n’y suffit pas). Écrire le premier jet d’une seule traite vous permet de savoir quelles scènes ou quels éléments doivent être étoffés, histoire d’éviter une intrigue cousue de fil blanc ou l’intervention maladroite (et irritante) d’un Deus ex Machina.

3) Vous avez accompli ce que vous vous apprêtez à faire. Ok, cette phrase semble tout droit sortie de « Retour vers le futur », mais elle est vraie. Vous avez ainsi la trame nécessaire à votre roman.

4) Une fois que vous avez un squelette en place, vous êtes capable de prendre du recul et de «voir» son histoire sous un angle nouveau. Cela vous indique la manière dont elle doit être traitée.

5) Plus vous vous investissez dans l’écriture stylistique avant de passer au chapitre suivant, plus vous vous attachez aux mots. Le premier jet n’est pas affaire de style. Libéré de cette contrainte, vous pourrez couper ces trente-cinq à cent pages, qui passent habituellement dans la filière treize, sans douleur (ou presque).

6) Écrire votre premier jet d’une seule traite vous a donné un rythme de travail. Cela va vous être très utile pour la phase de réécriture, épreuve d’endurance par excellence.

7) Et soyons réalistes, un premier jet, écrit d’une seule traite, ne peut que s’améliorer.

___________________________________________

Libre à vous d’écrire comme vous le sentez. Le but est de produire du texte. Le premier jet est votre premier matériau de réécriture.

© Agence Littéraire Laëns 2013

Donnez du corps à vos textes

21 lundi Oct 2013

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bonhomme forceQuand vous écrivez, vous devez utiliser les cinq sens. Les lecteurs veulent faire l’expérience de ce que vos personnages voient, sentent, entendent, goûtent et touchent. Le toucher est le sens le plus ignoré par les auteurs. Il semblerait que cela soit plus difficile à décrire. Pourtant, le toucher est bien présent dans nos vies et est d’ailleurs le dernier sens, qui reste en fin de vie. Il ne faut donc pas l’ignorer. Les lecteurs s’identifient aux personnages qui se livrent avec leurs mondes.

Une description composée de détails sensoriels pénètre les couches de la conscience, et implique votre lecteur émotionnellement et intellectuellement.

Conseil de rédaction :

Les écrivains débutants ont tendance à confondre le contact avec la sensation.

Par exemple: « Je vois la rivière, j’entends les sirènes, je me sens confus. » Vous pouvez exprimer la même idée en écrivant : « Je vois la rivière, j’entends les sirènes. Je touche mon front, moite et froid. » ou « Je passe ma main sur mon front moite et froid ».

Essayez de dire toucher chaque fois que vous le pouvez et vous éviterez ce problème.

La texture décrit la façon dont on sent quelque chose quand on le touche ou qu’on le mange. J’ai dressé une liste de mots qui vous aideront à décrire ce qu’un personnage sent quand il touche quelque chose avec ses doigts ou sa peau. Et bien évidemment, cette liste est loin d’être exhaustive.

L’ABC du tactile

Abîmé, abrasif, ample, angulaire, âpre, arêtes vives

Bombé, bosselé, boursouflé, brisé, barbelé, brouillé

Cannelé, caoutchouteux, chaud, chauve, circulaire, collant, coriace, coussinné, crasseux, cratère, crénelé, crochet,

Détrempé, dense, déshydraté, distendu, doux, duveteux,

Écumeuse, élastique, émaillé, endommagé, enflé, engorgé, en relief, épais, épineux, étroit,

Ferme, flétri, frais, fragile, froid,

Gel, gélatineux, gercé, glacé, glacial, glissant, gluant, gonflé, gorgé d’eau, granuleux, gras, gratté, gravé, graveleux, grêlé, grossier,

Hérissé, huileux, humide,

Imperméable, incrusté, irrégulier,

Laineux, lisse

Malléable, mince, moite

Nervuré, noueux,

Ondulé,

Pâteux, pétillant, plat, pliable, plissé, poilu, pointu, poli, poussiéreux, propre, pulpeuse,
Rainuré, râpé, rayé, réchauds, rembourré, repassé, ridé, rigide, rouillé, rugueux
Sale, saturé, savonneux, sec, sculpté, sirupeux, solide, soyeux, spongieux, strié, en sueur,

Tendu, tiède, tissé, trempé, tricoté,
Velouté, velu, vibrant, visqueux,

Quelques exemples dans la littérature :

 

« Âmes écloses hier, fanées aujourd’hui, pareilles à ces fleurs tombées dans la rue que toutes les boues flétrissent en attendant qu’une roue les écrase. »

Victor Hugo, Les Misérables.

