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Agence Littéraire Laëns

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Agence Littéraire Laëns

Archives de catégorie : Devenir écrivain

Le premier jet en sept points

28 lundi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Mots-clés

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premier jet

Écrire d’une seule traite le premier jet de son roman présente des avantages significatifs. En voici déjà sept qui, je l’espère, vous convaincront.

1)    En écrivant un premier brouillon du début à la fin, vous achevez un projet plutôt que d’arrêter et de recommencer encore et encore. C’est bon pour le moral et cela vous permet de garder votre souffle pour l’épreuve d’endurance, qu’est la réécriture.

2) Jusqu’à ce que vous écriviez la fin, vous n’avez pas une compréhension claire de ce qui vient plus tôt (le plan n’y suffit pas). Écrire le premier jet d’une seule traite vous permet de savoir quelles scènes ou quels éléments doivent être étoffés, histoire d’éviter une intrigue cousue de fil blanc ou l’intervention maladroite (et irritante) d’un Deus ex Machina.

3) Vous avez accompli ce que vous vous apprêtez à faire. Ok, cette phrase semble tout droit sortie de « Retour vers le futur », mais elle est vraie. Vous avez ainsi la trame nécessaire à votre roman.

4) Une fois que vous avez un squelette en place, vous êtes capable de prendre du recul et de «voir» son histoire sous un angle nouveau. Cela vous indique la manière dont elle doit être traitée.

5) Plus vous vous investissez dans l’écriture stylistique avant de passer au chapitre suivant, plus vous vous attachez aux mots. Le premier jet n’est pas affaire de style. Libéré de cette contrainte, vous pourrez couper ces trente-cinq à cent pages, qui passent habituellement dans la filière treize, sans douleur (ou presque).

6) Écrire votre premier jet d’une seule traite vous a donné un rythme de travail. Cela va vous être très utile pour la phase de réécriture, épreuve d’endurance par excellence.

7) Et soyons réalistes, un premier jet, écrit d’une seule traite, ne peut que s’améliorer.

___________________________________________

Libre à vous d’écrire comme vous le sentez. Le but est de produire du texte. Le premier jet est votre premier matériau de réécriture.

© Agence Littéraire Laëns 2013

Donnez du corps à vos textes

21 lundi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Actualités, Auteur publié, Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Mots-clés

agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire Québec, cinq sens, coaching d'écriture, conseils d'écriture, correction de manuscrits, correction de manuscrits Québec, Frédéric Beigbeder, Les Misérables, toucher, Victor Hugo

bonhomme forceQuand vous écrivez, vous devez utiliser les cinq sens. Les lecteurs veulent faire l’expérience de ce que vos personnages voient, sentent, entendent, goûtent et touchent. Le toucher est le sens le plus ignoré par les auteurs. Il semblerait que cela soit plus difficile à décrire. Pourtant, le toucher est bien présent dans nos vies et est d’ailleurs le dernier sens, qui reste en fin de vie. Il ne faut donc pas l’ignorer. Les lecteurs s’identifient aux personnages qui se livrent avec leurs mondes.

Une description composée de détails sensoriels pénètre les couches de la conscience, et implique votre lecteur émotionnellement et intellectuellement.

Conseil de rédaction :

Les écrivains débutants ont tendance à confondre le contact avec la sensation.

Par exemple: « Je vois la rivière, j’entends les sirènes, je me sens confus. » Vous pouvez exprimer la même idée en écrivant : « Je vois la rivière, j’entends les sirènes. Je touche mon front, moite et froid. » ou « Je passe ma main sur mon front moite et froid ».

Essayez de dire toucher chaque fois que vous le pouvez et vous éviterez ce problème.

La texture décrit la façon dont on sent quelque chose quand on le touche ou qu’on le mange. J’ai dressé une liste de mots qui vous aideront à décrire ce qu’un personnage sent quand il touche quelque chose avec ses doigts ou sa peau. Et bien évidemment, cette liste est loin d’être exhaustive.

