Dans le cadre du Salon du livre de Montréal, Martyne Pigeon vous invite à la rencontrer au kiosque 346. Elle y dédicacera ses deux romans jeunesse, La boîte à monstre et Il pleut des pachydermes.
Quand ? Le samedi 22 novembre de 18h30 à 20h et le dimanche 23 novembre de 9h30 à 11h.
Avec La boîte à monstre, Martyne Pigeon inaugure une nouvelle collection de romans jeunesse chez Boomerang Éditeur sur et pour les enfants différents. Elle y met en scène des personnages jeunes et attachants aux prises avec des troubles comme le syndrome de l’anxiété, le syndrome d’Asperger et bien d’autres. Des histoires pour mieux se comprendre et comprendre les autres.
Résumé du livre : Marie-Lune est une enfant tranquille. Elle parle peu, ne joue pas beaucoup avec les autres enfants à l’école. Elle a souvent peur. Elle s’invente des histoires qui l’empêchent de dormir la nuit. « Est-ce un monstre que j’entends dans le trou du bain ? » Un médecin a dit que Marie-Lune souffre de troubles anxieux, et qu’elle doit être confrontée à ses peurs petit à petit pour pouvoir « sortir de sa coquille ». Bien que sa maman ne se sente pas à l’aise avec la solution du médecin, son papa, lui, l’a pris au mot ! Il a préparé une surprise pour l’anniversaire de Marie-Lune. Mais une surprise qui grogne et qui hurle, ça peut être dangereux… non ?
Martyne Pigeon, La boîte à monstre (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-017-3, 12.95 $. Dès 7 ans
Résumé du livre : Marco adore regarder sa mère décorer des gâteaux et jouer avec sa cousine, qui vit juste à côté de chez lui. Ce qu’il aime moins, c’est aller à l’école. Pourtant il a de bonnes notes et son enseignant l’aime beaucoup. Mais Marco ne saisit pas pourquoi les autres enfants rient ou sourient, ni quand un adulte dit « Tu as vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mon garçon ! » ou « Demain est un autre jour. » Marco vit avec le syndrome d’Asperger. Alors quand un matin son papa s’écrie : « Il pleut des cordes ! », Marco ne veut plus sortir de chez lui pour prendre l’autobus. Et sa maman qui insiste pour qu’il aille à l’école ! Marco n’a pas envie de se faire assommer par des cordes de bois !
Martyne Pigeon, Il pleut des pachydermes (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-018-0, 12.95 $. Dès 7 ans
Voici un article écrit par Mylène Gilbert-Dumas, que je reproduis ici avec son aimable autorisation, et paru jeudi dernier sur son blogue : Une doyenne, une sorcière et un caniche. Elle y partage son expérience avec la maison d’édition La Courte Échelle.
« Mes aventures avec La courte échelle
Aujourd’hui, je devais vous parler des toilettes publiques à Tokyo (Oui, oui ! J’ai des choses à dire là-dessus pour vrai !). J’ai décidé de reporter ça à la semaine prochaine parce que j’ai lu cet article de La Presse de mercredi sur les déboires financiers de La Courte Échelle pis que j’ai envie de déchirer ma chemise sur mon blogue. Lecteurs, soyez avertis.
Sachez premièrement que je sais de quoi je parle. J’ai publié à La Courte Échelle de 2004 à 2009. Grâce à la confusion qui régnait déjà au sein de cette maison d’édition, la responsable a fini par me proposer, après quelques séances de négociation avec mon agent, une licence de 5 ans pour mon roman Mystique. On en demandait une de dix ans. Allez donc comprendre ! Je ne me suis pas opposée à cette offre, vous l’imaginez, mais je n’aurais jamais imaginé à quel point la vie venait de me faire un cadeau.
Dès le début c’est mal allé. Non seulement on ne m’a jamais demandé mon avis pour la couverture, mais j’ai vu mon roman pour la première fois dans une librairie. Je ne savais même pas quand il sortait ! Je vous laisse imaginer ma surprise quand j’ai lu, à la page 3, la biographie (la mienne !) qu’on avait écrite sans m’en parler.
On ne m’a pas davantage donné la quantité du premier tirage. Et puis un jour, j’ai réalisé que mon roman avait été réimprimé en comparant la couverture de deux exemplaires. J’ai téléphoné au bureau pour me faire répondre qu’on n’avisait jamais les auteurs quand il y avait des réimpressions. On n’avait pas que ça à faire, quand même !