« Une famille, c’est un groupe de gens qui n’arrive pas à communiquer mais s’interrompent très bruyamment, s’exaspèrent mutuellement, comparent les diplômes de leurs enfants comme la décoration de leur maison, et se déchirent l’héritage des parents dont le corps est encore tiède. »

Frédéric Beigbeder, Un roman français

« C’est plus compliqué et plus pénible que la défécation notre effort mécanique de la conversation. Cette corolle de chair bouffie, la bouche, qui se convulse à siffler, aspire et se démène, pousse toutes espèces de sons visqueux à travers le barrage puant de la carie dentaire, quelle punition ! Voilà pourtant ce qu’on nous adjure de transposer en idéal. C’est difficile. Puisque nous sommes des enclos de tripes tièdes et mal pourries nous aurons toujours du mal avec le sentiment. Amoureux ce n’est rien c’est tenir ensemble qui est difficile. »

Céline, Voyage au bout de la nuit

En fouillant dans le champ lexical du toucher, on se rend compte que beaucoup de mots sont utilisés également pour décrire des sentiments et des réflexions : un ton peut être glacé, une capacité intellectuelle peut se flétrir, une personnalité peut être malléable… Si vous utilisez les mots qui évoquent le toucher, vous ajoutez au moins une dimension à votre propos et il s’enrichit d’autant.

Apprivoiser le méchant

03 jeudi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Devenir écrivain

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darth_vader-t2En général, les écrivains sont des gens sympas. Mais pour les besoins d’une fiction, ils doivent s’efforcer de comprendre les méchants. La difficulté consiste à apprécier, aimer les gens méchants qui constituent une source d’inspiration inépuisable.

Même si vous déplorez le mal dans la réalité, vous devez être capable d’embrasser l’esprit du mal pour écrire un bon roman, surtout un mystère ou un suspense.

Pour réussir à mettre en scène la méchanceté et l’incarner dans un personnage, un auteur se doit de se transformer en méchant, le temps de l’écriture, et de savourer pleinement cette expérience.  Il s’agit d’apprendre à jouer dans ce qui vous rebute et d’en tirer une expérience profitable.

Même si vous ne racontez pas votre histoire de leur point de vue, vous devez vraiment apprendre à connaître vos méchants afin qu’ils agissent de façon réaliste et cohérente.

Explorez votre côté sombre.

1) Prenez le temps de vous remémorer quelque chose d’horrible que vous avez fait et que vous regrettez avoir fait. Les détails importent peu : souvenez-vous comment vous vous êtes senti lorsque vous avez agi ainsi. Prenez quelques notes.

2) Maintenant, rappelez-vous quelque chose de méchant que vous avez fait mais pour lequel vous n’éprouvez aucun remords, ni regret. Que ressentez-vous ? Prenez quelques notes.
Ces deux pratiques simples permettent d’améliorer instantanément votre empathie pour vos méchants.

Maintenant, ces personnages doivent-ils se consacrer à la destruction et à l’assassinat 24h/24 et 7j/7 ?

Bien sûr que non.

Dans le monde réel, les vrais méchants agissent souvent comme les personnes les plus agréables qui soient. Ted Bundy travaillait pour une ligne de prévention du suicide alors qu’il était en train de tuer des femmes qui ressemblaient à la petite amie qui l’avait jeté. Jack l’Eventreur avait probablement des amis.
Vos méchants sont des personnes qui agissent uniquement dans leur propre intérêt, qui se préoccupent seulement de satisfaire leurs propres besoins, le tout dans un mépris total du reste de l’humanité. C’est en cela qu’ils se distinguent des gens normaux. La différence entre un personnage bon et un personnage mauvais est une question de degré, parfois très subtil. Ils ne sont pas diamétralement opposés, loin s’en faut.

