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Agence Littéraire Laëns

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Agence Littéraire Laëns

Archives d’auteur : Agence Littéraire Laëns

Les cinq erreurs des débutants

11 lundi Nov 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Conseils, Devenir écrivain

≈ 2 commentaires

Mots-clés

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poupées à découperJe suis souvent appelée à évaluer des manuscrits d’auteurs débutants. Voici quels sont leurs problèmes les plus courants quand ils créent des personnages.

Des personnages en carton découpé

Donnez des passions, des ambitions, un passé, un présent et un avenir à vos personnages. Ils devraient discuter avec leurs parents, oublier l’anniversaire d’un ami, etc. Ces petites choses du quotidien les rendent humains. Tout cela doit se passer dans les dialogues, de préférence. Le lecteur doit les voir comme des personnes réelles. Vos personnages sont crédibles lorsque les lecteurs sont capables de s’identifier à eux.

Trop de personnages

Faites de la place pour deux ou trois personnages secondaires qui influencent et soutiennent vos deux personnages principaux. Rendez-les mémorables et originaux. Donnez un nom uniquement à ceux qui jouent un rôle important dans votre livre. Les lecteurs ne veulent pas connaître le nom de la serveuse, du portier, de la réceptionniste ni de la vendeuse. Et surtout, ne nommez pas de plusieurs manières un personnage. Giselle ne doit pas devenir la journaliste un peu plus loin, ni Mme Paré dans un autre chapitre.

Trop de mots

Beaucoup d’auteurs débutants utilisent trop de mots pour décrire les pensées, les actions ou les motivations d’un personnage. Écrire bien, c’est écrire clairement et faire l’économie de mots. Pour cela, utilisez les cinq sens à chaque page, des verbes forts, des noms précis et la structure de phrase appropriée. N’essayez pas de faire du style pour le style. Des mots simples montrent tout.

Trop de pensées, pas assez d’action

La plupart des nouveaux auteurs passent trop de temps dans la tête de leurs personnages. Faites-les agir ! Un personnage doit aller de l’avant dans une histoire. Cela va permettre au lecteur de s’identifier à lui. Une autre maladresse courante : quand votre personnage passe en revue des actions une première fois, puis y réfléchit à nouveau. Si vous avez bien démontré l’idée au départ, cela suffit. Sinon retravaillez le passage.

Une mise en scène déficiente

Imaginez que vous regardez un film dans lequel les personnages vivent sur ​​un écran vierge. C’est l’équivalent d’un manque de mise en scène dans un roman. Placez vos personnages dans le trafic, chez eux et au bureau. Utilisez le décor, la nourriture, leurs livres et même leur médication pour les définir. Créer un cadre crédible dans un roman permet aux personnages de voir, sentir, entendre, goûter et toucher. Ils ne peuvent pas interagir avec un environnement s’ils n’en ont pas. Mettez vos personnages mal à l’aise. Placez-les dans un ascenseur bondé ou un embouteillage. Donnez une vie à vos personnages !

 ————-

Bien sûr, tout cela ne suffit pas à créer des personnages crédibles. Mais si vous évitez ces erreurs, vous serez déjà sur la bonne voie.

©Agence Littéraire Laëns 2013

Portrait-robot d’un lecteur

05 mardi Nov 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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English_Editing_and_Reviewing_logoUn livre sans lecteur reste une œuvre morte. Vous devez donc connaître et tenir compte de certaines caractéristiques du lecteur, sans toutefois vous extraire de l’écriture, exercice difficile entre tous. Qui est donc ce lecteur, qui va avoir votre œuvre en main, qui va la lire, la juger, l’aimer et la partager ?

Votre lecteur se pose toujours ces questions lorsqu’il lit et même avant la lecture, lorsqu’il découvre votre quatrième de couverture :

1) Est-ce que ce livre est pertinent pour moi ?

2)  Est-ce que cette lecture est intéressante?

3) Est-ce que lire ce livre est agréable?

Votre lecteur:

1) lit toujours entre les lignes. Par son imaginaire, il continue de faire vivre les personnages et ajoute sa propre interprétation. Par sa réflexion, il démonte et remonte votre raisonnement et l’enrichit de ses propres expériences.

2) a toujours de meilleures choses à faire. Le rythme de nos vies est trépidant, nos journées sont bien remplies. C’est vrai pour vous et c’est aussi vrai pour votre lecteur. Il faut donc saisir son attention, lui montrer que lire votre livre est plus intéressant que toutes ces choses qu’il a déjà sur sa liste.

