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Agence Littéraire Laëns

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Agence Littéraire Laëns

Archives de catégorie : Actualités

Stimulez votre créativité

24 vendredi Oct 2014

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Pour éviter le syndrome de la page blanche, une seule solution : stimuler sa créativité. Voici une infographie qui rappelle les conditions préalables pour que l’intellect s’ouvre à l’imagination et à la création.

stimulez votre créativité-

Si certaines « conditions » se répètent, c’est parce qu’elles interviennent à différents stades de l’écriture. D’autres semblent se contredire : « maîtrisez les règles » et « brisez les règles ». Mais il n’en est rien. Il faut maîtriser les règles pour être capable de s’en affranchir. C’est là où le talent rejoint l’expérience.

Et n’oubliez pas : votre créativité s’accomplit uniquement si vous menez votre projet à son terme.

©Agence Littéraire Laëns 2014

Il pleut des pachydermes

23 jeudi Oct 2014

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Il pleut des pachydermesIl pleut des pachydermes, roman jeunesse de Martyne Pigeon est disponible en librairie dès aujourd’hui.

Avec ce titre, Martyne Pigeon inaugure une nouvelle collection de romans jeunesse chez Boomerang Éditeur sur et pour les enfants différents. Elle y met en scène des personnages jeunes et attachants aux prises avec des troubles comme le syndrome de l’anxiété, le syndrome d’Asperger et bien d’autres. Des histoires pour mieux se comprendre et comprendre les autres.

Résumé du livre : Marco adore regarder sa mère décorer des gâteaux et jouer avec sa cousine, qui vit juste à côté de chez lui. Ce qu’il aime moins, c’est aller à l’école. Pourtant il a de bonnes notes et son enseignant l’aime beaucoup. Mais Marco ne saisit pas pourquoi les autres enfants rient ou sourient, ni quand un adulte dit « Tu as vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mon garçon ! » ou « Demain est un autre jour. » Marco vit avec le syndrome d’Asperger. Alors quand un matin son papa s’écrie : « Il pleut des cordes ! », Marco ne veut plus sortir de chez lui pour prendre l’autobus. Et sa maman qui insiste pour qu’il aille à l’école ! Marco n’a pas envie de se faire assommer par des cordes de bois !

Martyne Pigeon, Il pleut des pachydermes (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-018-0, 12.95 $. Dès 7 ans

MartyneBiographie de Martyne Pigeon :

Dès le primaire, Martyne Pigeon écrit des histoires qu’elle invente pour ses amis et ses proches, quand elle ne lit pas des San Antonio en cachette en écoutant une cassette huit tracks de Roger Whittaker. À l’adolescence, elle découvre Stephen King, entre autres Peur bleue (L’Année du loup-garou)[1]. Au Cégep, elle s’inscrit en arts et lettres, concentration cinéma et rêve de devenir scénariste et réalisatrice. Elle continue jusqu’à l’Université Concordia où elle suit le programme Film Studies du Mel Hoppenhein School of Cinema.

C’est en 2009 que Martyne redécouvre l’amour de l’écriture romanesque. Elle participe à un atelier dirigé par Isabelle Forest (écriture de son premier roman) et à celui de Michel Pleau (poésie) avec la Fédération québécoise du loisir littéraire. En 2011 elle fonde sa revue de littérature S.F.F.F[2] pour la jeunesse, Souffle d’Éden, à valeurs judéo-chrétiennes. Elle s’inscrit en 2012 à l’Université Laval, au certificat Création littéraire. En 2013, elle obtient son diplôme et poursuit au baccalauréat études littéraires, concentration créations médiatiques.

Martyne est publiée aux éditions Boomerang, dans la collection « C’est la vie ! » sur le thème de la différence[3], mais aussi aux éditions Astéroïde en format numérique[4]. Sa poésie est diffusée dans la revue de création littéraire Lapsus ainsi que dans le fanzine culte Horrifique. Martyne Pigeon mène plusieurs projets d’écriture de front, dont un recueil de poèmes, un roman pour jeunes adultes et deux autres romans pour la collection « C’est la vie ! »

La collection : C’est la vie ! est une série de romans illustrés, écrits en gros caractères, pour les lecteurs débutants portant sur des thèmes de la vie quotidienne que vivent les enfants ou un de leurs proches (différences, problèmes de comportement, séparation, famille reconstituée, garde partagée, divorce, école, vie sociale, etc.). Chaque roman est illustré et se termine par un glossaire et des quiz accompagnés d’un solutionnaire. De plus, un jeu complémentaire est offert sur Internet.

[1] La version de poche incluait le scénario dialogué du téléfilm avec Megan Follows.

[2] Science-Fiction, Fantasy, Fantastique

[3] destinée aux enfants de 7 à 10 ans

[4] nouvelles adultes fantastique/polar

©Agence Littéraire Laëns 2014

La boîte à monstre

23 jeudi Oct 2014

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boite à monstreLa boîte à monstre, premier roman jeunesse de Martyne Pigeon est disponible en librairie dès aujourd’hui.