Ce qui fait qu’un personnage est crédible, c’est toujours un mélange de bon et de mauvais. C’est vraiment juste une question de degré, et bien sûr, de point de vue. Certains meurtriers peuvent s’accrocher à leur version de l’histoire : légitime défense, ils sont les vraies victimes, etc.
Prendre tout cela en considération permet de donner plus de profondeur à vos méchants : pensez à vos personnages, et aimez-les, à la lumière des défaillances humaines comme les attentes irréalistes, les désirs secrets – désirs qui ne peuvent peut-être pas se réaliser.

Exploitez les faiblesses, les défaillances et la méchanceté humaine ! Il y a là beaucoup de matière pour des personnages sombres.

Cinq erreurs à éviter quand on écrit une série

17 mardi Sep 2013

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cohérenceL’une de vos principales préoccupations lors de la planification et l’écriture d’une série devrait être la cohérence.  Si vous ne vous assurez pas d’une certaine cohérence, vos lecteurs ne retireront rien de l’histoire et resteront sur leur faim.

 

Voici les cinq types d’incohérence les plus courants dans les séries et les moyens de les éviter.

1- Les oublis

Vous devez poser les bases nécessaires — une trame plausible et une motivation pour chaque action, des personnages assez héroïques pour résoudre leurs propres problèmes—, afin de ne pas avoir recours à l’artifice de la coïncidence.

Si vous voulez qu’un événement soit crédible, il faut le mettre en place logiquement et suffisamment tôt pour que le lecteur l’accepte. Cela nécessite une planification.

2- Changer de prémisse

Cela concerne les renseignements donnés dans un épisode qui contredisent les informations livrées dans un autre. Dans une série, cela peut être fatal. Le changement doit être plausible pour que les lecteurs l’acceptent. Si vous créez un monde dans lequel aucun étranger n’est toléré dans les trois premiers livres, mais que dans le quatrième un étranger se présente et est accueilli au cœur de la communauté à bras ouverts, vous avez changé la prémisse de votre série.

3- Les problèmes techniques

Ce genre d’incohérence peut se produire par manque d’attention : changer de narrateur en cours de route, ou modifier la description des personnages. Si votre héros utilise certaines expressions dans le premier tome et qu’il ne le fait plus dans le reste de la série, c’est un problème technique. Pensez à faire des fiches : cela va éviter les changements de noms, de langage, de couleur de cheveux ou d’yeux, de taille, etc.

Vous voulez savoir ce que pense le lecteur de ces incohérences ? Cliquez ici.

4- Les questions de continuité

Si vous dotez un personnage de deux dates d’anniversaire ou si vous le rajeunissez au lieu de le vieillir au fur et à mesure que la série progresse, cela pose un problème de continuité. Établissez une chronologie et vous ne tomberez plus dans le piège. La rigueur est la clé.

Voici un exemple de brouillon de J.K. Rowling pour L’ordre du Phœnix.

brouillon HP

 

5- Les questions sans réponse

Dès le premier tome, vous avez soulevé une question et demandé au lecteur d’être patient. Vous développez ce thème à travers plusieurs livres. Vous avez promis qu’une réponse sera livrée dans le dernier volume. Si vous ne le faites pas, le lecteur se sentira floué, à juste titre. Ne sous-estimez jamais sa vengeance. (Avez-vous lu Misery de Stephen King ?)

  ___________________________________________

Ces conseils ne sauraient garantir la réussite de votre série. D’autres facteurs entrent en jeu. Ce billet vous permettra, je l’espère, d’éviter l’écueil de l’incohérence.

© Agence Littéraire Laëns 2014

 

Sortir du blocage de l’écrivain.

12 jeudi Sep 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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bonhomme page blancheBeaucoup d’écrivains sont passés par là : la feuille qui reste désespérément blanche, l’écran de l’ordinateur vide, avec comme seul mouvement celui du curseur dont les pulsations finissent par vous angoisser. Tous les outils sont là, vous avez amplement le temps d’écrire, mais voilà, les mots se refusent à vous.

Si vous êtes enfermé dans ce blocage, il existe quelques méthodes éprouvées pour vous aider à vous en libérer. Arrêtez ce que vous faites et prenez une pause. Partez pour une promenade. Déposez votre travail pendant une heure, une journée ou une semaine, puis  revenez-y. Commencez à écrire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans porter de jugement. Vous pourrez faire les modifications nécessaires ultérieurement. Allez dans un endroit qui vous inspire. Lisez un livre. Fondamentalement, secouez la poussière dans votre tête comme une boule à neige. Les particules vont finir par se déposer au fond, comme d’habitude, mais tout aura changé, elles s’organiseront d’une autre manière d’elles-mêmes. Enfin, ces mots qui étaient retenus vont commencer à se répandre. Et il sera difficile de vous arrêter.