3) n’est pas un idiot. Il n’aime pas que tout lui tombe tout cuit dans le bec. La lecture est une activité qui n’a rien de passif. Le lecteur réfléchit, analyse, tire ses conclusions, interprète. C’est pour cela que beaucoup de lecteurs sont souvent déçus lorsqu’ils voient l’adaptation cinématographique d’un livre qu’ils ont aimé. Face à l’interprétation d’un seul lecteur, qui n’est pas la même que la leur, ils ne retrouvent généralement pas toutes les dimensions, toute la profondeur qu’ils avaient appréciées dans leur lecture. Parce que le lecteur n’est pas un idiot, il revendique une certaine liberté, que vous lui offrez dans tout ce qui fait appel à ses propres facultés. Privilégiez une écriture évocatoire.
4) ne lit jamais tout. Qui va lire une description soporifique, ou pire une description qui va exiger de regarder dans une encyclopédie des plantes, de quels arbustes et fleurs vous parlez ? Écrivez tout ce qui apporte effectivement quelque chose à l’histoire, voire à l’atmosphère. Bannissez le reste, dans la mesure du possible.
5) veut être diverti. Contrairement à ce que vous pensez, ceci est également valable pour la majorité des essais destinés au grand public. Une écriture aride rend la lecture ardue. Lire votre livre doit apporter du plaisir, une satisfaction, toute chose qui fait que non seulement le lecteur souhaitera non seulement se replonger dans votre œuvre, mais qu’il la partagera aussi avec sa famille et ses amis.

Pour réussir votre relation avec le lecteur, vous devez commencer du bon pied. La grammaire est importante et les erreurs sont impardonnables. Les critiques vont étudier votre travail. Assurez-vous qu’il est impeccable. Vous devez utiliser les bons mots et apporter un sentiment d’urgence, ce qui démontre que la lecture de votre livre est absolument indispensable. Donnez-vous à votre lecteur. Prenez des risques. Une écriture tiède donne une lecture tiède. Et utilisez toujours des références crédibles.

Le premier jet en sept points

28 lundi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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premier jet

Écrire d’une seule traite le premier jet de son roman présente des avantages significatifs. En voici déjà sept qui, je l’espère, vous convaincront.

1)    En écrivant un premier brouillon du début à la fin, vous achevez un projet plutôt que d’arrêter et de recommencer encore et encore. C’est bon pour le moral et cela vous permet de garder votre souffle pour l’épreuve d’endurance, qu’est la réécriture.

2) Jusqu’à ce que vous écriviez la fin, vous n’avez pas une compréhension claire de ce qui vient plus tôt (le plan n’y suffit pas). Écrire le premier jet d’une seule traite vous permet de savoir quelles scènes ou quels éléments doivent être étoffés, histoire d’éviter une intrigue cousue de fil blanc ou l’intervention maladroite (et irritante) d’un Deus ex Machina.

3) Vous avez accompli ce que vous vous apprêtez à faire. Ok, cette phrase semble tout droit sortie de « Retour vers le futur », mais elle est vraie. Vous avez ainsi la trame nécessaire à votre roman.

4) Une fois que vous avez un squelette en place, vous êtes capable de prendre du recul et de «voir» son histoire sous un angle nouveau. Cela vous indique la manière dont elle doit être traitée.

5) Plus vous vous investissez dans l’écriture stylistique avant de passer au chapitre suivant, plus vous vous attachez aux mots. Le premier jet n’est pas affaire de style. Libéré de cette contrainte, vous pourrez couper ces trente-cinq à cent pages, qui passent habituellement dans la filière treize, sans douleur (ou presque).

6) Écrire votre premier jet d’une seule traite vous a donné un rythme de travail. Cela va vous être très utile pour la phase de réécriture, épreuve d’endurance par excellence.

7) Et soyons réalistes, un premier jet, écrit d’une seule traite, ne peut que s’améliorer.

___________________________________________

Libre à vous d’écrire comme vous le sentez. Le but est de produire du texte. Le premier jet est votre premier matériau de réécriture.

© Agence Littéraire Laëns 2013

Donnez du corps à vos textes

21 lundi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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bonhomme forceQuand vous écrivez, vous devez utiliser les cinq sens. Les lecteurs veulent faire l’expérience de ce que vos personnages voient, sentent, entendent, goûtent et touchent. Le toucher est le sens le plus ignoré par les auteurs. Il semblerait que cela soit plus difficile à décrire. Pourtant, le toucher est bien présent dans nos vies et est d’ailleurs le dernier sens, qui reste en fin de vie. Il ne faut donc pas l’ignorer. Les lecteurs s’identifient aux personnages qui se livrent avec leurs mondes.

Une description composée de détails sensoriels pénètre les couches de la conscience, et implique votre lecteur émotionnellement et intellectuellement.

Conseil de rédaction :

Les écrivains débutants ont tendance à confondre le contact avec la sensation.

Par exemple: « Je vois la rivière, j’entends les sirènes, je me sens confus. » Vous pouvez exprimer la même idée en écrivant : « Je vois la rivière, j’entends les sirènes. Je touche mon front, moite et froid. » ou « Je passe ma main sur mon front moite et froid ».

Essayez de dire toucher chaque fois que vous le pouvez et vous éviterez ce problème.

La texture décrit la façon dont on sent quelque chose quand on le touche ou qu’on le mange. J’ai dressé une liste de mots qui vous aideront à décrire ce qu’un personnage sent quand il touche quelque chose avec ses doigts ou sa peau. Et bien évidemment, cette liste est loin d’être exhaustive.