Avec ce premier titre, Martyne Pigeon inaugure une nouvelle collection de romans jeunesse chez Boomerang Éditeur sur et pour les enfants différents. Elle y met en scène des personnages jeunes et attachants aux prises avec des troubles comme le syndrome de l’anxiété, le syndrome d’Asperger et bien d’autres. Des histoires pour mieux se comprendre et comprendre les autres.

Résumé du livre : Marie-Lune est une enfant tranquille. Elle parle peu, ne joue pas beaucoup avec les autres enfants à l’école. Elle a souvent peur. Elle s’invente des histoires qui l’empêchent de dormir la nuit. « Est-ce un monstre que j’entends dans le trou du bain ? » Un médecin a dit que Marie-Lune souffre de troubles anxieux, et qu’elle doit être confrontée à ses peurs petit à petit pour pouvoir « sortir de sa coquille ». Bien que sa maman ne se sente pas à l’aise avec la solution du médecin, son papa, lui, l’a pris au mot ! Il a préparé une surprise pour l’anniversaire de Marie-Lune. Mais une surprise qui grogne et qui hurle, ça peut être dangereux… non ?

Martyne Pigeon, La boîte à monstre (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-017-3, 12.95 $. Dès 7 ans

MartyneBiographie de Martyne Pigeon :

Dès le primaire, Martyne Pigeon écrit des histoires qu’elle invente pour ses amis et ses proches, quand elle ne lit pas des San Antonio en cachette en écoutant une cassette huit tracks de Roger Whittaker. À l’adolescence, elle découvre Stephen King, entre autres Peur bleue (L’Année du loup-garou)[1]. Au Cégep, elle s’inscrit en arts et lettres, concentration cinéma et rêve de devenir scénariste et réalisatrice. Elle continue jusqu’à l’Université Concordia où elle suit le programme Film Studies du Mel Hoppenhein School of Cinema.

C’est en 2009 que Martyne redécouvre l’amour de l’écriture romanesque. Elle participe à un atelier dirigé par Isabelle Forest (écriture de son premier roman) et à celui de Michel Pleau (poésie) avec la Fédération québécoise du loisir littéraire. En 2011 elle fonde sa revue de littérature S.F.F.F[2] pour la jeunesse, Souffle d’Éden, à valeurs judéo-chrétiennes. Elle s’inscrit en 2012 à l’Université Laval, au certificat Création littéraire. En 2013, elle obtient son diplôme et poursuit au baccalauréat études littéraires, concentration créations médiatiques.

Martyne est publiée aux éditions Boomerang, dans la collection « C’est la vie ! » sur le thème de la différence[3], mais aussi aux éditions Astéroïde en format numérique[4]. Sa poésie est diffusée dans la revue de création littéraire Lapsus ainsi que dans le fanzine culte Horrifique. Martyne Pigeon mène plusieurs projets d’écriture de front, dont un recueil de poèmes, un roman pour jeunes adultes et deux autres romans pour la collection « C’est la vie ! »

La collection : C’est la vie ! est une série de romans illustrés, écrits en gros caractères, pour les lecteurs débutants portant sur des thèmes de la vie quotidienne que vivent les enfants ou un de leurs proches (différences, problèmes de comportement, séparation, famille reconstituée, garde partagée, divorce, école, vie sociale, etc.). Chaque roman est illustré et se termine par un glossaire et des quiz accompagnés d’un solutionnaire. De plus, un jeu complémentaire est offert sur Internet.

[1] La version de poche incluait le scénario dialogué du téléfilm avec Megan Follows.

[2] Science-Fiction, Fantasy, Fantastique

[3] destinée aux enfants de 7 à 10 ans

[4] nouvelles adultes fantastique/polar

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Comment arriver à finir son roman

14 mardi Oct 2014

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papiers-help1Vous travaillez sur votre roman depuis plusieurs années. Mais plus le temps passe, et plus le mot « Fin » s’éloigne au lieu de se rapprocher. Vous êtes sans doute tombé dans un des six pièges fatals à l’écriture. Voici comment les repérer et y remédier.

Se perdre dans les recherches 

Certains auteurs ne finissent pas, parce qu’ils n’arrivent pas à commencer. Ils ont une idée prometteuse, mais sont incapables de la développer car ils se perdent dans les recherches. Débutez l’écriture et poursuivez la collecte d’informations au fur et à mesure, selon les besoins du texte. Et rappelez-vous : pas la peine de devenir médecin légiste, si vous avez décidé qu’un personnage doit mourir après avoir ingéré du cyanure. Concentrez-vous sur ce qui vous est utile et laissez le reste.

Un plan qui n’en finit plus de finir

J’ai rencontré des écrivains qui préfèrent élaborer un plan détaillé. Un plan qui peut aller… jusqu’à 350 pages ! D’autres n’en ont pas besoin. Chacun sa méthode. Si vous choisissez de travailler avec un plan, faites en sorte que ça ne vous empêche pas de commencer à écrire. L’important est de savoir quand le plan est suffisamment avancé pour pouvoir débuter. Posez-vous la question : « Puis-je commencer à écrire ? » Si la réponse commence par « oui » (y compris « oui, mais »), allez-y… ÉCRIVEZ !