L’ABC du tactile

Abîmé, abrasif, ample, angulaire, âpre, arêtes vives

Bombé, bosselé, boursouflé, brisé, barbelé, brouillé

Cannelé, caoutchouteux, chaud, chauve, circulaire, collant, coriace, coussinné, crasseux, cratère, crénelé, crochet,

Détrempé, dense, déshydraté, distendu, doux, duveteux,

Écumeuse, élastique, émaillé, endommagé, enflé, engorgé, en relief, épais, épineux, étroit,

Ferme, flétri, frais, fragile, froid,

Gel, gélatineux, gercé, glacé, glacial, glissant, gluant, gonflé, gorgé d’eau, granuleux, gras, gratté, gravé, graveleux, grêlé, grossier,

Hérissé, huileux, humide,

Imperméable, incrusté, irrégulier,

Laineux, lisse

Malléable, mince, moite

Nervuré, noueux,

Ondulé,

Pâteux, pétillant, plat, pliable, plissé, poilu, pointu, poli, poussiéreux, propre, pulpeuse,
Rainuré, râpé, rayé, réchauds, rembourré, repassé, ridé, rigide, rouillé, rugueux
Sale, saturé, savonneux, sec, sculpté, sirupeux, solide, soyeux, spongieux, strié, en sueur,

Tendu, tiède, tissé, trempé, tricoté,
Velouté, velu, vibrant, visqueux,

Quelques exemples dans la littérature :

 

« Âmes écloses hier, fanées aujourd’hui, pareilles à ces fleurs tombées dans la rue que toutes les boues flétrissent en attendant qu’une roue les écrase. »

Victor Hugo, Les Misérables.

« Une famille, c’est un groupe de gens qui n’arrive pas à communiquer mais s’interrompent très bruyamment, s’exaspèrent mutuellement, comparent les diplômes de leurs enfants comme la décoration de leur maison, et se déchirent l’héritage des parents dont le corps est encore tiède. »

Frédéric Beigbeder, Un roman français

« C’est plus compliqué et plus pénible que la défécation notre effort mécanique de la conversation. Cette corolle de chair bouffie, la bouche, qui se convulse à siffler, aspire et se démène, pousse toutes espèces de sons visqueux à travers le barrage puant de la carie dentaire, quelle punition ! Voilà pourtant ce qu’on nous adjure de transposer en idéal. C’est difficile. Puisque nous sommes des enclos de tripes tièdes et mal pourries nous aurons toujours du mal avec le sentiment. Amoureux ce n’est rien c’est tenir ensemble qui est difficile. »

Céline, Voyage au bout de la nuit

En fouillant dans le champ lexical du toucher, on se rend compte que beaucoup de mots sont utilisés également pour décrire des sentiments et des réflexions : un ton peut être glacé, une capacité intellectuelle peut se flétrir, une personnalité peut être malléable… Si vous utilisez les mots qui évoquent le toucher, vous ajoutez au moins une dimension à votre propos et il s’enrichit d’autant.

L’ABC du livre pratique

18 vendredi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Devenir écrivain

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agence littéraire, écrire un livre, écrire un livre pratique, coaching d'écriture, comseils d'écriture

proposer son livre à un éditeurLes livres pratiques sont les éléments de base du marché de non-fiction. Les éditeurs réservent toujours un excellent accueil à de nouvelles idées et à de bons écrivains, qui présentent un sujet sous un angle inédit. Les livres pratiques doivent présenter une nouvelle idée, et ce au bon moment. Ils doivent faire preuve d’innovation. Ils doivent de préférence être écrits par un auteur ayant un public établi et une forte popularité dans les médias sociaux, et c’est encore mieux s’il s’agit d’un expert ou d’une célébrité. L’auteur doit pouvoir porter la promotion de son livre.

Mais attention. Si les gens veulent savoir, ils ne tiennent pas toujours à apprendre. Donc, votre travail consiste à rendre l’apprentissage attrayant et lisible.