L’ABC du tactile

Abîmé, abrasif, ample, angulaire, âpre, arêtes vives

Bombé, bosselé, boursouflé, brisé, barbelé, brouillé

Cannelé, caoutchouteux, chaud, chauve, circulaire, collant, coriace, coussinné, crasseux, cratère, crénelé, crochet,

Détrempé, dense, déshydraté, distendu, doux, duveteux,

Écumeuse, élastique, émaillé, endommagé, enflé, engorgé, en relief, épais, épineux, étroit,

Ferme, flétri, frais, fragile, froid,

Gel, gélatineux, gercé, glacé, glacial, glissant, gluant, gonflé, gorgé d’eau, granuleux, gras, gratté, gravé, graveleux, grêlé, grossier,

Hérissé, huileux, humide,

Imperméable, incrusté, irrégulier,

Laineux, lisse

Malléable, mince, moite

Nervuré, noueux,

Ondulé,

Pâteux, pétillant, plat, pliable, plissé, poilu, pointu, poli, poussiéreux, propre, pulpeuse,
Rainuré, râpé, rayé, réchauds, rembourré, repassé, ridé, rigide, rouillé, rugueux
Sale, saturé, savonneux, sec, sculpté, sirupeux, solide, soyeux, spongieux, strié, en sueur,

Tendu, tiède, tissé, trempé, tricoté,
Velouté, velu, vibrant, visqueux,

Quelques exemples dans la littérature :

 

« Âmes écloses hier, fanées aujourd’hui, pareilles à ces fleurs tombées dans la rue que toutes les boues flétrissent en attendant qu’une roue les écrase. »

Victor Hugo, Les Misérables.

« Une famille, c’est un groupe de gens qui n’arrive pas à communiquer mais s’interrompent très bruyamment, s’exaspèrent mutuellement, comparent les diplômes de leurs enfants comme la décoration de leur maison, et se déchirent l’héritage des parents dont le corps est encore tiède. »

Frédéric Beigbeder, Un roman français

« C’est plus compliqué et plus pénible que la défécation notre effort mécanique de la conversation. Cette corolle de chair bouffie, la bouche, qui se convulse à siffler, aspire et se démène, pousse toutes espèces de sons visqueux à travers le barrage puant de la carie dentaire, quelle punition ! Voilà pourtant ce qu’on nous adjure de transposer en idéal. C’est difficile. Puisque nous sommes des enclos de tripes tièdes et mal pourries nous aurons toujours du mal avec le sentiment. Amoureux ce n’est rien c’est tenir ensemble qui est difficile. »

Céline, Voyage au bout de la nuit

En fouillant dans le champ lexical du toucher, on se rend compte que beaucoup de mots sont utilisés également pour décrire des sentiments et des réflexions : un ton peut être glacé, une capacité intellectuelle peut se flétrir, une personnalité peut être malléable… Si vous utilisez les mots qui évoquent le toucher, vous ajoutez au moins une dimension à votre propos et il s’enrichit d’autant.

L’ABC du livre pratique

18 vendredi Oct 2013

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proposer son livre à un éditeurLes livres pratiques sont les éléments de base du marché de non-fiction. Les éditeurs réservent toujours un excellent accueil à de nouvelles idées et à de bons écrivains, qui présentent un sujet sous un angle inédit. Les livres pratiques doivent présenter une nouvelle idée, et ce au bon moment. Ils doivent faire preuve d’innovation. Ils doivent de préférence être écrits par un auteur ayant un public établi et une forte popularité dans les médias sociaux, et c’est encore mieux s’il s’agit d’un expert ou d’une célébrité. L’auteur doit pouvoir porter la promotion de son livre.

Mais attention. Si les gens veulent savoir, ils ne tiennent pas toujours à apprendre. Donc, votre travail consiste à rendre l’apprentissage attrayant et lisible.

Huit conseils pour écrire un livre pratique :
1. Présentez votre information d’une manière visuellement attrayante.
2. Laissez votre personnalité transparaître.
3. Donnez à vos lecteurs des exercices à faire en cours de lecture.
4. Si le sujet le permet, essayez d’inclure des blagues, des anecdotes, et des conseils qui augmenteront le plaisir de la lecture et contribueront à garder votre lecteur captif.
5. Agrémentez votre texte à l’aide d’illustrations.
6. Si le propos de votre livre est d’enseigner un savoir-faire, faites-le de façon claire, concise et privilégiez le processus étape par étape.
7. Utilisez un ton plutôt terre à terre, voire amical. Le meilleur des guides pratiques emploie un ton qui se démarque et est amusant à lire.

8. Gardez à l’esprit que la majorité de ces livres ne dépassent que rarement les 50000 mots.

Autopsie d’une écriture à succès

07 lundi Oct 2013

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Agatha Christie, agence littéraire, agence littéraire laëns, écrire un best-seller, écrire un roman à succès, best-seller, coaching d'écriture, conseils d'écriture, Elmore Leonard, John Grisham, règles d'écriture, Stephen King

agatha christieAgatha Christie a écrit quatre-vingt-cinq livres pour à peu près trois milliards d’exemplaires vendus.
Selon l’UNESCO, elle est l’auteure la plus traduite au monde. Le Livre Guinness des Records du Monde l’a sacrée l’auteure la plus vendue de tous les temps, tous genres confondus.