Il m’était donc impossible de savoir combien de livres étaient en circulation. Impossible, aussi, de vérifier même au pif le contenu de mon relevé de droits d’auteur. Ce relevé, d’ailleurs, était tellement illisible que même mon agent, qui a un MBA, n’y comprenait rien. Et quand il a posé des questions concernant certaines colonnes de chiffres qui n’avaient aucune cohérence, la responsable lui a répondu de ne pas tenir compte de ces colonnes. Parfois, la vente d’un exemplaire me rapportait 1, 50 $. Parfois, 0, 25 $. La différence était importante, mais jamais justifiée.
Pas une fois pendant les cinq années que j’ai passées à La Courte Échelle je n’ai été payée à temps. Même que souvent, j’ai dû envoyer des lettres recommandées. Même que j’ai dû demander l’intervention de l’Uneq dont le président à l’époque publiait lui aussi à La Courte Échelle. Étrangement, pendant trois années consécutives, mes redevances s’élevaient au même montant. À la cenne près !
À force de chialer et d’envoyer des lettres, j’ai reçu des chèques postdatés de trois mois pour un montant de 1000 $. Mille dollars ! Même moi, qui travaillais à mon compte comme écrivaine, j’étais capable de faire un chèque de mille piastres sans avoir à le postdater !
Finalement, six mois avant la fin de la licence, j’ai envoyé à La Courte Échelle un avis de non-renouvellement de la licence, et on a mis un terme à notre relation d’affaires.
Je pensais sérieusement que c’était réglé et j’ai pris une entente avec Soulières éditeur. Mais voilà qu’au Salon du livre suivant, La Courte Échelle vendait encore des exemplaires de mon roman… sans me payer la moindre redevance. Il a fallu une mise en demeure pour que la balance des stocks soit pilonnée et que mon roman soit enfin libre de refaire sa vie ailleurs.
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que quand mon agent a appris la faillite de La Courte Échelle, son premier commentaire a été: «Wow ! Ça en a pris du temps !»
C’est vrai que La Courte Échelle est la maison d’édition qui a bercé d’histoires et d’images l’enfance de bien des Québécois. Sauf qu’il s’agissait d’une autre Courte Échelle parce que, dans ce temps-là, elle payait son monde.
Toutes mes pensées vont aux auteurs et aux illustrateurs pris dans le litige, ceux qui non seulement ne touchent pas leurs redevances, mais dont les livres sont, en plus, prisonniers de la faillite. Parce que ces auteurs ne possèdent pas les droits de leurs romans. Ces droits appartiendront à l’entreprise qui rachètera La Courte Échelle, avec sa dette.
Je pense tous les jours à vous, chers collègues, et je me dis, bien égoïstement, il est vrai, que je l’ai échappé belle. »
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Si la plupart des maisons d’édition sont dignes de confiance, certaines profitent de l’inexpérience des auteurs. Avant de signer un contrat, il est recommandé de le faire lire par un agent littéraire. Pour soumettre tout problème de contrat, veuillez cliquer ici.
Julie Stanton est finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général 2014 dans la catégorie «Poésie» pour Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux (Éditions Les Heures bleues). À cette occasion, Pierre Duchesneau a fait une entrevue avec elle et en a tiré un portrait de la poète, paru le 31 octobre dans « L’actualité », et qu’il m’a gentiment permis de reproduire ici. Suivent des extraits de Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux lus par Julie Stanton et présentés à l’émission Univers francophone diffusée sur les ondes de CKRL à Québec, et animée par Denys Lelièvre à l’occasion du Printemps des poètes en mars 2014.
Raconte-moi un auteur : Julie Stanton
«Quel est votre rituel d’écriture ? Avec quel auteur prendriez-vous le thé ? Quel est l’ouvrage qui vous a marqué ? L’actualité a demandé aux finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général de parler de leur métier… et de ce qui les inspire. Julie Stanton, finaliste dans la catégorie «Poésie», s’est prêtée à l’exercice.
Comment est né le désir d’écrire chez vous ?
Un jour, j’ai entendu le poète Claude Beausoleil dire que le goût d’écrire lui était venu de l’exclusion. Natif du quartier Saint-Henri, à Montréal, il faisait allusion à la différence de classe. Et j’ai alors réalisé que moi aussi, c’est en quelque sorte l’exclusion qui m’a amenée à me retirer en moi-même pour écouter mes voix intérieures et plonger dans les mondes imaginaires.