Un manque d’organisation

Quelques auteurs ne finissent jamais, car ils sont incapables d’organiser leurs informations. Récemment, j’ai parlé avec un auteur qui avait un début et une fin, mais pas de milieu. Lorsque je lui ai demandé de me parler de l’intrigue, il a énuméré une suite de personnages mais n’avait rien prévu de ce qu’ils allaient faire ! Il lui manquait la structure du récit. Et pas de structure, pas de roman.

S’éterniser sur la première phrase

On le sait, la première phrase d’un livre ou d’un chapitre est cruciale. C’est avec elle que vous accrochez le lecteur. Mais s’acharner à essayer d’écrire une première phrase parfaite et s’interdire de continuer avant de l’avoir obtenue garantit de ne jamais finir son roman. Bien souvent, votre première phrase définitive ne sera pas celle que vous avez écrite. Lors de la réécriture, vous la trouverez quelque part dans votre premier chapitre et vous réorganiserez le passage. Écrivez votre premier jet, vous reviendrez à cette première phrase plus tard.

Se censurer

« Écrire, c’est accepter de déplaire. Écrire, c’était trahir. Écrire, c’était avoir les mains sales. » — Karine Tuil, L’invention de nos vies.

Un autre piège est l’autocensure. Si vous vous censurez par prudence ou par désir de plaire, vous risquez d’écrire un texte sans saveur. Un texte qui aurait pu être écrit par n’importe qui. Un texte qui ne fait qu’effleurer son sujet. L’autocensure est néfaste car elle vous empêche d’aller au bout de vos idées. Pire : elle vous empêche d’aller au bout de vous-même. Osez écrire ce que VOUS avez à dire ! C’est ce qui donnera à votre roman un ton et un regard uniques.

Réviser sans fin

Beaucoup d’auteurs refusent de montrer un manuscrit tant qu’ils ne le trouvent pas parfait. Ils réécrivent toujours et encore le même livre. Finissent par obtenir un texte rigide et terne. Et ne sont plus capables de le voir. Si vous modifiez des passages et retournez ensuite à votre version précédente, vous faites du surplace. Laissez tomber cette recherche de la perfection qui vous paralyse et demandez-vous : « Est-ce que cela fonctionne pour le lecteur ? » C’est ce qui doit diriger l’étape de la réécriture. Tout écrit peut être amélioré, mais c’est beaucoup plus difficile d’y arriver seul. Un professionnel peut vous donner un nouvel élan. Mais personne ne pourra vous aider si vous refusez de faire lire votre manuscrit.

 ————-

Suivre ces indications ne vous garantit pas de terminer votre roman mais cela vous rapprochera du mot «Fin». Certains diront qu’un texte n’est jamais achevé, ce qui est vrai dans un sens. Même une fois publié, un livre peut souvent être amélioré. Mais pour que votre manuscrit ait cette chance, il ne faut pas qu’il reste dans un tiroir. Méthode et efficacité. Voilà ce qui doit vous guider vers l’obtention d’un manuscrit « final ».

©Agence Littéraire Laëns 2014

Rôle d’un agent littéraire

12 vendredi Sep 2014

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Vous êtes nombreux à me demander en quoi consiste mon travail d’agente littéraire, et à quelles étapes j’interviens. Je vous ai préparé ce schéma pour vous l’expliquer.

l'auteur et l'agent littéraire

En tant qu’agente littéraire, je n’accepte pas tous les manuscrits qui me sont proposés. Je les sélectionne en fonction de plusieurs critères dont le potentiel de l’auteur, l’intérêt et la qualité de l’intrigue, les personnages, le style, le marché potentiel, etc.

©Agence Littéraire Laëns 2014

Son nom est…

05 vendredi Sep 2014

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prénomsUn des principaux problèmes rencontrés lors de l’écriture d’un roman n’est pas l’intrigue (vous l’avez en tête), ni les personnages (vous les avez définis au préalable), ni le cadre. Non, c’est quand il s’agit d’attribuer des noms aux personnages que vous risquez d’éprouver quelques difficultés.

Attention à l’origine des noms

Les jeunes auteurs ont tendance à donner des noms anglophones à leurs personnages. Pourquoi ? Parce que les films, les télé-séries qu’ils regardent, les livres qu’ils lisent sont souvent d’origine américaine. Ils ne songent pas à nier leur identité. C’est beaucoup plus simple que ça. Pour eux, les personnages de fiction sont des Harry (Potter), Zoey (Redburn), Elena (Gilbert), etc. À moins que le cadre de votre histoire ne l’exige (l’action se déroule à l’étranger ou dans une ville cosmopolite), la plupart des éditeurs accrocheront sur ce détail et demanderont des changements afin que le lecteur se retrouve plus facilement dans les personnages.

Des noms communs ?

 

Si vos histoires s’inspirent du quotidien, vos personnages doivent-ils porter des noms ordinaires ou excentriques ? Un nom plutôt commun enlève-t-il de la saveur à votre écriture ? Certainement pas. Mais le nom d’un personnage est bien souvent ce que l’on connaît en premier de lui. Il faut donc qu’il laisse une trace indélébile, qu’il corresponde à sa personnalité et à son âge.