Quel est le secret de son succès ?
Il existe un lien entre le succès d’Agatha Christie et le langage clair et simple qu’elle emploie dans ses écrits.
« Le plus précieux de tous les talents, c’est de ne jamais utiliser deux mots quand un suffit ». ~ Thomas Jefferson
Agatha Christie semble avoir maîtrisé ce talent. Dans The Agatha Christie Code, plusieurs linguistes anglais ont analysé la façon dont elle utilise les mots. C’est son utilisation d’un langage clair qui fait qu’on lit ses œuvres facilement.
Un langage clair
Un excellent exemple : elle utilise presque exclusivement le mot « dit ». ( Les auteurs novices essaient d’utiliser des synonymes, souvent inadéquats, alors que « dit » s’impose comme le choix parfait. )

Elle n’introduit pas de nouveaux mots, mais met le lecteur à l’aise en utilisant la langue de tous les jours. Elle ne le décourage pas avec de grands mots et des phrases longues et alambiquées.

Elle ne l’ennuie pas avec des descriptions inutiles. Le lecteur est libre d’apprécier l’histoire en se concentrant sur l’intrigue.
Ses livres suivent une formule.
Ils sont tous semblables dans le style, la longueur des mots, et la longueur de la phrase. Dans Les vacances d’Hercule Poirot, Agatha Christie suit sa formule classique :
1 . Il y a un cadavre, très tôt dans l’histoire.
2 . Il y a un nombre restreint de suspects, en raison de la situation ou à cause d’une contrainte sociale.

3 . Le détective arrive.
4 . Nous suivons une série de fausses pistes.
5 . Il y a une résolution du mystère, puis la conclusion.

Un standard en matière d’écriture.

Agatha Christie n’est pas la seule à avoir réalisé l’importance d’utiliser un langage simple. Si vous étudiez l’écriture d’auteurs comme Stephen King, John Grisham, Danielle Steele, et Elmore Leonard, vous vous rendez compte qu’il existe une écriture standard idéale en matière de best-sellers.
Une fois que vous avez fini d’écrire votre roman, faites des statistiques de lisibilité sur l’ensemble du manuscrit.
Vous devriez avoir (en moyenne) :
• sept caractères par mot ; ce qui correspond au nombre de caractères que l’œil peut lire en une seule fixation,

• un indice de forme passive de moins de 5%,
• un score de lisibilité de 9 ou de 10 maximum selon le « fox index » de Gunning. Gunning est un consultant de presse américain ; sa formule = nombre moyen de mots par phrase + pourcentage de mots de trois syllabes et plus, le tout multiplié par 0,4 (un coefficient créé à l’époque pour que le nombre obtenu corresponde à une échelle éducative américaine).

Son échelle de valeur :

16 et + : Livres universitaires

12 et + : Commence à être difficile pour le grand public

10 : Score moyen des journaux américains

9 : Reader’s Digest

6 : Bandes dessinées

En français, il faudra être moins sévère car les mots anglais sont plus courts et le taux de redondance de l’anglais est inférieur à celui du français. On peut prendre par exemple des mots de 4 syllabes et plus au lieu de 3.
• Écrivez à la voix active, en utilisant des mots compréhensibles.

N. B. : Ceci n’est qu’une analyse du langage employé par des auteurs de best-sellers, mais il n’est nullement question de démarche artistique ni du sujet de l’intrigue.

Apprivoiser le méchant

03 jeudi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Devenir écrivain

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darth_vader-t2En général, les écrivains sont des gens sympas. Mais pour les besoins d’une fiction, ils doivent s’efforcer de comprendre les méchants. La difficulté consiste à apprécier, aimer les gens méchants qui constituent une source d’inspiration inépuisable.

Même si vous déplorez le mal dans la réalité, vous devez être capable d’embrasser l’esprit du mal pour écrire un bon roman, surtout un mystère ou un suspense.

Pour réussir à mettre en scène la méchanceté et l’incarner dans un personnage, un auteur se doit de se transformer en méchant, le temps de l’écriture, et de savourer pleinement cette expérience.  Il s’agit d’apprendre à jouer dans ce qui vous rebute et d’en tirer une expérience profitable.

Même si vous ne racontez pas votre histoire de leur point de vue, vous devez vraiment apprendre à connaître vos méchants afin qu’ils agissent de façon réaliste et cohérente.

Explorez votre côté sombre.

1) Prenez le temps de vous remémorer quelque chose d’horrible que vous avez fait et que vous regrettez avoir fait. Les détails importent peu : souvenez-vous comment vous vous êtes senti lorsque vous avez agi ainsi. Prenez quelques notes.

2) Maintenant, rappelez-vous quelque chose de méchant que vous avez fait mais pour lequel vous n’éprouvez aucun remords, ni regret. Que ressentez-vous ? Prenez quelques notes.
Ces deux pratiques simples permettent d’améliorer instantanément votre empathie pour vos méchants.

Maintenant, ces personnages doivent-ils se consacrer à la destruction et à l’assassinat 24h/24 et 7j/7 ?

Bien sûr que non.