À la préadolescence, je suis devenue assez boulotte et je n’aimais pas me mêler aux autres, préférant m’isoler des heures entières dans la lecture — particulièrement lors de mes visites chez ma grand-mère, où il y avait une vaste lingerie avec un puits de lumière. J’y passais des heures avec les livres de Berthe Bernage. Déjà, je savais que je voulais écrire. Ma première petite histoire parlait d’une mignonne souris… qui avait osé affronter le monde. Elle a été publiée dans Le Soleil, à l’intérieur du Courrier de l’oncle Nic, tenu par la journaliste Renaude Lapointe (devenue, plus tard, sénatrice). J’avais une dizaine d’années. La route était tracée…
Par la suite, j’ai lu Saint-Exupéry et plusieurs mystiques comme Bernanos, Léon Bloy, Pierre Teilhard de Chardin, Jacques et Raïssa Maritain. Je n’avais pas 15 ans! Je n’y comprenais rien, sinon une sorte d’élévation. Je voulais devenir carmélite… et aussi être mère ! Je me suis mariée. J’ai eu quatre enfants, dont Geneviève, mon aînée. À mon insu, ces lectures ont nourri ma quête de poésie.
Quel est votre rituel d’écriture ?
J’écris la nuit. Couchée autour de 20 h 30, je me lève vers 1 h 30 et j’écris jusqu’à environ 6 h, dans le silence le plus profond. Le jour, je corrige… ou je cherche désespérément un mot ! Que je marche, que je nage ou que je cuisine, je cherche ce mot jusqu’à l’obsession.
J’ai déjà rédigé certains livres sur fond de musique grégorienne. Maintenant, oui, je préfère le silence. Et, lorsque possible, la solitude presque totale. Ainsi, Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux a été écrit à l’Isle-aux-Grues, entre juillet et décembre 2012 ; seule, au milieu du fleuve, mais sachant que les gens de la communauté étaient là si une situation particulière nécessitait de faire appel à leur soutien.
Lorsque l’ordinateur est arrivé dans ma vie, j’ai clamé que jamais, mais jamais je ne créerais sur ce bidule, car écrire de la poésie, pour moi, c’était faire l’archéologie de l’âme. Or, les archéologues ne travaillaient pas avec des bulldozers, mais avec des truelles ; donc, le crayon pour moi. Mais j’ai vite réalisé tout ce que l’ordinateur m’apportait, notamment la possibilité de voir mon texte sur deux pages — ce qui permet une vue d’ensemble du poème, d’en suivre la logique et d’entendre sa musicalité.
Je montre mon texte à mon amoureux, j’en parle ; je lui demande parfois son avis. Et quand nous discutons, peu importe le sujet, je l’arrête parfois de parler pour lui voler des mots qui m’accrochent et qui viendront enrichir ma thématique. À ce jour, je n’ai jamais reçu de mise en demeure pour ce rapt !
Face à la date d’échéance, c’est la terreur des coquilles qui s’installe.
Un ouvrage particulièrement marquant pour vous ?
L’homme rapaillé, de Gaston Miron. Je l’avais déjà lu plus jeune, mais c’est au début de la quarantaine qu’il est venu me chercher. C’est là que mon désir de transcender certaines douleurs par la poésie est né. J’ai alors écrit mon premier livre, Je n’ai plus de cendre dans la bouche, publié en 1980 et réimprimé en 1981. J’avais 42 ans. J’ai changé mon prénom, Ginette, pour celui de Julie. Depuis, j’ai publié une douzaine de titres, dont neuf en poésie.
Qu’est-ce qui vous inspire ?
La révolte et l’indignation, le questionnement du rapport amoureux, la tentation de l’ailleurs et la mort sont les thèmes qui m’habitent je dirais en permanence.
Deux auteurs (québécois et étranger) avec qui vous prendriez le thé ?
Mario Brassard, pour sa façon d’écrire le monde. Pour Le livre clairière et le bouleversant livre jeunesse La saison des pluies où, justement, il aborde la question de la mort avec son touchant personnage.
Si elle vivait encore, Marguerite Duras. Pour son écriture fabuleuse, ses silences et son cri. Pour ses thèmes audacieux, scandaleux. Parce qu’elle a fait à sa tête.
D’après vous, quelle est l’idée la plus fausse qu’on puisse se faire au sujet d’un écrivain ?
Qu’il ne fait rien de significatif dans la vie.
Qu’est-ce que cela vous fait de voir votre travail remarqué par les Prix littéraires du Gouverneur général ?
Compte tenu de mon âge, j’y vois là une certaine reconnaissance de mon travail de création depuis 35 ans. Le fait que ce soit Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux qui soit mis en nomination m’émeut particulièrement…
Un thème à aborder dans une prochaine œuvre ?
Je répondrai en vous donnant le titre de travail du manuscrit en chantier : Le Bonheur cet illusionniste : Fable poétique.
Quel est l’avenir du livre, selon vous ?
Fragile pour le livre papier. Quant à l’avenir du livre numérique, il aurait le vent dans les voiles. Mais je me demande si, à la longue, on ne va pas s’ennuyer du bonheur de tenir un livre entre ses mains, de l’odeur de l’encre, du plaisir sans cesse renouvelé d’enrichir sa bibliothèque de livres témoignant de sa quête de sens.