Si vous êtes aux prises avec l’angoisse de la feuille blanche, lisez quelques mots d’auteurs qui ont traversé cette épreuve. Cela vous inspirera. En voici quelques-uns.

«Une des choses les plus difficiles est le premier paragraphe. J’ai passé plusieurs mois sur un premier paragraphe, et une fois que je l’ai eu, le reste est venu très facilement .  » – Gabriel Garcia Marquez

«Il se peut que j’écrive, deux semaines de suite « le chat s’est assis sur le tapis, c’est comme ça, c’est pas un rat ». Et il se pourrait bien qu’il s’agisse des mots les plus ennuyeux et les plus laids qui soient. Mais j’essaie. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris quoi qu’il arrive. Et à la fin, c’est comme si une muse quelconque était convaincue de mon sérieux, et disait « D’accord, d’accord. Je viens.»  Maya Angelou

« Ton esprit fait le mort. Lasse-le par de patientes provocations ». Jules Renard

«Vous vous êtes mis à écrire parce que vous deviez écrire un livre et non pas pour donner du sens à votre vie? Faire pour faire n’a jamais eu de sens: il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que vous ayez été incapable d’écrire la moindre ligne. Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (…) Les écrivains vivent plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante.» Joël Dicker
«Si j’avais attendu d’atteindre la perfection, je n’aurais jamais écrit un mot.  » – Margaret Atwood

«L’écriture, c’est 90 pour cent de procrastination : lecture de magazines, manger des céréales directement dans la boîte, regarder des info-publicités. C’est faire tout votre possible pour éviter l’écriture, jusqu’à ce qu’il soit environ quatre heures du matin et que vous atteigniez le point où vous devez écrire.» – Paul Rudnick

Créer des personnages

09 lundi Sep 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Conseils, Devenir écrivain

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agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire Québec, coaching d'écriture, conseils d'écriture, correction de manuscrits, correction de manuscrits Québec, créer des personnages de fiction

bonhomme peint des personnagesPour créer et développer des personnages, bien des écrivains s’inspirent de personnes réelles. Est-ce à dire qu’à un personnage de roman correspond une personne réelle ? Ce n’est pas conseillé, si vous voulez vraiment faire de la fiction… et éviter les procès. Mais vous pouvez mélanger plusieurs caractéristiques appartenant à des personnes réelles pour créer un seul personnage. Vous obtiendrez ainsi  des personnages multidimensionnels, psychologiquement riches, qui vous permettront autant d’avancées dans l’intrigue de votre roman. Alors, comment procéder ?

Considérez une dizaine de personnes que vous connaissez bien (ou 10 personnages de fiction). Vous allez faire des fiches, 5 pour chacune de ces personnes :

1)    la première va porter sur les traits de caractère (sexe, âge, caractère dominant que cette personne présente au monde qui l’entoure, ce qu’elle est vraiment à l’intérieur),

2)    la seconde porte sur les conflits externes (l’objectif : qu’est-ce que cette personne veut avant toute autre chose ?, la motivation : pourquoi le veut-elle ?, les obstacles qu’elle rencontre en chemin)

3)    ensuite, on en fait une sur le conflit interne (un défaut ou une faiblesse : qu’est-ce qui est cassé dans cette personne ?, le masque : comment cache-t-elle cette faiblesse?)

4)    la dynamique du personnage (comment cette personne devient-elle plus forte ou meilleure ? Quel événement déclenche la transformation ? Quel est le résultat ?)

5)    caractéristiques additionnelles :

–         la race,

–         l’emploi qu’elle occupe,

–         ce qu’elle aime,

–         ce qu’elle déteste,

–         ses loisirs,

–         ses habitudes,

–         ses bizarreries ou ses excentricités,

–         la chose qu’elle préfère,

–         la chose la plus importante pour elle,

–          sa réputation,

Quand vous avez rempli ces 5 cartes pour chacune des personnes réelles auxquelles vous pensiez, il suffit d’en permuter certaines pour créer des personnages. Attention, toutefois à conserver une certaine cohérence…

Alors, à vous de jouer !

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