Huit conseils pour écrire un livre pratique :
1. Présentez votre information d’une manière visuellement attrayante.
2. Laissez votre personnalité transparaître.
3. Donnez à vos lecteurs des exercices à faire en cours de lecture.
4. Si le sujet le permet, essayez d’inclure des blagues, des anecdotes, et des conseils qui augmenteront le plaisir de la lecture et contribueront à garder votre lecteur captif.
5. Agrémentez votre texte à l’aide d’illustrations.
6. Si le propos de votre livre est d’enseigner un savoir-faire, faites-le de façon claire, concise et privilégiez le processus étape par étape.
7. Utilisez un ton plutôt terre à terre, voire amical. Le meilleur des guides pratiques emploie un ton qui se démarque et est amusant à lire.

8. Gardez à l’esprit que la majorité de ces livres ne dépassent que rarement les 50000 mots.

Autopsie d’une écriture à succès

07 lundi Oct 2013

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Agatha Christie, agence littéraire, agence littéraire laëns, écrire un best-seller, écrire un roman à succès, best-seller, coaching d'écriture, conseils d'écriture, Elmore Leonard, John Grisham, règles d'écriture, Stephen King

agatha christieAgatha Christie a écrit quatre-vingt-cinq livres pour à peu près trois milliards d’exemplaires vendus.
Selon l’UNESCO, elle est l’auteure la plus traduite au monde. Le Livre Guinness des Records du Monde l’a sacrée l’auteure la plus vendue de tous les temps, tous genres confondus.

Quel est le secret de son succès ?
Il existe un lien entre le succès d’Agatha Christie et le langage clair et simple qu’elle emploie dans ses écrits.
« Le plus précieux de tous les talents, c’est de ne jamais utiliser deux mots quand un suffit ». ~ Thomas Jefferson
Agatha Christie semble avoir maîtrisé ce talent. Dans The Agatha Christie Code, plusieurs linguistes anglais ont analysé la façon dont elle utilise les mots. C’est son utilisation d’un langage clair qui fait qu’on lit ses œuvres facilement.
Un langage clair
Un excellent exemple : elle utilise presque exclusivement le mot « dit ». ( Les auteurs novices essaient d’utiliser des synonymes, souvent inadéquats, alors que « dit » s’impose comme le choix parfait. )

Elle n’introduit pas de nouveaux mots, mais met le lecteur à l’aise en utilisant la langue de tous les jours. Elle ne le décourage pas avec de grands mots et des phrases longues et alambiquées.

Elle ne l’ennuie pas avec des descriptions inutiles. Le lecteur est libre d’apprécier l’histoire en se concentrant sur l’intrigue.
Ses livres suivent une formule.
Ils sont tous semblables dans le style, la longueur des mots, et la longueur de la phrase. Dans Les vacances d’Hercule Poirot, Agatha Christie suit sa formule classique :
1 . Il y a un cadavre, très tôt dans l’histoire.
2 . Il y a un nombre restreint de suspects, en raison de la situation ou à cause d’une contrainte sociale.

3 . Le détective arrive.
4 . Nous suivons une série de fausses pistes.
5 . Il y a une résolution du mystère, puis la conclusion.

Un standard en matière d’écriture.

Agatha Christie n’est pas la seule à avoir réalisé l’importance d’utiliser un langage simple. Si vous étudiez l’écriture d’auteurs comme Stephen King, John Grisham, Danielle Steele, et Elmore Leonard, vous vous rendez compte qu’il existe une écriture standard idéale en matière de best-sellers.
Une fois que vous avez fini d’écrire votre roman, faites des statistiques de lisibilité sur l’ensemble du manuscrit.
Vous devriez avoir (en moyenne) :
• sept caractères par mot ; ce qui correspond au nombre de caractères que l’œil peut lire en une seule fixation,

• un indice de forme passive de moins de 5%,
• un score de lisibilité de 9 ou de 10 maximum selon le « fox index » de Gunning. Gunning est un consultant de presse américain ; sa formule = nombre moyen de mots par phrase + pourcentage de mots de trois syllabes et plus, le tout multiplié par 0,4 (un coefficient créé à l’époque pour que le nombre obtenu corresponde à une échelle éducative américaine).