Votre relation avec vos lecteurs ?
J’aime les rencontrer. Souvent, leurs commentaires me font voir des aspects singuliers de mon livre.
* * *
Les Prix littéraires du Gouverneur général sont administrés et financés par le Conseil des arts du Canada. »
Vous pouvez également consulter l’article de M. Pierre Duchesneau dans L’actualité.
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Voici des extraits de Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux lus par Julie Stanton. Un hommage de la poète à la mémoire de sa fille décédée de la sclérose en plaques, présenté à l’émission Univers francophone diffusée sur les ondes de CKRL, à Québec, et animée par Denys Lelièvre à l’occasion du Printemps des poètes, en mars 2014.
Trame musicale :
1. Mozart – Duo for violin and viola no. 1, KV 423 (2/3)
2. Je respire – Gérard Berliner
3. Soir d’hiver – Monique Leyrac
4. Je ne veux pas te dire adieu – Frida Boccara
5. Si Dieu existe – Claude Dubois
6. Le cœur est un oiseau – Richard Desjardins
7. Aimer c’est plus que vivre – Gérard Berliner
8. Où s’en vont mourir les rêves – Éva
9. Recueillement – Léo Ferré
10. L’oiseau de paradis – Marie-Jo Thério
Pour éviter le syndrome de la page blanche, une seule solution : stimuler sa créativité. Voici une infographie qui rappelle les conditions préalables pour que l’intellect s’ouvre à l’imagination et à la création.
Si certaines « conditions » se répètent, c’est parce qu’elles interviennent à différents stades de l’écriture. D’autres semblent se contredire : « maîtrisez les règles » et « brisez les règles ». Mais il n’en est rien. Il faut maîtriser les règles pour être capable de s’en affranchir. C’est là où le talent rejoint l’expérience.
Et n’oubliez pas : votre créativité s’accomplit uniquement si vous menez votre projet à son terme.
Avec ce titre, Martyne Pigeon inaugure une nouvelle collection de romans jeunesse chez Boomerang Éditeur sur et pour les enfants différents. Elle y met en scène des personnages jeunes et attachants aux prises avec des troubles comme le syndrome de l’anxiété, le syndrome d’Asperger et bien d’autres. Des histoires pour mieux se comprendre et comprendre les autres.
Résumé du livre : Marco adore regarder sa mère décorer des gâteaux et jouer avec sa cousine, qui vit juste à côté de chez lui. Ce qu’il aime moins, c’est aller à l’école. Pourtant il a de bonnes notes et son enseignant l’aime beaucoup. Mais Marco ne saisit pas pourquoi les autres enfants rient ou sourient, ni quand un adulte dit « Tu as vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mon garçon ! » ou « Demain est un autre jour. » Marco vit avec le syndrome d’Asperger. Alors quand un matin son papa s’écrie : « Il pleut des cordes ! », Marco ne veut plus sortir de chez lui pour prendre l’autobus. Et sa maman qui insiste pour qu’il aille à l’école ! Marco n’a pas envie de se faire assommer par des cordes de bois !
Martyne Pigeon, Il pleut des pachydermes (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-018-0, 12.95 $. Dès 7 ans
Biographie de Martyne Pigeon :
Dès le primaire, Martyne Pigeon écrit des histoires qu’elle invente pour ses amis et ses proches, quand elle ne lit pas desSan Antonio en cachette en écoutant une cassette huit tracks de Roger Whittaker. À l’adolescence, elle découvre Stephen King, entre autres Peur bleue (L’Année du loup-garou)[1]. Au Cégep, elle s’inscrit en arts et lettres, concentration cinéma et rêve de devenir scénariste et réalisatrice. Elle continue jusqu’à l’Université Concordia où elle suit le programme Film Studies du Mel Hoppenhein School of Cinema.
C’est en 2009 que Martyne redécouvre l’amour de l’écriture romanesque. Elle participe à un atelier dirigé par Isabelle Forest (écriture de son premier roman) et à celui de Michel Pleau (poésie) avec la Fédération québécoise du loisir littéraire. En 2011 elle fonde sa revue de littérature S.F.F.F[2] pour la jeunesse, Souffle d’Éden, à valeurs judéo-chrétiennes. Elle s’inscrit en 2012 à l’Université Laval, au certificat Création littéraire. En 2013, elle obtient son diplôme et poursuit au baccalauréat études littéraires, concentration créations médiatiques.