Dans le monde réel, les vrais méchants agissent souvent comme les personnes les plus agréables qui soient. Ted Bundy travaillait pour une ligne de prévention du suicide alors qu’il était en train de tuer des femmes qui ressemblaient à la petite amie qui l’avait jeté. Jack l’Eventreur avait probablement des amis.
Vos méchants sont des personnes qui agissent uniquement dans leur propre intérêt, qui se préoccupent seulement de satisfaire leurs propres besoins, le tout dans un mépris total du reste de l’humanité. C’est en cela qu’ils se distinguent des gens normaux. La différence entre un personnage bon et un personnage mauvais est une question de degré, parfois très subtil. Ils ne sont pas diamétralement opposés, loin s’en faut.

Ce qui fait qu’un personnage est crédible, c’est toujours un mélange de bon et de mauvais. C’est vraiment juste une question de degré, et bien sûr, de point de vue. Certains meurtriers peuvent s’accrocher à leur version de l’histoire : légitime défense, ils sont les vraies victimes, etc.
Prendre tout cela en considération permet de donner plus de profondeur à vos méchants : pensez à vos personnages, et aimez-les, à la lumière des défaillances humaines comme les attentes irréalistes, les désirs secrets – désirs qui ne peuvent peut-être pas se réaliser.

Exploitez les faiblesses, les défaillances et la méchanceté humaine ! Il y a là beaucoup de matière pour des personnages sombres.

Isabelle Forest : écrire et « vivre à l’intérieur de soi ».

18 mercredi Sep 2013

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Isabelle-ForestAujourd’hui, pour inaugurer les entrevues de ce site, je vous propose une rencontre avec Isabelle Forest, que vous connaissez sûrement. Si ce n’est pas le cas, j’espère que cette entrevue vous donnera le goût de lire ses livres. Isabelle Forest est poète, romancière et directrice artistique du Printemps des Poètes de Québec. Son travail d’écriture a été récompensé par les prix Alphonse-Piché, Félix-Leclerc et Radio-Canada. Son recueil L’amour ses couteaux, paru initialement en 2011, a été finaliste au prix Alain-Grandbois 2012. En 2006, elle était l’invitée de la Ville de Paris dans le cadre de la résidence d’écriture de l’Institut Canadien de Québec. Elle a également été directrice artistique du volet littéraire du festival Relève en Capitale de la mesure Première Ovation de la Ville de Québec, éditions 2010 et 2011. À l’été 2011, elle participait au festival Poetry Nights de Cuerta de Arges en Roumanie et à l’automne 2012, au Festival international de poésie des sept collines de Yaoundé, au Cameroun. Son dernier roman, Les Laboureurs du ciel, est paru chez Alto en octobre 2012 et a été finaliste au prix de création littéraire de la Ville de Québec.

Isabelle Forest consacre également beaucoup de temps à la diffusion des arts littéraires en dehors des livres : spectacles, performances, installations multidisciplinaires, parcours littéraires, etc.  Vous pouvez d’ailleurs aller admirer l’installation poétique « Géométrie des espaces » de Carolyne Bolduc, pour laquelle Isabelle Forest a joué le rôle de mentor, sur les toits du Musée de la Civilisation à Québec jusqu’au 29 septembre : « Géométrie des espaces » est un dialogue entre poèmes, installations et documents d’archives où l’architecture du lieu devient une métaphore de nos espaces intérieurs.

Malgré tous ses mandats, Isabelle a eu la gentillesse de répondre à quelques questions pour vous faire partager son expérience et sa passion pour l’écriture.

 

Pour écrire son dernier roman, Les laboureurs du ciel, elle est partie à Paris en résidence d’écriture.  Elle nous raconte ici son expérience.

« J’ai eu le privilège d’obtenir la résidence de l’Institut Canadien de Québec, en 2006. Ce qui m’a permis un séjour de près de trois mois à Paris. C’était formidable pour moi, parce que j’avais débuté la recherche pour Les laboureurs du ciel en 2002 ; j’avais accumulé beaucoup de matériel à partir du Web et des bibliothèques à Québec, je m’étais fait venir quelques livres aussi, mais certaines questions demeuraient sans réponse. Le fait d’être sur place, à Paris, m’a ouvert des portes et j’ai bénéficié entre autres, de l’inventaire de livres et de manuscrits de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. J’ai aussi eu accès à de vieilles cartes du 17e siècle, ce qui m’a beaucoup aidée à situer l’univers physique de l’intrigue. Je pouvais visuellement suivre mes personnages à travers les rues et les lieux de l’époque. Ce qu’il y a de bien également avec les résidences d’écriture, outre le fait que nous pouvons nous accorder un temps précieux à la création, ce sont les rencontres qu’on y fait. J’ai connu des écrivains parisiens qui m’ont entretenue sur la réalité littéraire de la France. Pour la première fois, j’avais accès à cette dernière de l’intérieur et non pas de loin. L’image que je m’en faisais (plutôt romantique) a bien changé alors ! »

L’une des difficultés, lorsqu’on écrit un roman, consiste à intégrer de manière fluide, et apparemment naturelle, les fruits de sa recherche. Isabelle Forest a brillamment relevé le défi dans Les laboureurs du ciel, et nous explique sa démarche.