Son échelle de valeur :

16 et + : Livres universitaires

12 et + : Commence à être difficile pour le grand public

10 : Score moyen des journaux américains

9 : Reader’s Digest

6 : Bandes dessinées

En français, il faudra être moins sévère car les mots anglais sont plus courts et le taux de redondance de l’anglais est inférieur à celui du français. On peut prendre par exemple des mots de 4 syllabes et plus au lieu de 3.
• Écrivez à la voix active, en utilisant des mots compréhensibles.

N. B. : Ceci n’est qu’une analyse du langage employé par des auteurs de best-sellers, mais il n’est nullement question de démarche artistique ni du sujet de l’intrigue.

Apprivoiser le méchant

03 jeudi Oct 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Auteur publié, Conseils, Devenir écrivain

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darth_vader-t2En général, les écrivains sont des gens sympas. Mais pour les besoins d’une fiction, ils doivent s’efforcer de comprendre les méchants. La difficulté consiste à apprécier, aimer les gens méchants qui constituent une source d’inspiration inépuisable.

Même si vous déplorez le mal dans la réalité, vous devez être capable d’embrasser l’esprit du mal pour écrire un bon roman, surtout un mystère ou un suspense.

Pour réussir à mettre en scène la méchanceté et l’incarner dans un personnage, un auteur se doit de se transformer en méchant, le temps de l’écriture, et de savourer pleinement cette expérience.  Il s’agit d’apprendre à jouer dans ce qui vous rebute et d’en tirer une expérience profitable.

Même si vous ne racontez pas votre histoire de leur point de vue, vous devez vraiment apprendre à connaître vos méchants afin qu’ils agissent de façon réaliste et cohérente.

Explorez votre côté sombre.

1) Prenez le temps de vous remémorer quelque chose d’horrible que vous avez fait et que vous regrettez avoir fait. Les détails importent peu : souvenez-vous comment vous vous êtes senti lorsque vous avez agi ainsi. Prenez quelques notes.

2) Maintenant, rappelez-vous quelque chose de méchant que vous avez fait mais pour lequel vous n’éprouvez aucun remords, ni regret. Que ressentez-vous ? Prenez quelques notes.
Ces deux pratiques simples permettent d’améliorer instantanément votre empathie pour vos méchants.

Maintenant, ces personnages doivent-ils se consacrer à la destruction et à l’assassinat 24h/24 et 7j/7 ?

Bien sûr que non.

Dans le monde réel, les vrais méchants agissent souvent comme les personnes les plus agréables qui soient. Ted Bundy travaillait pour une ligne de prévention du suicide alors qu’il était en train de tuer des femmes qui ressemblaient à la petite amie qui l’avait jeté. Jack l’Eventreur avait probablement des amis.
Vos méchants sont des personnes qui agissent uniquement dans leur propre intérêt, qui se préoccupent seulement de satisfaire leurs propres besoins, le tout dans un mépris total du reste de l’humanité. C’est en cela qu’ils se distinguent des gens normaux. La différence entre un personnage bon et un personnage mauvais est une question de degré, parfois très subtil. Ils ne sont pas diamétralement opposés, loin s’en faut.

Ce qui fait qu’un personnage est crédible, c’est toujours un mélange de bon et de mauvais. C’est vraiment juste une question de degré, et bien sûr, de point de vue. Certains meurtriers peuvent s’accrocher à leur version de l’histoire : légitime défense, ils sont les vraies victimes, etc.
Prendre tout cela en considération permet de donner plus de profondeur à vos méchants : pensez à vos personnages, et aimez-les, à la lumière des défaillances humaines comme les attentes irréalistes, les désirs secrets – désirs qui ne peuvent peut-être pas se réaliser.

Exploitez les faiblesses, les défaillances et la méchanceté humaine ! Il y a là beaucoup de matière pour des personnages sombres.

Cinq erreurs à éviter quand on écrit une série

17 mardi Sep 2013

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agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire Québec, coaching d'écriture, cohérence, conseils d'écriture, correction de manuscrits, correction de manuscrits Québec, oubli, série

 

cohérenceL’une de vos principales préoccupations lors de la planification et l’écriture d’une série devrait être la cohérence.  Si vous ne vous assurez pas d’une certaine cohérence, vos lecteurs ne retireront rien de l’histoire et resteront sur leur faim.