Martyne est publiée aux éditions Boomerang, dans la collection « C’est la vie ! » sur le thème de la différence[3], mais aussi aux éditions Astéroïde en format numérique[4]. Sa poésie est diffusée dans la revue de création littéraire Lapsus ainsi que dans le fanzine culte Horrifique. Martyne Pigeon mène plusieurs projets d’écriture de front, dont un recueil de poèmes, un roman pour jeunes adultes et deux autres romans pour la collection « C’est la vie ! »
La collection : C’est la vie ! est une série de romans illustrés, écrits en gros caractères, pour les lecteurs débutants portant sur des thèmes de la vie quotidienne que vivent les enfants ou un de leurs proches (différences, problèmes de comportement, séparation, famille reconstituée, garde partagée, divorce, école, vie sociale, etc.). Chaque roman est illustré et se termine par un glossaire et des quiz accompagnés d’un solutionnaire. De plus, un jeu complémentaire est offert sur Internet.
[1] La version de poche incluait le scénario dialogué du téléfilm avec Megan Follows.
Avec ce premier titre, Martyne Pigeon inaugure une nouvelle collection de romans jeunesse chez Boomerang Éditeur sur et pour les enfants différents. Elle y met en scène des personnages jeunes et attachants aux prises avec des troubles comme le syndrome de l’anxiété, le syndrome d’Asperger et bien d’autres. Des histoires pour mieux se comprendre et comprendre les autres.
Résumé du livre : Marie-Lune est une enfant tranquille. Elle parle peu, ne joue pas beaucoup avec les autres enfants à l’école. Elle a souvent peur. Elle s’invente des histoires qui l’empêchent de dormir la nuit. « Est-ce un monstre que j’entends dans le trou du bain ? » Un médecin a dit que Marie-Lune souffre de troubles anxieux, et qu’elle doit être confrontée à ses peurs petit à petit pour pouvoir « sortir de sa coquille ». Bien que sa maman ne se sente pas à l’aise avec la solution du médecin, son papa, lui, l’a pris au mot ! Il a préparé une surprise pour l’anniversaire de Marie-Lune. Mais une surprise qui grogne et qui hurle, ça peut être dangereux… non ?
Martyne Pigeon, La boîte à monstre (Illustrateur : Raymond Parent), Boomerang Éditeur, 48 p., ISBN 978-2-89709-017-3, 12.95 $. Dès 7 ans
Biographie de Martyne Pigeon :
Dès le primaire, Martyne Pigeon écrit des histoires qu’elle invente pour ses amis et ses proches, quand elle ne lit pas desSan Antonio en cachette en écoutant une cassette huit tracks de Roger Whittaker. À l’adolescence, elle découvre Stephen King, entre autres Peur bleue (L’Année du loup-garou)[1]. Au Cégep, elle s’inscrit en arts et lettres, concentration cinéma et rêve de devenir scénariste et réalisatrice. Elle continue jusqu’à l’Université Concordia où elle suit le programme Film Studies du Mel Hoppenhein School of Cinema.
C’est en 2009 que Martyne redécouvre l’amour de l’écriture romanesque. Elle participe à un atelier dirigé par Isabelle Forest (écriture de son premier roman) et à celui de Michel Pleau (poésie) avec la Fédération québécoise du loisir littéraire. En 2011 elle fonde sa revue de littérature S.F.F.F[2] pour la jeunesse, Souffle d’Éden, à valeurs judéo-chrétiennes. Elle s’inscrit en 2012 à l’Université Laval, au certificat Création littéraire. En 2013, elle obtient son diplôme et poursuit au baccalauréat études littéraires, concentration créations médiatiques.
Martyne est publiée aux éditions Boomerang, dans la collection « C’est la vie ! » sur le thème de la différence[3], mais aussi aux éditions Astéroïde en format numérique[4]. Sa poésie est diffusée dans la revue de création littéraire Lapsus ainsi que dans le fanzine culte Horrifique. Martyne Pigeon mène plusieurs projets d’écriture de front, dont un recueil de poèmes, un roman pour jeunes adultes et deux autres romans pour la collection « C’est la vie ! »
La collection : C’est la vie ! est une série de romans illustrés, écrits en gros caractères, pour les lecteurs débutants portant sur des thèmes de la vie quotidienne que vivent les enfants ou un de leurs proches (différences, problèmes de comportement, séparation, famille reconstituée, garde partagée, divorce, école, vie sociale, etc.). Chaque roman est illustré et se termine par un glossaire et des quiz accompagnés d’un solutionnaire. De plus, un jeu complémentaire est offert sur Internet.
[1] La version de poche incluait le scénario dialogué du téléfilm avec Megan Follows.
Vous travaillez sur votre roman depuis plusieurs années. Mais plus le temps passe, et plus le mot « Fin » s’éloigne au lieu de se rapprocher. Vous êtes sans doute tombé dans un des six pièges fatals à l’écriture. Voici comment les repérer et y remédier.