« Je me suis rendue compte qu’il y avait un piège à éviter lorsqu’on effectue beaucoup de recherche pour écrire un roman. C’est-à-dire que pour ne pas donner l’impression d’un copier-coller ou encore, pour ne pas assommer le lecteur avec un texte qui aurait davantage des allures de leçon académique, il me fallait prendre du recul sur le matériau de recherche que j’accumulais.

 

On dit qu’il faut attendre en moyenne 10 ans suite à une expérience de vie pour l’intégrer convenablement à une œuvre, sans quoi, le manque de recul sur cette expérience risque d’aboutir à un texte soit trop thérapeutique, soit trop pauvre sur le plan littéraire. Il y a tout un processus de macération des événements vécus quelque part dans notre inconscient, et c’est ce temps de macération, entre autres, qui fait mûrir le fruit de la création.

 

Je crois qu’il en va un peu ainsi avec le matériau de recherche : il faut le laisser reposer, macérer, « vivre à l’intérieur de soi », mûrir. On peut alors en retirer ce qui sert véritablement le roman, car on a tendance à trop vouloir en mettre souvent, à penser que tout ce qui nous a fasciné dans les découvertes de notre recherche peut s’intégrer utilement à l’œuvre. Ce qui n’est pas le cas… »

Même si vous n’avez pas encore lu les recueils de poésie d’Isabelle Forest, vous pouvez goûter à sa plume de poète en lisant Les Laboureurs du ciel, roman poétique dans son univers, sa narration mais également dans les chansons. Dans son cas, il était impossible de ne pas lui poser la question : écrire de la poésie ou écrire un roman, est-ce si différent?

« C’est sans doute la question qu’on m’a posée le plus souvent !

 En ce qui me concerne, le procédé est totalement différent. Lorsque j’écris de la poésie, je travaille d’abord avec le langage, les mots. Il s’agit de mon matériau de base. Écrire de la poésie, pour moi, c’est d’abord tenter de dire l’indicible, de faire surgir la lumière cachée des choses. C’est aussi un regard particulier sur le monde. J’écris mes textes poétiques comme une musique. Je me penche beaucoup sur le rythme, j’écris autant les silences que les vers. Parfois, lorsque je travaille un recueil de poésie, j’ai l’impression de le « sculpter » carrément, tellement j’épure pour en arriver à quelque chose qui s’approche de l’essentiel, une espèce de parole pure, étincelante. J’essaie, du moins ! Je ne dis pas que j’y arrive, mais il s’agit d’une grande source de motivation.

 

Le roman, c’est autre chose. C’est d’abord une histoire, des personnages, une atmosphère. Lorsque j’écris un roman, j’ai le sentiment d’ignorer ce qu’il y a derrière les portes que j’ouvre. Cela me fascine beaucoup. J’aime être surprise par ce qui se présente à moi, surgi de mon inconscient, d’un mariage entre mon existence et ma mémoire personnelles et l’imaginaire collectif. Écrire un roman, pour moi, c’est partir à l’aventure et choisir parfois de m’arrêter ici et là, de prendre plus de temps avec tel ou tel personnage à un moment donné. Mais je ne cherche pas tant à maîtriser les choses, je tente de demeurer attentive, ouverte. »

Layout 1Dans Les Laboureurs du ciel, le personnage de Marie Malvaux est fort, complexe, mais n’éclipse en rien les autres personnages. J’ai donc demandé à Isabelle Forest de nous raconter la genèse des personnages des Laboureurs du ciel et comment elle les a travaillés dans son procédé d’écriture.

« Marie Malvaux, je l’ai rencontrée dans un rêve que j’ai fait alors que je devais avoir 25 ans. Ce rêve, qui m’avait transportée dans le Paris du 17e siècle et dans un théâtre de marionnettes était si troublant de par sa « véracité » que j’ai voulu connaître l’histoire de cette jeune femme, découvrir son milieu, son époque. J’étais persuadée qu’elle avait été victime d’une quelconque machination, je ne saurais dire pourquoi. Je la percevais si innocente et fragile, si pure, mais quelque chose de malsain tournait autour d’elle. Marie Malvaux, c’est une question de curiosité, de fascination de ma part. Avec elle, je me suis beaucoup interrogée sur la réelle emprise que nous pouvions avoir sur nos existences. Dans quelle mesure les passions de certains n’arrivaient pas à les brûler…

 

Petit Pierre, lui, est né pendant mes recherches sur la foire Saint-Germain et sur le 17e siècle parisien en général. Il représente l’orphelin type de l’époque qui doit gagner sa vie très tôt. Je crois que par lui, je désirais évoquer le fait que de faux départs dans une vie pouvaient prendre des tournures positives si on savait mettre à profit ses qualités et ses aptitudes.

 

Quant à l’Italien, ou Angelo, c’est très particulier. Il était là, dès le début de l’écriture du roman. Je savais qu’il avait un rôle déterminant dans l’existence de Marie, mais je gardais la porte close sur sa vie, sur son passé. C’est mon éditeur qui me l’a fait remarquer. À la moitié du roman, on ne savait toujours rien sur lui. Je crois que je craignais de le découvrir, de devoir glisser dans certaines zones noires de l’âme humaine puisque dans mon esprit, il était mauvais. Or, lorsque j’ai finalement décidé d’ouvrir cette fameuse porte sur sa vie, j’ai été surprise de constater qu’il n’était pas celui que j’imaginais en réalité. J’avais eu des préjugés envers mon personnage ! J’ai beaucoup aimé découvrir son enfance et sa mère, une sorcière.