 

Voici les cinq types d’incohérence les plus courants dans les séries et les moyens de les éviter.

1- Les oublis

Vous devez poser les bases nécessaires — une trame plausible et une motivation pour chaque action, des personnages assez héroïques pour résoudre leurs propres problèmes—, afin de ne pas avoir recours à l’artifice de la coïncidence.

Si vous voulez qu’un événement soit crédible, il faut le mettre en place logiquement et suffisamment tôt pour que le lecteur l’accepte. Cela nécessite une planification.

2- Changer de prémisse

Cela concerne les renseignements donnés dans un épisode qui contredisent les informations livrées dans un autre. Dans une série, cela peut être fatal. Le changement doit être plausible pour que les lecteurs l’acceptent. Si vous créez un monde dans lequel aucun étranger n’est toléré dans les trois premiers livres, mais que dans le quatrième un étranger se présente et est accueilli au cœur de la communauté à bras ouverts, vous avez changé la prémisse de votre série.

3- Les problèmes techniques

Ce genre d’incohérence peut se produire par manque d’attention : changer de narrateur en cours de route, ou modifier la description des personnages. Si votre héros utilise certaines expressions dans le premier tome et qu’il ne le fait plus dans le reste de la série, c’est un problème technique. Pensez à faire des fiches : cela va éviter les changements de noms, de langage, de couleur de cheveux ou d’yeux, de taille, etc.

Vous voulez savoir ce que pense le lecteur de ces incohérences ? Cliquez ici.

4- Les questions de continuité

Si vous dotez un personnage de deux dates d’anniversaire ou si vous le rajeunissez au lieu de le vieillir au fur et à mesure que la série progresse, cela pose un problème de continuité. Établissez une chronologie et vous ne tomberez plus dans le piège. La rigueur est la clé.

Voici un exemple de brouillon de J.K. Rowling pour L’ordre du Phœnix.

brouillon HP

 

5- Les questions sans réponse

Dès le premier tome, vous avez soulevé une question et demandé au lecteur d’être patient. Vous développez ce thème à travers plusieurs livres. Vous avez promis qu’une réponse sera livrée dans le dernier volume. Si vous ne le faites pas, le lecteur se sentira floué, à juste titre. Ne sous-estimez jamais sa vengeance. (Avez-vous lu Misery de Stephen King ?)

  ___________________________________________

Ces conseils ne sauraient garantir la réussite de votre série. D’autres facteurs entrent en jeu. Ce billet vous permettra, je l’espère, d’éviter l’écueil de l’incohérence.

© Agence Littéraire Laëns 2014

 

Sortir du blocage de l’écrivain.

12 jeudi Sep 2013

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bonhomme page blancheBeaucoup d’écrivains sont passés par là : la feuille qui reste désespérément blanche, l’écran de l’ordinateur vide, avec comme seul mouvement celui du curseur dont les pulsations finissent par vous angoisser. Tous les outils sont là, vous avez amplement le temps d’écrire, mais voilà, les mots se refusent à vous.

Si vous êtes enfermé dans ce blocage, il existe quelques méthodes éprouvées pour vous aider à vous en libérer. Arrêtez ce que vous faites et prenez une pause. Partez pour une promenade. Déposez votre travail pendant une heure, une journée ou une semaine, puis  revenez-y. Commencez à écrire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans porter de jugement. Vous pourrez faire les modifications nécessaires ultérieurement. Allez dans un endroit qui vous inspire. Lisez un livre. Fondamentalement, secouez la poussière dans votre tête comme une boule à neige. Les particules vont finir par se déposer au fond, comme d’habitude, mais tout aura changé, elles s’organiseront d’une autre manière d’elles-mêmes. Enfin, ces mots qui étaient retenus vont commencer à se répandre. Et il sera difficile de vous arrêter.