Se perdre dans les recherches
Certains auteurs ne finissent pas, parce qu’ils n’arrivent pas à commencer. Ils ont une idée prometteuse, mais sont incapables de la développer car ils se perdent dans les recherches. Débutez l’écriture et poursuivez la collecte d’informations au fur et à mesure, selon les besoins du texte. Et rappelez-vous : pas la peine de devenir médecin légiste, si vous avez décidé qu’un personnage doit mourir après avoir ingéré du cyanure. Concentrez-vous sur ce qui vous est utile et laissez le reste.
Un plan qui n’en finit plus de finir
J’ai rencontré des écrivains qui préfèrent élaborer un plan détaillé. Un plan qui peut aller… jusqu’à 350 pages ! D’autres n’en ont pas besoin. Chacun sa méthode. Si vous choisissez de travailler avec un plan, faites en sorte que ça ne vous empêche pas de commencer à écrire. L’important est de savoir quand le plan est suffisamment avancé pour pouvoir débuter. Posez-vous la question : « Puis-je commencer à écrire ? » Si la réponse commence par « oui » (y compris « oui, mais »), allez-y… ÉCRIVEZ !
Un manque d’organisation
Quelques auteurs ne finissent jamais, car ils sont incapables d’organiser leurs informations. Récemment, j’ai parlé avec un auteur qui avait un début et une fin, mais pas de milieu. Lorsque je lui ai demandé de me parler de l’intrigue, il a énuméré une suite de personnages mais n’avait rien prévu de ce qu’ils allaient faire ! Il lui manquait la structure du récit. Et pas de structure, pas de roman.
S’éterniser sur la première phrase
On le sait, la première phrase d’un livre ou d’un chapitre est cruciale. C’est avec elle que vous accrochez le lecteur. Mais s’acharner à essayer d’écrire une première phrase parfaite et s’interdire de continuer avant de l’avoir obtenue garantit de ne jamais finir son roman. Bien souvent, votre première phrase définitive ne sera pas celle que vous avez écrite. Lors de la réécriture, vous la trouverez quelque part dans votre premier chapitre et vous réorganiserez le passage. Écrivez votre premier jet, vous reviendrez à cette première phrase plus tard.
Se censurer
« Écrire, c’est accepter de déplaire. Écrire, c’était trahir. Écrire, c’était avoir les mains sales. » — Karine Tuil, L’invention de nos vies.
Un autre piège est l’autocensure. Si vous vous censurez par prudence ou par désir de plaire, vous risquez d’écrire un texte sans saveur. Un texte qui aurait pu être écrit par n’importe qui. Un texte qui ne fait qu’effleurer son sujet. L’autocensure est néfaste car elle vous empêche d’aller au bout de vos idées. Pire : elle vous empêche d’aller au bout de vous-même. Osez écrire ce que VOUS avez à dire ! C’est ce qui donnera à votre roman un ton et un regard uniques.
Réviser sans fin
Beaucoup d’auteurs refusent de montrer un manuscrit tant qu’ils ne le trouvent pas parfait. Ils réécrivent toujours et encore le même livre. Finissent par obtenir un texte rigide et terne. Et ne sont plus capables de le voir. Si vous modifiez des passages et retournez ensuite à votre version précédente, vous faites du surplace. Laissez tomber cette recherche de la perfection qui vous paralyse et demandez-vous : « Est-ce que cela fonctionne pour le lecteur ? » C’est ce qui doit diriger l’étape de la réécriture. Tout écrit peut être amélioré, mais c’est beaucoup plus difficile d’y arriver seul. Un professionnel peut vous donner un nouvel élan. Mais personne ne pourra vous aider si vous refusez de faire lire votre manuscrit.
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Suivre ces indications ne vous garantit pas de terminer votre roman mais cela vous rapprochera du mot «Fin». Certains diront qu’un texte n’est jamais achevé, ce qui est vrai dans un sens. Même une fois publié, un livre peut souvent être amélioré. Mais pour que votre manuscrit ait cette chance, il ne faut pas qu’il reste dans un tiroir. Méthode et efficacité. Voilà ce qui doit vous guider vers l’obtention d’un manuscrit « final ».
Vous êtes nombreux à me demander en quoi consiste mon travail d’agente littéraire, et à quelles étapes j’interviens. Je vous ai préparé ce schéma pour vous l’expliquer.
En tant qu’agente littéraire, je n’accepte pas tous les manuscrits qui me sont proposés. Je les sélectionne en fonction de plusieurs critères dont le potentiel de l’auteur, l’intérêt et la qualité de l’intrigue, les personnages, le style, le marché potentiel, etc.