 

Enfin, Eugène. Lui, c’est l’univers du cimetière des Saints Innocents qui me l’a fait rencontrer. J’avais besoin de lui pour me guider dans ces lieux qu’aujourd’hui on trouverait macabres, mais qui à l’époque était source de fascination et de vie bien grouillante. Le cimetière était un véritable village et les gens y vivaient leur quotidien, du foyer au travail, en compagnie des cadavres et des ossements qui pour la plupart, étaient bien visibles dans les fosses communes ou sous les toits, dans la cour intérieure. C’est par Eugène que j’ai tenté de comprendre cet autre regard que l’on pouvait porter sur la vie et la mort à l’époque. Eugène est aussi l’intellectuel du roman : il dévore les livres, se questionne sur le monde (autant celui des vivants que des morts) et en arrive à choisir le métier d’écrivain public installé au cimetière. Il m’a donc permis, lui aussi, à sa manière, une certaine forme de réflexion. »

L’un des conseils que l’on donne à toute personne voulant écrire est de lire, lire encore et lire beaucoup, et de préférence des genres différents. Quels sont les auteurs et les œuvres qui ont marqué, voire influencé Isabelle Forest ?

« Il y en a beaucoup et pour des raisons différentes !

Je répondrai donc à cette question en rafale :

Gabriel Garcia Marquez, pour la sensualité, la chaleur, la couleur, le vivant en résumé, de son œuvre.

Christian Bobin, pour la lumière qu’il fait jaillir du quotidien.

Martine Desjardins, pour l’imagination et la finesse qu’elle déploie dans ses romans.

Ines Cagnati, pour la rudesse et la violence inouïes, la magnifique évocation de tout ce qu’elle « n’écrit pas ».

Sébastien Japrisot,  pour sa très grande maîtrise de la polyphonie, le caractère si réel qu’il donne à ses personnages.

Jonathan Littell, pour sa capacité à nous entraîner dans les profondeurs de l’âme. (Les Bienveillantes, Folio Gallimard, ISBN : 9782070350896)

Nelly Arcan, pour son impudeur, sa façon si  particulière de mettre ses tripes sur la table et de trifouiller dedans. (Putain, Points Seuil, ISBN : 9782020557177)

Sylvain Trudel, pour la passion qu’il possède de jouer avec la langue.

Hélène Dorion, pour savoir si bien marier philosophie et poésie.

Normand de Bellefeuille, pour sa très grande maîtrise du rythme.

Vous en voulez d’autres ? »

Ça devrait aller. La dernière question, et non la moindre : « Si tu devais donner trois conseils à ceux qui veulent écrire, quels seraient-ils ? »

«

  1. Continuer de vouloir écrire !
  2. Éviter le plus possible la censure dans les premiers jets.
  3. Laisser reposer le texte, prendre du recul et réécrire. »

Pour tous ceux qui voudraient se familiariser davantage avec l’œuvre d’Isabelle Forest, voici sa bibliographie (dans l’ordre chronologique) :

–          Poèmes du lendemain 10, avec Patrick Nicole, Écrits des Forges, 2002, ISBN : 9782890466623

–          Les chambres orphelines, Écrits des Forges, 2003, ISBN : 9782890467606

–          La crevasse, Lanctôt Éditions, 2004, ISBN : 9782894852798

–          L’amour ses couteaux, Écrits des Forges, 2011, ISBN : 9782896451807

–          Les Laboureurs du ciel, Alto, 2012, ISBN : 9782896940790

–          L’amour ses couteaux précédé de Les chambres orphelines, Écrits des Forges, 2013, ISBN : 9782896452453

Crédit photo : Émilie Roi, et pour Les Laboureurs du ciel, crédit photo : Alto

Cinq erreurs à éviter quand on écrit une série

17 mardi Sep 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Mots-clés

agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire Québec, coaching d'écriture, cohérence, conseils d'écriture, correction de manuscrits, correction de manuscrits Québec, oubli, série

 

cohérenceL’une de vos principales préoccupations lors de la planification et l’écriture d’une série devrait être la cohérence.  Si vous ne vous assurez pas d’une certaine cohérence, vos lecteurs ne retireront rien de l’histoire et resteront sur leur faim.

 

Voici les cinq types d’incohérence les plus courants dans les séries et les moyens de les éviter.

1- Les oublis

Vous devez poser les bases nécessaires — une trame plausible et une motivation pour chaque action, des personnages assez héroïques pour résoudre leurs propres problèmes—, afin de ne pas avoir recours à l’artifice de la coïncidence.

Si vous voulez qu’un événement soit crédible, il faut le mettre en place logiquement et suffisamment tôt pour que le lecteur l’accepte. Cela nécessite une planification.