Si vous êtes aux prises avec l’angoisse de la feuille blanche, lisez quelques mots d’auteurs qui ont traversé cette épreuve. Cela vous inspirera. En voici quelques-uns.

«Une des choses les plus difficiles est le premier paragraphe. J’ai passé plusieurs mois sur un premier paragraphe, et une fois que je l’ai eu, le reste est venu très facilement .  » – Gabriel Garcia Marquez

«Il se peut que j’écrive, deux semaines de suite « le chat s’est assis sur le tapis, c’est comme ça, c’est pas un rat ». Et il se pourrait bien qu’il s’agisse des mots les plus ennuyeux et les plus laids qui soient. Mais j’essaie. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris quoi qu’il arrive. Et à la fin, c’est comme si une muse quelconque était convaincue de mon sérieux, et disait « D’accord, d’accord. Je viens.»  Maya Angelou

« Ton esprit fait le mort. Lasse-le par de patientes provocations ». Jules Renard

«Vous vous êtes mis à écrire parce que vous deviez écrire un livre et non pas pour donner du sens à votre vie? Faire pour faire n’a jamais eu de sens: il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que vous ayez été incapable d’écrire la moindre ligne. Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (…) Les écrivains vivent plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante.» Joël Dicker
«Si j’avais attendu d’atteindre la perfection, je n’aurais jamais écrit un mot.  » – Margaret Atwood

«L’écriture, c’est 90 pour cent de procrastination : lecture de magazines, manger des céréales directement dans la boîte, regarder des info-publicités. C’est faire tout votre possible pour éviter l’écriture, jusqu’à ce qu’il soit environ quatre heures du matin et que vous atteigniez le point où vous devez écrire.» – Paul Rudnick

Créer des personnages

09 lundi Sep 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Conseils, Devenir écrivain

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bonhomme peint des personnagesPour créer et développer des personnages, bien des écrivains s’inspirent de personnes réelles. Est-ce à dire qu’à un personnage de roman correspond une personne réelle ? Ce n’est pas conseillé, si vous voulez vraiment faire de la fiction… et éviter les procès. Mais vous pouvez mélanger plusieurs caractéristiques appartenant à des personnes réelles pour créer un seul personnage. Vous obtiendrez ainsi  des personnages multidimensionnels, psychologiquement riches, qui vous permettront autant d’avancées dans l’intrigue de votre roman. Alors, comment procéder ?

Considérez une dizaine de personnes que vous connaissez bien (ou 10 personnages de fiction). Vous allez faire des fiches, 5 pour chacune de ces personnes :

1)    la première va porter sur les traits de caractère (sexe, âge, caractère dominant que cette personne présente au monde qui l’entoure, ce qu’elle est vraiment à l’intérieur),

2)    la seconde porte sur les conflits externes (l’objectif : qu’est-ce que cette personne veut avant toute autre chose ?, la motivation : pourquoi le veut-elle ?, les obstacles qu’elle rencontre en chemin)

3)    ensuite, on en fait une sur le conflit interne (un défaut ou une faiblesse : qu’est-ce qui est cassé dans cette personne ?, le masque : comment cache-t-elle cette faiblesse?)

4)    la dynamique du personnage (comment cette personne devient-elle plus forte ou meilleure ? Quel événement déclenche la transformation ? Quel est le résultat ?)

5)    caractéristiques additionnelles :

–         la race,

–         l’emploi qu’elle occupe,

–         ce qu’elle aime,

–         ce qu’elle déteste,

–         ses loisirs,

–         ses habitudes,

–         ses bizarreries ou ses excentricités,

–         la chose qu’elle préfère,

–         la chose la plus importante pour elle,

–          sa réputation,

Quand vous avez rempli ces 5 cartes pour chacune des personnes réelles auxquelles vous pensiez, il suffit d’en permuter certaines pour créer des personnages. Attention, toutefois à conserver une certaine cohérence…

Alors, à vous de jouer !

Du talent ou pas ?