Évitez les prénoms mixtes (Maxime, Dominique, Camille…) qui entretiennent le flou quant à l’identité sexuelle de vos personnages. Sauf si l’ambiguïté sert l’intrigue de votre roman.

Les prénoms sont assujettis à des modes. Des succès littéraires, cinématographiques, des chansons peuvent influencer les parents. La chanson « Nathalie », de Gilbert Bécaud est sortie en 1964. On a observé en France une augmentation telle des « Nathalie » qu’il est devenu le premier prénom féminin pendant plusieurs années. Il a fallu attendre 1973 pour que les « Nathalie » reviennent à leur niveau d’avant la chanson. Le même phénomène a eu lieu au Québec… avec deux fois plus d’ampleur !

Les prénoms ont un cycle de vie. Leur fréquence augmente et décroit selon les époques… « Philomène » est apparu dans les années 1830 et a connu son apogée en 1837 et 1838. Les « Napoléon » sont au cinquième rang des prénoms masculins les plus fréquents entre 1875 et 1879, mais auront beaucoup de difficulté au tournant du XXème siècle. Si vous écrivez un roman historique, choisir des prénoms adéquats permet de renforcer le dépaysement temporel et d’éviter des anachronismes fâcheux.

Vous pouvez éplucher les journaux (avis de décès, naissances, articles), les génériques de films, les bases de données des sociétés de généalogie, mais également faire des recherches sur les prénoms les plus attribués pour une période donnée. Pour le Québec, la France, et les États-Unis, Lesprénoms.net permet de visualiser les tendances depuis 1800. Pour la France uniquement, ce site vous intéressera à condition d’avoir déjà quelques prénoms en tête. Vous pouvez aussi vous inspirer de personnes qui ont jalonné votre vie et mélanger le prénom de l’une avec le nom de famille de l’autre.

De la diversité

À moins d’avoir une idée particulière en tête (une famille dans laquelle les prénoms sont tous composés à partir de Jean parce que le père s’appelle ainsi), les noms de vos personnages doivent être bien distincts. Le lecteur doit comprendre en un instant de qui il s’agit, sinon il ne plongera pas dans votre histoire et n’y trouvera pas de plaisir. Rien n’est plus désagréable que de se demander en cours de lecture : « Qui c’est déjà, lui ? »

Vous avez dit comment ?

Même si vous écrivez du fantastique, faites en sorte que le nom de votre personnage ne soit pas trop long, ni trop alambiqué. Bref, qu’il soit prononçable. Ou tout au moins qu’il puisse avoir un surnom qui l’est. Pensez également à sa musicalité. Elle peut adoucir ou au contraire, endurcir votre personnage.

Prénoms et caractères

Chaque prénom possède une signification, qui peut renvoyer à un trait de caractère particulier. Vous devriez tenir compte de ce facteur au moment d’attribuer un nom à chacun de vos personnages. Si vous appelez Lionel (réputé pour être cartésien, pragmatique et prudent), un jeune de 17 ans impulsif et un peu rebelle, cela risque d’être peu crédible. Même chose si votre personnage de 40 ans, au caractère effacé travaille comme caissière à l’épicerie du coin et s’appelle Anastasia. Vous pouvez visiter ce site sur lequel vous trouverez l’origine historique de chaque prénom, le caractère associé ainsi que sa fréquence selon les années.

©Agence Littéraire Laëns 2014

Je veux du trafic !

29 vendredi Août 2014

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Deuxième roman

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venez-visiter-mon-siteVous avez créé votre site Internet et, jour après jour, vous regardez vos statistiques. Désespoir : même en ayant les données par pays, vous savez que votre mère est allée le visiter… et quelques amis pour faire bonne mesure. D’ailleurs, ils vous ont laissé des commentaires pour vous encourager : « C’est beau. Je suis fière de toi. Mais heureusement que tu m’as donné l’adresse, Google ne le trouve pas !! » Allez-vous devoir payer des publicités pour que les moteurs de recherche daignent enfin s’intéresser à votre site ou à votre blog ?

Dois-je payer de la publicité ?

Il existe un moyen d’avoir plus de visites : Google ads. Comment ça marche ? Vous choisissez des termes ou expressions de recherche et vous misez une somme par clic et par terme de recherche avec un montant maximum journalier. J’ai bien dit « misez ». Parce que si vous payez 10 sous le clic, celui qui paie 75 sous pour les mêmes termes de recherche passera devant vous dans les résultats affichés par Google. À vous de choisir si cette solution vous convient. Si vous ne voulez pas payer, voici quelques pistes à explorer.

Comment améliorer la visibilité de votre site internet gratuitement

  • Faites apparaître votre nom sur toutes les pages de votre site
  • Ne recopiez pas le C4 de vos livres. Les moteurs de recherche ont tendance à écarter les doublons et laissent de côté certaines références.
  • Reliez votre site à facebook, tweeter et autres réseaux sociaux.
  • Inscrivez son adresse dans la section « à propos » de facebook.

 

Comment attirer du monde sur votre blog gratuitement

En plus des outils utilisés pour un site, vous en avez d’autres pour améliorer le référencement de votre blog :

  • Utilisez les mots-clés afin que vos articles apparaissent dans les résultats de plusieurs recherches. Regardez les mots-clés utilisés pour ce billet, cela va vous donner une idée.