Un des principaux problèmes rencontrés lors de l’écriture d’un roman n’est pas l’intrigue (vous l’avez en tête), ni les personnages (vous les avez définis au préalable), ni le cadre. Non, c’est quand il s’agit d’attribuer des noms aux personnages que vous risquez d’éprouver quelques difficultés.
Attention à l’origine des noms
Les jeunes auteurs ont tendance à donner des noms anglophones à leurs personnages. Pourquoi ? Parce que les films, les télé-séries qu’ils regardent, les livres qu’ils lisent sont souvent d’origine américaine. Ils ne songent pas à nier leur identité. C’est beaucoup plus simple que ça. Pour eux, les personnages de fiction sont des Harry (Potter), Zoey (Redburn), Elena (Gilbert), etc. À moins que le cadre de votre histoire ne l’exige (l’action se déroule à l’étranger ou dans une ville cosmopolite), la plupart des éditeurs accrocheront sur ce détail et demanderont des changements afin que le lecteur se retrouve plus facilement dans les personnages.
Des noms communs ?
Si vos histoires s’inspirent du quotidien, vos personnages doivent-ils porter des noms ordinaires ou excentriques ? Un nom plutôt commun enlève-t-il de la saveur à votre écriture ? Certainement pas. Mais le nom d’un personnage est bien souvent ce que l’on connaît en premier de lui. Il faut donc qu’il laisse une trace indélébile, qu’il corresponde à sa personnalité et à son âge.
Évitez les prénoms mixtes (Maxime, Dominique, Camille…) qui entretiennent le flou quant à l’identité sexuelle de vos personnages. Sauf si l’ambiguïté sert l’intrigue de votre roman.
Les prénoms sont assujettis à des modes. Des succès littéraires, cinématographiques, des chansons peuvent influencer les parents. La chanson « Nathalie », de Gilbert Bécaud est sortie en 1964. On a observé en France une augmentation telle des « Nathalie » qu’il est devenu le premier prénom féminin pendant plusieurs années. Il a fallu attendre 1973 pour que les « Nathalie » reviennent à leur niveau d’avant la chanson. Le même phénomène a eu lieu au Québec… avec deux fois plus d’ampleur !
Les prénoms ont un cycle de vie. Leur fréquence augmente et décroit selon les époques… « Philomène » est apparu dans les années 1830 et a connu son apogée en 1837 et 1838. Les « Napoléon » sont au cinquième rang des prénoms masculins les plus fréquents entre 1875 et 1879, mais auront beaucoup de difficulté au tournant du XXème siècle. Si vous écrivez un roman historique, choisir des prénoms adéquats permet de renforcer le dépaysement temporel et d’éviter des anachronismes fâcheux.
Vous pouvez éplucher les journaux (avis de décès, naissances, articles), les génériques de films, les bases de données des sociétés de généalogie, mais également faire des recherches sur les prénoms les plus attribués pour une période donnée. Pour le Québec, la France, et les États-Unis, Lesprénoms.net permet de visualiser les tendances depuis 1800. Pour la France uniquement, ce site vous intéressera à condition d’avoir déjà quelques prénoms en tête. Vous pouvez aussi vous inspirer de personnes qui ont jalonné votre vie et mélanger le prénom de l’une avec le nom de famille de l’autre.
De la diversité
À moins d’avoir une idée particulière en tête (une famille dans laquelle les prénoms sont tous composés à partir de Jean parce que le père s’appelle ainsi), les noms de vos personnages doivent être bien distincts. Le lecteur doit comprendre en un instant de qui il s’agit, sinon il ne plongera pas dans votre histoire et n’y trouvera pas de plaisir. Rien n’est plus désagréable que de se demander en cours de lecture : « Qui c’est déjà, lui ? »
Vous avez dit comment ?
Même si vous écrivez du fantastique, faites en sorte que le nom de votre personnage ne soit pas trop long, ni trop alambiqué. Bref, qu’il soit prononçable. Ou tout au moins qu’il puisse avoir un surnom qui l’est. Pensez également à sa musicalité. Elle peut adoucir ou au contraire, endurcir votre personnage.
Prénoms et caractères
Chaque prénom possède une signification, qui peut renvoyer à un trait de caractère particulier. Vous devriez tenir compte de ce facteur au moment d’attribuer un nom à chacun de vos personnages. Si vous appelez Lionel (réputé pour être cartésien, pragmatique et prudent), un jeune de 17 ans impulsif et un peu rebelle, cela risque d’être peu crédible. Même chose si votre personnage de 40 ans, au caractère effacé travaille comme caissière à l’épicerie du coin et s’appelle Anastasia. Vous pouvez visiter ce site sur lequel vous trouverez l’origine historique de chaque prénom, le caractère associé ainsi que sa fréquence selon les années.