2- Changer de prémisse

Cela concerne les renseignements donnés dans un épisode qui contredisent les informations livrées dans un autre. Dans une série, cela peut être fatal. Le changement doit être plausible pour que les lecteurs l’acceptent. Si vous créez un monde dans lequel aucun étranger n’est toléré dans les trois premiers livres, mais que dans le quatrième un étranger se présente et est accueilli au cœur de la communauté à bras ouverts, vous avez changé la prémisse de votre série.

3- Les problèmes techniques

Ce genre d’incohérence peut se produire par manque d’attention : changer de narrateur en cours de route, ou modifier la description des personnages. Si votre héros utilise certaines expressions dans le premier tome et qu’il ne le fait plus dans le reste de la série, c’est un problème technique. Pensez à faire des fiches : cela va éviter les changements de noms, de langage, de couleur de cheveux ou d’yeux, de taille, etc.

Vous voulez savoir ce que pense le lecteur de ces incohérences ? Cliquez ici.

4- Les questions de continuité

Si vous dotez un personnage de deux dates d’anniversaire ou si vous le rajeunissez au lieu de le vieillir au fur et à mesure que la série progresse, cela pose un problème de continuité. Établissez une chronologie et vous ne tomberez plus dans le piège. La rigueur est la clé.

Voici un exemple de brouillon de J.K. Rowling pour L’ordre du Phœnix.

brouillon HP

 

5- Les questions sans réponse

Dès le premier tome, vous avez soulevé une question et demandé au lecteur d’être patient. Vous développez ce thème à travers plusieurs livres. Vous avez promis qu’une réponse sera livrée dans le dernier volume. Si vous ne le faites pas, le lecteur se sentira floué, à juste titre. Ne sous-estimez jamais sa vengeance. (Avez-vous lu Misery de Stephen King ?)

  ___________________________________________

Ces conseils ne sauraient garantir la réussite de votre série. D’autres facteurs entrent en jeu. Ce billet vous permettra, je l’espère, d’éviter l’écueil de l’incohérence.

© Agence Littéraire Laëns 2014

 

Sortir du blocage de l’écrivain.

12 jeudi Sep 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Mots-clés

agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire Québec, blocage de l'écrivain, coaching d'écriture, correction de manuscrits, correction de manuscrits Québec, Jules Renard, Margaret Atwood, Maya Angelou, Paul Rudnick, syndrome de la page blanche

bonhomme page blancheBeaucoup d’écrivains sont passés par là : la feuille qui reste désespérément blanche, l’écran de l’ordinateur vide, avec comme seul mouvement celui du curseur dont les pulsations finissent par vous angoisser. Tous les outils sont là, vous avez amplement le temps d’écrire, mais voilà, les mots se refusent à vous.

Si vous êtes enfermé dans ce blocage, il existe quelques méthodes éprouvées pour vous aider à vous en libérer. Arrêtez ce que vous faites et prenez une pause. Partez pour une promenade. Déposez votre travail pendant une heure, une journée ou une semaine, puis  revenez-y. Commencez à écrire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans porter de jugement. Vous pourrez faire les modifications nécessaires ultérieurement. Allez dans un endroit qui vous inspire. Lisez un livre. Fondamentalement, secouez la poussière dans votre tête comme une boule à neige. Les particules vont finir par se déposer au fond, comme d’habitude, mais tout aura changé, elles s’organiseront d’une autre manière d’elles-mêmes. Enfin, ces mots qui étaient retenus vont commencer à se répandre. Et il sera difficile de vous arrêter.

Si vous êtes aux prises avec l’angoisse de la feuille blanche, lisez quelques mots d’auteurs qui ont traversé cette épreuve. Cela vous inspirera. En voici quelques-uns.

«Une des choses les plus difficiles est le premier paragraphe. J’ai passé plusieurs mois sur un premier paragraphe, et une fois que je l’ai eu, le reste est venu très facilement .  » – Gabriel Garcia Marquez

«Il se peut que j’écrive, deux semaines de suite « le chat s’est assis sur le tapis, c’est comme ça, c’est pas un rat ». Et il se pourrait bien qu’il s’agisse des mots les plus ennuyeux et les plus laids qui soient. Mais j’essaie. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris quoi qu’il arrive. Et à la fin, c’est comme si une muse quelconque était convaincue de mon sérieux, et disait « D’accord, d’accord. Je viens.»  Maya Angelou

« Ton esprit fait le mort. Lasse-le par de patientes provocations ». Jules Renard

«Vous vous êtes mis à écrire parce que vous deviez écrire un livre et non pas pour donner du sens à votre vie? Faire pour faire n’a jamais eu de sens: il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que vous ayez été incapable d’écrire la moindre ligne. Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (…) Les écrivains vivent plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante.» Joël Dicker
«Si j’avais attendu d’atteindre la perfection, je n’aurais jamais écrit un mot.  » – Margaret Atwood

«L’écriture, c’est 90 pour cent de procrastination : lecture de magazines, manger des céréales directement dans la boîte, regarder des info-publicités. C’est faire tout votre possible pour éviter l’écriture, jusqu’à ce qu’il soit environ quatre heures du matin et que vous atteigniez le point où vous devez écrire.» – Paul Rudnick

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