  • Lorsque vous écrivez votre billet, si vous utilisez wordpress, vous avez la possibilité d’inclure un extrait (entre 150 et 300 caractères) dans la boîte prévue à cet effet. Il a deux fonctions : la première consiste à ne pas surcharger la présentation de votre blog. L’extrait apparaît et le visiteur a le loisir de cliquer dessus pour faire apparaître le billet s’il l’intéresse. Sa deuxième fonction est le référencement. Son texte doit être significatif et efficace.

Vous avez appliqué ces trucs mais les moteurs de recherche ignorent toujours votre site ou votre blog ? C’est normal. Plus nombreux seront les visiteurs, plus votre référencement sera efficace. C’est un cercle vertueux. La solution : générer un trafic préalable, voire récurrent sur votre site et/ou votre blog… et attendre.

Les réseaux sociaux à la rescousse

Annoncez la bonne nouvelle sur facebook, tweeter, etc. Et partagez cette information dans différents groupes, pertinents bien sûr.

L’avantage du blog sur le site, c’est que vous pouvez partager à chaque fois que vous écrivez un nouveau billet. Assurez-vous toutefois qu’il présente un réel intérêt, une valeur ajoutée.

Vous pouvez également créer un événement facebook pour que vos amis puissent s’inscrire à votre infolettre, s’abonner à votre blog, etc.

Soyez créatif, ou à défaut soyez simple : évitez les appels désespérés « Vous avez vu mon nouveau site ? Il est beaauuu ! Alors, pourquoi ne le visitez-vous pas ? ».

Un conseil : ayez une page facebook d’auteur différente de votre profil privé[i]. La page vous permet de ne pas être limité à 5000 « amis », et ce qui concerne vos proches n’a pas forcément d’intérêt pour vos lecteurs. Différencier les deux permet également de limiter des accrocs fâcheux à votre image publique.

Vous pouvez également créer un réseau : en vous abonnant à d’autres blogs, en rebloguant, etc. La solidarité fonctionne, encore faut-il l’initier.

Faites-vous répertorier 

Pour les auteurs québécois, vous pouvez avoir votre fiche dans l’ÎLE http://www.litterature.org/mission/ en posant votre candidature auprès de l’UNEQ.

Pour tous les auteurs francophones, visitez le site Weblettres et notamment le répertoire http://www.weblettres.net/sommaire.php?entree=20&rubrique=46 qui vous permettra de voir dans quelle base de données et sur quel site vous pouvez apparaître en tant qu’auteur, et sur lesquels vous pouvez référencer votre site ou votre blog.

Sur Webassociation des auteurs, vous avez la possibilité de partager vos articles de blog. Visitez le site et allez sur leur page « Mode d’emploi ». Vous pouvez également vous en inspirer pour créer un blog communautaire.

 

[i] Si vous ne connaissez pas la différence, vous pouvez vous reporter à la page d’aide de Facebook ou encore à cet article : http://webchronique.com/comprendre-les-differences-entre-les-pages-les-groupes-et-les-profils-facebook/

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Prenez-vous dans la toile !

22 vendredi Août 2014

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Deuxième roman

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Prenez-vous dans la toile !Tous les grands auteurs possèdent leurs sites officiels. Certains tiennent un blog. Pourquoi est-il essentiel pour un auteur d’avoir un site ou un blog ? Parce que cela augmente votre visibilité. Parce que cela vous permet de développer vos relations avec vos lecteurs. Parce que cela procure un matériel aux recherchistes et journalistes qui vous contacteront. Parce que cela permet à votre futur éditeur de mieux vous connaître. Parce que cela vous permet de présenter vos compétences si vous animez des ateliers d’écriture ou des rencontres en milieu scolaire.

Quelques maisons d’édition se chargent de créer un site pour leurs auteurs, mais on les compte sur les doigts d’une seule main. Voici quelques conseils pour vous permettre de faire un choix éclairé et d’accentuer votre présence sur la toile.

Lancer un blog ou un site Internet ?

Votre page doit être avant tout une vitrine, un endroit où parler de vos projets et exposer votre travail. Deux possibilités : le site Internet et/ou le blog. L’un n’est pas meilleur que l’autre, mais le site et le blog ont des fonctions et des contraintes différentes.

Le site internet est organisé par thèmes et par pages. Il permet d’exposer son travail de manière logique: les livres publiés, votre actualité d’auteur, votre biographie, etc.

Le blog a un aspect beaucoup plus dynamique et vivant car il fonctionne sur la publication d’articles. Mais l’animer devient souvent un casse-tête car il est nécessaire de poster régulièrement de nouveaux articles. Si vous choisissez l’option blog, donnez à connaître votre univers d’auteur en relayant vos lectures, vos coups de cœur artistiques, vos coups de gueule éditoriaux, les projets sur lesquels vous travaillez, etc. N’oubliez pas que ce qui touche derrière une écriture, c’est une personnalité.

Comment créer un blog/site Internet ?

Même si vous n’y connaissez rien en informatique, c’est à votre portée. WordPress permet de combiner le dynamisme du blog et de créer également des pages thématiques. C’est le plus utilisé aujourd’hui.