Vous avez créé votre site Internet et, jour après jour, vous regardez vos statistiques. Désespoir : même en ayant les données par pays, vous savez que votre mère est allée le visiter… et quelques amis pour faire bonne mesure. D’ailleurs, ils vous ont laissé des commentaires pour vous encourager : « C’est beau. Je suis fière de toi. Mais heureusement que tu m’as donné l’adresse, Google ne le trouve pas !! » Allez-vous devoir payer des publicités pour que les moteurs de recherche daignent enfin s’intéresser à votre site ou à votre blog ?
Dois-je payer de la publicité ?
Il existe un moyen d’avoir plus de visites : Google ads. Comment ça marche ? Vous choisissez des termes ou expressions de recherche et vous misez une somme par clic et par terme de recherche avec un montant maximum journalier. J’ai bien dit « misez ». Parce que si vous payez 10 sous le clic, celui qui paie 75 sous pour les mêmes termes de recherche passera devant vous dans les résultats affichés par Google. À vous de choisir si cette solution vous convient. Si vous ne voulez pas payer, voici quelques pistes à explorer.
Comment améliorer la visibilité de votre site internet gratuitement
Faites apparaître votre nom sur toutes les pages de votre site
Ne recopiez pas le C4 de vos livres. Les moteurs de recherche ont tendance à écarter les doublons et laissent de côté certaines références.
Reliez votre site à facebook, tweeter et autres réseaux sociaux.
Inscrivez son adresse dans la section « à propos » de facebook.
Comment attirer du monde sur votre blog gratuitement
En plus des outils utilisés pour un site, vous en avez d’autres pour améliorer le référencement de votre blog :
Utilisez les mots-clés afin que vos articles apparaissent dans les résultats de plusieurs recherches. Regardez les mots-clés utilisés pour ce billet, cela va vous donner une idée.
Lorsque vous écrivez votre billet, si vous utilisez wordpress, vous avez la possibilité d’inclure un extrait (entre 150 et 300 caractères) dans la boîte prévue à cet effet. Il a deux fonctions : la première consiste à ne pas surcharger la présentation de votre blog. L’extrait apparaît et le visiteur a le loisir de cliquer dessus pour faire apparaître le billet s’il l’intéresse. Sa deuxième fonction est le référencement. Son texte doit être significatif et efficace.
Vous avez appliqué ces trucs mais les moteurs de recherche ignorent toujours votre site ou votre blog ? C’est normal. Plus nombreux seront les visiteurs, plus votre référencement sera efficace. C’est un cercle vertueux. La solution : générer un trafic préalable, voire récurrent sur votre site et/ou votre blog… et attendre.
Les réseaux sociaux à la rescousse
Annoncez la bonne nouvelle sur facebook, tweeter, etc. Et partagez cette information dans différents groupes, pertinents bien sûr.
L’avantage du blog sur le site, c’est que vous pouvez partager à chaque fois que vous écrivez un nouveau billet. Assurez-vous toutefois qu’il présente un réel intérêt, une valeur ajoutée.
Vous pouvez également créer un événement facebook pour que vos amis puissent s’inscrire à votre infolettre, s’abonner à votre blog, etc.
Soyez créatif, ou à défaut soyez simple : évitez les appels désespérés « Vous avez vu mon nouveau site ? Il est beaauuu ! Alors, pourquoi ne le visitez-vous pas ? ».
Un conseil : ayez une page facebook d’auteur différente de votre profil privé[i]. La page vous permet de ne pas être limité à 5000 « amis », et ce qui concerne vos proches n’a pas forcément d’intérêt pour vos lecteurs. Différencier les deux permet également de limiter des accrocs fâcheux à votre image publique.
Vous pouvez également créer un réseau : en vous abonnant à d’autres blogs, en rebloguant, etc. La solidarité fonctionne, encore faut-il l’initier.
Faites-vous répertorier
Pour les auteurs québécois, vous pouvez avoir votre fiche dans l’ÎLE http://www.litterature.org/mission/ en posant votre candidature auprès de l’UNEQ.
Pour tous les auteurs francophones, visitez le site Weblettres et notamment le répertoire http://www.weblettres.net/sommaire.php?entree=20&rubrique=46 qui vous permettra de voir dans quelle base de données et sur quel site vous pouvez apparaître en tant qu’auteur, et sur lesquels vous pouvez référencer votre site ou votre blog.
Sur Webassociation des auteurs, vous avez la possibilité de partager vos articles de blog. Visitez le site et allez sur leur page « Mode d’emploi ». Vous pouvez également vous en inspirer pour créer un blog communautaire.