30 vendredi Août 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Conseils, Devenir écrivain

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Beaucoup souhaiteraient écrire, mais se retrouvent paralysés avant même de commencer par une question qui les taraude : ai-je assez de talent ? Et si c’était mauvais ? C’est très bien d’avoir le souci de la qualité littéraire en tête, mais il est évident que pour savoir si vous êtes capable d’écrire, il faut… écrire.

Cela ne vient pas d’un seul coup, même pour ceux qui ont du talent. Écrire nécessite du travail, de l’assiduité, une bonne dose de foi et de confiance en soi. Il y a des moments d’euphorie, des moments de solitude, des moments de découragement. Seule la persévérance paie. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut écrire ? Oui. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut devenir un auteur reconnu pour son talent ? Non.

Si vous recherchez avant tout la gloire, les honneurs et les richesses, il se peut fort que vous vous soyez trompés de voie. Si ce qui vous intéresse, est d’écrire, d’être publié et d’être lu, alors commencez, continuez, persévérez.

Plus vous écrirez, meilleurs seront vos textes. C’est sûr, progresser en travaillant seul est difficile. Pour acquérir un esprit critique sur vos textes, il n’y a pas 36 solutions : écrire, laisser reposer, réécrire et ainsi de suite. Écrire, c’est avant tout réécrire. Laissez de côté le premier jet pendant quelques temps, puis reprenez-le. Vous allez forcément passer par des moments de doute : comment est-ce que j’ai pu écrire ça ? Mais c’est exactement cette distance, qui va vous permettre de progresser.

Lisez, lisez beaucoup. L’œuvre d’un auteur qui ne lit pas devient vite stérile. Lire permet également d’apprendre. Des auteurs peuvent vous inspirer, et ce à différents niveaux, sur divers plans techniques : narration, style littéraire, dextérité dans les dialogues, etc…

Travaillez sur votre manuscrit, travaillez différents exercices d’écriture. Participez à des ateliers d’écriture, confrontez vos textes à un « public ». Cela permet de considérer ses écrits sous un autre angle et de découvrir des perspectives, qui libèrent l’écriture.

Alors, la question initiale était : du talent ou pas ? Regardez le nombre de livres qui sortent chaque année. Si les manuscrits refusés sont bien plus nombreux encore, c’est parce que les éditeurs ont fait un tri. Sur quoi se fondent-ils ? Le talent, oui mais pas seulement ou pas nécessairement, la structure du roman, la qualité des personnages, le rythme, une nouvelle manière d’aborder les questions humaines, un sujet d’actualité… Il y a le talent littéraire, il y a le talent de conteur… Ne vous préoccupez pas de cette question ; c’est en écrivant que vous saurez si vous avez un talent à exploiter ou si vous consacrerez à l’écriture un temps destiné au plaisir.

Écrire pour les jeunes adultes

17 samedi Août 2013

Posted by Agence Littéraire Laëns in Conseils, Deuxième roman, Devenir écrivain

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Cela ne fait aucun doute : le public des jeunes adultes représente un marché très florissant, qui ne cesse de croître en popularité et retient l’attention des jeunes lecteurs, donc des éditeurs. Cela signifie que ce marché est plus sain que jamais et que par conséquent, la concurrence y est rude pour se faire publier. Alors, quelles sont les clés de l’écriture d’un roman à succès pour les jeunes adultes? Avant même de commencer à écrire, vous devez entrer dans l’esprit de votre public cible.

Dans l’esprit du lectorat « Jeunes adultes »
Il y a quelque chose de crucial que l’on doit garder à l’esprit à propos des jeunes adultes : l’essence de l’adolescence. C’est ce sentiment de possibilité. Ce sentiment que votre cœur pourrait exploser tellement il est plein d’amour ou de chagrin. Tout est si grand, si important, si démesuré à cette époque de nos vies. C’est l’âge des superlatifs. C’est aussi l’âge des premières fois, de leurs charges émotionnelles et dramatiques : le premier amour, la première vraie peine souvent synonyme de désespoir, la première trahison, la première fierté profonde…
Et toutes ces premières fois se précipitent en un très court laps de temps.