Vous aurez le choix entre de nombreuses propositions de concept et mise en page, appelés « Thèmes » et vous aurez la possibilité de le personnaliser à l’infini. Il existe également des outils plus simples d’utilisation que wordpress comme wix, mais il est moins souple.

Que doit contenir un site d’écrivain ?

Votre site Internet doit exposer vos principales activités en tant qu’auteur. Les deux principaux types de contenu sur un site d’écrivain sont ses dernières publications et ses apparitions publiques : lancement, conférences, séance de signature, salon du livre, etc. Le site officiel peut aussi proposer d’acheter directement des livres de l’auteur.

Le design du site est aussi très important. En général, l’esthétique doit refléter le genre littéraire de l’écrivain. Si vous écrivez des romans de science-fiction alors le design doit être adapté en conséquence. Si vous écrivez des livres pour enfants, vous devez adapter le design et le concept pour un public jeune.

Si vous proposez d’acheter vos livres via votre site, vous devez intégrer un mode de paiement sécurisé et différents modes de livraison. Les lecteurs ne sont pas les seuls qui sont intéressés par les sites d’écrivain. Certains éditeurs incluront un lien sur leur site vers le vôtre.

Vous ne proposez pas d’acheter vos livres via votre site ? Pourquoi ne pas mettre des liens vers le site de votre éditeur ou/et de votre librairie préférée ?

L’auteur hybride

On en parle de plus en plus. Certains auteurs publiés chez des éditeurs connus et reconnus explorent une nouvelle manière de vendre leurs œuvres. Ils réservent certains titres à un achat direct via leur site. Il s’agit d’une exclusivité.

C’est le cas d’Arlette Cousture : en allant sur son site http://www.arlettecousture.com/, vous cliquez sur l’onglet « 12 nouvelles » et vous avez la possibilité d’acheter 12 nouvelles pour 25.00 $ + taxes.

Quelques exemples de sites

http://alaincliche.weebly.com/ (l’auteur y livre, entre autres, des extraits de ses romans, de leur revue de presse et les musiques évoquées dans ses livres. À noter : le lien pour avoir accès à son blog consacré à la musique et à la littérature)

http://www.jsdesrochers.com/ (classique, efficace, épuré, un modèle du genre avec un bon sens de l’humour : l’auteur modifie ses photos comme pour préserver l’anonymat alors qu’il est connu… et reconnu)

http://www.guillaumemusso.com/ (deux originalités : l’onglet « L’écriture » dans lequel vous pouvez retrouver des questions fréquemment posées à l’auteur et ses réponses, et la possibilité de voir le site en anglais en cliquant sur EN)

http://www.martin-page.fr/ (un design épuré pour un site d’écrivain classique avec un onglet pour accéder à son blog et un onglet « Extras » qui offre de belles surprises)

http://www.cvoyerleger.com/ (un site efficace pour une auteure qui a commencé par le blog. La directrice du R.E.C.F. offre un onglet pour 3 blogues)

Quelques exemples de blogues 

http://mereindigne.com/ (le blog de Mère indigne alias Caroline Allard. C’est drôle, irrévérencieux, dans l’esprit de Mère indigne. Caroline Allard a pris le relais sur la page Facebook Mère indigne)

http://myleneetelisabeth.blogspot.ca/ (un blog tenu par deux auteures : Mylène Gilbert-Dumas et Élisabeth Tremblay. On y retrouve évidemment leurs livres, leurs événements, leurs lectures et sur la page accueil des billets très intéressants et pertinents sur le monde du livre québécois, sur la condition d’auteur… des billets signés par la doyenne.)

http://sophieluce.wordpress.com/ (un blog axé sur la proximité dans lequel Sophie-Luce Morin se dévoile, en plus de présenter ses livres, conférences etc.)

http://blogres.blog.tdg.ch/ (un blog collectif d’auteurs genevois sur la littérature, l’actualité et une tribune d’opinion)

 ___________________________

Alors maintenant, à vos claviers ! Trouvez votre identité. Travaillez sur votre visibilité. Ce n’est pas une option.

©Agence Littéraire Laëns 2014

Rencontre avec Joanna Gruda

28 samedi Juin 2014

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Rencontres d'auteurs

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Mots-clés

agence littéraire, agence littéraire laëns, Anne Hébert, Éditions Boréal, Boris Vian, Dany Laferrière, droits de traduction, Gabriel garcia Marquez, Gabrielle Roy, Joanna Gruda, L'enfant qui savait parler la langue des chiens, Marguerite Duras, premier jet, réécriture, Réjean Ducharme

Joanna Gruda

Crédit photo : Martine Doyon

Paru en février 2013, le premier livre de Joanna Gruda, L’enfant qui savait parler la langue des chiens, connaît un succès international… jusqu’à la Chine, qui vient d’acquérir les droits de traduction. Rencontre avec une primo-romancière à qui tout sourit.
Qu’est-ce qui vous motive à écrire ?

Le plaisir que ça me procure, simplement. Je n’arrive pas à trouver de meilleure réponse. C’est à la fois physique, émotif et intellectuel. Sensuel, même. Le plaisir d’inventer, de jouer avec les mots, les idées, de se prendre pour Dieu, de créer, quoi ! Parfois, forcément, c’est aussi cathartique.

 

L’enfant qui savait parler la langue des chiens s’appuie sur des faits réels, et en particulier sur une période de l’enfance de votre père : comment cela a-t-il influencé votre travail d’écriture ?

 Tout mon projet est parti de l’idée que j’avais une super histoire à raconter et que je voulais m’en servir pour me concocter un exercice d’écriture, une sorte d’atelier entre moi et moi. C’était aussi l’occasion de me lancer dans un projet de plus grande envergure qu’une nouvelle ou un court récit. Le fait d’avoir une histoire qui existait m’a permis de transcender ma peur du roman.

J’ai d’abord enregistré mon père pendant de longues heures. Mais ce n’est que quelques années plus tard que je me suis mise à l’écriture. En fait, je n’ai pu commencer à écrire qu’après avoir décidé de la forme que prendrait la narration. J’ai choisi d’écrire au « je », le narrateur étant mon père, le petit Julek. Ça m’a beaucoup stimulé, cette idée de me mettre dans la peau de mon père.

Ensuite, j’ai travaillé, retravaillé, en essayant de capter l’essence mais en me laissant libre aussi d’ajouter, d’enlever, d’adapter.

 

Si le processus d’écriture nécessite une discipline, quelle est la vôtre ?

Je trouve immensément difficile de m’asseoir pour écrire. Je ne sais pas pourquoi, étant donné le plaisir que je ressens presque toujours ensuite à le faire. Mais chaque fois, je procrastine en accomplissant toutes sortes de tâches que sinon, je remettrais à plus tard. Dans le fond, on pourrait dire que l’écriture me permet de rayer pas mal de choses sur ma todo liste. Je peux même aller jusqu’à classer des factures, ce qui n’est pas peu dire, dans mon cas. Une fois en panne d’idées ou simplement tannée de ramasser/faire du lavage/jeter des papiers, je m’installe et je commence généralement par relire des bouts de ce que j’ai écrit, pour me remettre dedans, pour retrouver l’atmosphère, le style de mon texte. Ensuite, j’ai habituellement du jus pour environ une heure et demie, pas beaucoup plus ; après, si je continue, ça devient lourd, laborieux. Mais ça vaut parfois la peine d’étirer la sauce, parce qu’il peut aussi y avoir des trucs intéressants qui surgissent de l’écriture forcée.

Quelle part avez-vous consacré au premier jet et ensuite au travail de réécriture pour L’enfant qui savait parler la langue des chiens ?

 

Dans mon cas, mon premier jet est souvent maladroit, sur le plan du style. Il y a beaucoup de répétitions, ça ne coule pas. Il me faut donc plusieurs étapes de réécriture. En fait, (…) quand je m’assois pour travailler, je commence toujours par relire des bouts de ce que j’ai écrit. J’en profite alors pour les améliorer, d’une façon légère, je dirais, au feeling, sans faire un travail en profondeur.

Ensuite, quand j’ai une grosse partie d’écrite, je fais une réécriture plus systématique.J’essaie alors de repenser la structure, de voir ce qui est de trop, ce qui est trop long par rapport au récit général. Cette étape peut être assez longue (et jamais tout à fait satisfaisante), car la structure n’est pas mon fort. Puis, je refais une lecture complète. À un moment donné dans tout ça, j’ai besoin d’un œil extérieur pour me ré-enligner ou pour m’aider à mieux comprendre ce qui me dérange sans que je sache mettre le doigt dessus.

 

Pourriez-vous évoquer la « carrière » internationale de ce livre ? De quelle manière cela vous touche ?

Il y a déjà neuf contrats de traduction signés (Pays-Bas, Pologne, Italie, États-Unis, Grande-Bretagne, Brésil, Espagne, Turquie, Chine) et quelques autres possibles. Je suis très touchée à l’idée que mon livre sera lu dans d’autres pays, que mes mots seront transposés dans d’autres langues. Je suis moi-même traductrice et ça me fait drôle de savoir que vont exister des versions de mon livre que je ne pourrai même pas lire. J’ai lu une première mouture de la traduction anglaise et j’ai trouvé que la traductrice avait très bien su capter mon style d’écriture. J’avais même parfois le sentiment que c’était ma langue, mais en mieux.

Comme il s’agit ici de l’enfance de mon père, ça ajoute une autre couche à mon attendrissement : ça me fait tout drôle de penser que des gens dans différents pays vont connaître son histoire.

 

Si vous deviez citer trois auteurs étrangers qui vous ont particulièrement marquée, quels seraient-ils et pourquoi ?

D’abord, trois, c’est difficile. J’en choisis trois qui m’ont touchée de façon différente, mais je me sens coupable envers plein d’autres !

Bon. Commençons par Boris Vian. L’écume des jours a été mon premier coup de foudre littéraire. J’étais adolescente et je lisais beaucoup (beaucoup plus que maintenant en fait). Un jour, sans doute après avoir terminé tous les Agatha Christie de la maison, je ne savais plus quoi lire et je me suis mise à fouiller dans la bibliothèque de ma grande sœur. J’ai pris le livre le plus magané, intriguée par ces paquets de feuilles décollées. Ça m’a flabergastée ! La liberté, l’invention, le côté ludique de l’écriture. Ce n’est pas la question, mais si je devais nommer un livre qui m’a donné le goût d’écrire, ce serait lui.