Les décisions que l’on prend à cet âge-là semblent avoir des conséquences éternelles. Un adolescent se sent tour à tour invincible et vulnérable, seul et appartenant à une communauté. C’est pourquoi le public des jeunes adultes recherche un livre qui lui donne l’impression d’avoir été écrit pour lui.

Romance et obscurité
Les adolescents se sentent attirés par deux choses en particulier: la romance et un certain goût pour l’obscurité. Si vous avez été dans la section « jeunes adultes » d’une librairie récemment, vous saurez ce que je veux dire. Il semble que chaque couverture présente la même combinaison d’une jeune fille boudeuse, un garçon torturé, et bien sûr un fond violet ou/et noir.

Le paranormal et la dystopie semblent incontournables sur ce marché. Mais attention ! Si de nombreux éditeurs ont signé des trilogies dans cette veine jusqu’en 2014, ce n’est pas pour autant qu’ils acceptent de nouveaux projets de ce genre.
Un grand nombre de lecteurs sont lassés de retrouver toujours la même histoire, dont seuls les noms des protagonistes varient.

Certes, les relations amoureuses constituent un des pôles d’intérêt des adolescents. La plupart d’entre eux, cependant, manquent d’expériences romantiques réelles. Ils se tournent donc vers la fiction, dans laquelle les vies des personnages sont riches de fantaisie.
Les adolescents se sentent souvent piégés et impuissants. La plupart recherchent plus de contrôle : les combats dans la littérature fantastique leur permettent, par un processus de transfert, de vivre cette expérience. D’où la popularité des tueurs de vampires et autres élus.
Enfin, vers quatorze ou quinze ans, il arrive souvent qu’ils fassent l’expérience d’heures plus sombres. Certains se retrouvent même confrontés à la question du suicide. C’est certainement une des raisons pour laquelle le roman, Treize raisons de Jay Asher (édité chez Albin Michel, ISBN : 978-2-226-19553-1 et également disponible au Livre de Poche, ISBN : 978-2-01-323396-5) a remporté autant de succès. Il s’agit d’un roman délicat, dans lequel une jeune-fille explique les raisons de son suicide dans des cassettes qu’elle a envoyées à un ami peu avant de commettre l’irréparable. Un roman, qui met en lumière l’importance des détails.

Certains adolescents utilisent la fiction pour explorer d’une manière sûre les événements graves qui se déroulent autour d’eux. La tendance récente à la dystopie en est le parfait exemple.

Quand vous pensez à vos lecteurs adolescents, gardez cela à l’esprit constamment. Que votre roman relève du paranormal ou non, prenez conscience que vos lecteurs évoluent dans un monde complexe où tout n’est pas toujours licornes et arcs-en-ciel.
D’autre part, si vous le pouvez, essayez d’inclure un élément romantique. Vous n’avez pas à écrire un roman tout azimut, mais vous allez manquer un énorme argument de vente potentiel si vous n’y intégrez pas cette partie de la vie de vos lecteurs.
Les thèmes et les grandes idées dans la littérature pour jeunes adultes.
Quand vous avez en tête ce que vivent les adolescents, vous êtes beaucoup plus susceptible d’écrire un livre qui va les toucher. Lisez les romans d’Anique Poitras, de Dominique Demers et de Martine Latulippe. Ce sont non seulement des œuvres incontournables pour les jeunes adultes, mais ce sont également de petits bijoux littéraires. La lumière blanche aborde le thème de la mort, Sauve-moi comme tu m’aimes traite de l’amour, de l’identité et de la quête spirituelle. Avec Marie-Tempête, ce sont l’intensité du premier amour, la mort, la maternité, la cruauté des choix qui sont mis en scène. Le cri, très ancré dans la réalité des jeunes Québécois, expose la problématique de l’intimidation.

Ces adolescents voient le monde et l’interprètent dans une intensité, qui leur est propre. Ils ressentent profondément le désir, la douleur et la recherche de l’amour. Et ceci est loin d’être exhaustif. La compréhension de ce qui est propre à l’adolescence rendra votre littérature pour ce lectorat plus riche et plus profonde.

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