 

Marguerite Duras. Tout comme Vian, je l’ai découverte à une époque où j’avais beaucoup de temps pour lire. (Ça me manque !) Je me souviens d’être entrée dans son univers, d’avoir coulé dedans, d’en être restée imprégnée des jours entiers. Je me revois assise seule au St-Sulpice, par une journée d’été très chaude, à siroter un verre de vin rouge en m’imaginant dans la moiteur vietnamienne. À me parler dans ma tête avec des phrases qui se voulaient durassiennes.

 

Gabriel Garcia Marquez. Je trouve difficile de parler de Cent ans de solitude sans aller dans les clichés. Ce livre est un voyage, on embarque, on se laisse emporter dans un autre monde, dans un imaginaire coloré, épique, et il est très douloureux d’en voir venir la fin. Mais pour mieux en parler, il faudrait que je le relise. Tiens, c’est une bonne idée, ça.

 

Et du côté des auteurs québécois ?

Réjean Ducharme. Je ne sais pas pourquoi, mais son univers me semble aller de soi, il coule en moi naturellement, touche quelque chose de vrai en moi, de profond. Quand je le lis, je regrette de ne pas savoir écrire comme ça. J’aime la logique particulière de ses personnages enfants ou adolescents.

Dany Laferrière. Que je l’aime! J’adore sa simplicité, sa façon d’écrire avec l’air de ne pas écrire, sans effort (ce qui nécessite assurément le plus grand des efforts). On le suit, tant dans son monde extérieur qu’intérieur. Quand je le lis, c’est comme si c’était lui qui me racontait son histoire, j’entends sa voix, son accent dans ma tête.

 

L’enfant qui savait parler la langue des chiens raconte l’enfance du père de Joanna Gruda, pendant la seconde guerre mondiale entre la Pologne et la France. Julek a changé d’identité plusieurs fois, de pays, de langue. Il a vécu l’Occupation, fait un feu d’artifice avec les fusées allemandes…

 

l'enfant qui savait parler-GFJoanna Gruda, L’enfant qui savait parler la langue des chiens, Boréal, 2013, 9782764622162, 24.95 $

ou en Boréal compact, 9782764623060, 13.95 $l'enfant qui savait parler-poche

En tête-à-tête avec Sophie-Luce Morin, 3ème partie

05 samedi Avr 2014

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Rencontres d'auteurs

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Mots-clés

agence littéraire, Michèle Plomer, SILQ, Sophie-Luce Morin

Crédit photo : Patrick Lemay

Crédit photo : Patrick Lemay


À l’occasion de la sortie de Ma Mercedes contre un tracteur tome 2, le 2 avril dernier, j’ai posé quelques questions à Sophie-Luce Morin sur sa démarche d’auteure. Portrait en 3 questions d’une auteure en lectrice.

 

 

Que lisez-vous ?

S-L M : « En général, du côté de la fiction, je craque pour les auteurs qui sont de véritables jardiniers et qui partagent avec leurs lecteurs cette expérience extraordinaire qu’est celle de cultiver un petit coin de paradis. J’admire ces auteurs qui réussissent ce tour de force, comme Michèle Plomer, notamment avec Le jardin sablier, Didier Decoin, Je vois des jardins partout ou Helen Humphreys pour Le Jardin oublié. Le rapport à la terre est primordial pour moi. C’est ce rapport que je cherche à retrouver dans la vie et à recréer dans une œuvre. »

 

Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?

S-L M : « J’aime plusieurs auteurs, mais je n’aime pas toutes leurs œuvres. Je pense à (dans le désordre) Réjean Ducharme (…), Paul Auster, Margaret Atwood, Nancy Houston, Michèle Plomer, Romain Gary, Louis-Philipe Hébert, René Lapierre, Iouri Bouïda, Oswaldo França Junior, Colette…

Cependant, ce ne sont pas les auteurs qui m’inspirent le plus pour créer, mais les musiciens, les humains et plus que tout, la nature. »

 

Quelles sont les qualités que vous recherchez dans un bon roman ?

S-L M : « C’est le rapport aux sens qui (…) me séduit dans une œuvre. Je suis conquise quand je peux voir le bleu de la musique qui joue, que je peux entendre le rose du ciel ou sentir la chaleur de l’orangé qui colore les murs d’une pièce.

Un bon roman me fait vivre des émotions, ébranle mes certitudes. Me fait rire. Je veux entendre la musique quand je l’ouvre. Je veux qu’il m’enseigne quelque chose, un mot, une phrase, une idée. Je veux me dire : Ah mais quel petit génie, celui-là, celle-là ! »

 

Sophie-Luce Morin sera en signature au SILQ au kiosque 152

Vendredi 11 avril : de 15h à 17h      ma-mercedes-tome-2-couv-final-5-2-c12

Samedi 12 avril : de 13h à 14h30

Dimanche 13 avril : de 11h30 à 13h

 

 

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