Isabelle Forest : écrire et « vivre à l’intérieur de soi ».

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Isabelle-ForestAujourd’hui, pour inaugurer les entrevues de ce site, je vous propose une rencontre avec Isabelle Forest, que vous connaissez sûrement. Si ce n’est pas le cas, j’espère que cette entrevue vous donnera le goût de lire ses livres. Isabelle Forest est poète, romancière et directrice artistique du Printemps des Poètes de Québec. Son travail d’écriture a été récompensé par les prix Alphonse-Piché, Félix-Leclerc et Radio-Canada. Son recueil L’amour ses couteaux, paru initialement en 2011, a été finaliste au prix Alain-Grandbois 2012. En 2006, elle était l’invitée de la Ville de Paris dans le cadre de la résidence d’écriture de l’Institut Canadien de Québec. Elle a également été directrice artistique du volet littéraire du festival Relève en Capitale de la mesure Première Ovation de la Ville de Québec, éditions 2010 et 2011. À l’été 2011, elle participait au festival Poetry Nights de Cuerta de Arges en Roumanie et à l’automne 2012, au Festival international de poésie des sept collines de Yaoundé, au Cameroun. Son dernier roman, Les Laboureurs du ciel, est paru chez Alto en octobre 2012 et a été finaliste au prix de création littéraire de la Ville de Québec.

Isabelle Forest consacre également beaucoup de temps à la diffusion des arts littéraires en dehors des livres : spectacles, performances, installations multidisciplinaires, parcours littéraires, etc.  Vous pouvez d’ailleurs aller admirer l’installation poétique « Géométrie des espaces » de Carolyne Bolduc, pour laquelle Isabelle Forest a joué le rôle de mentor, sur les toits du Musée de la Civilisation à Québec jusqu’au 29 septembre : « Géométrie des espaces » est un dialogue entre poèmes, installations et documents d’archives où l’architecture du lieu devient une métaphore de nos espaces intérieurs.

Malgré tous ses mandats, Isabelle a eu la gentillesse de répondre à quelques questions pour vous faire partager son expérience et sa passion pour l’écriture.

 

Pour écrire son dernier roman, Les laboureurs du ciel, elle est partie à Paris en résidence d’écriture.  Elle nous raconte ici son expérience.

« J’ai eu le privilège d’obtenir la résidence de l’Institut Canadien de Québec, en 2006. Ce qui m’a permis un séjour de près de trois mois à Paris. C’était formidable pour moi, parce que j’avais débuté la recherche pour Les laboureurs du ciel en 2002 ; j’avais accumulé beaucoup de matériel à partir du Web et des bibliothèques à Québec, je m’étais fait venir quelques livres aussi, mais certaines questions demeuraient sans réponse. Le fait d’être sur place, à Paris, m’a ouvert des portes et j’ai bénéficié entre autres, de l’inventaire de livres et de manuscrits de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris. J’ai aussi eu accès à de vieilles cartes du 17e siècle, ce qui m’a beaucoup aidée à situer l’univers physique de l’intrigue. Je pouvais visuellement suivre mes personnages à travers les rues et les lieux de l’époque. Ce qu’il y a de bien également avec les résidences d’écriture, outre le fait que nous pouvons nous accorder un temps précieux à la création, ce sont les rencontres qu’on y fait. J’ai connu des écrivains parisiens qui m’ont entretenue sur la réalité littéraire de la France. Pour la première fois, j’avais accès à cette dernière de l’intérieur et non pas de loin. L’image que je m’en faisais (plutôt romantique) a bien changé alors ! »

L’une des difficultés, lorsqu’on écrit un roman, consiste à intégrer de manière fluide, et apparemment naturelle, les fruits de sa recherche. Isabelle Forest a brillamment relevé le défi dans Les laboureurs du ciel, et nous explique sa démarche.

« Je me suis rendue compte qu’il y avait un piège à éviter lorsqu’on effectue beaucoup de recherche pour écrire un roman. C’est-à-dire que pour ne pas donner l’impression d’un copier-coller ou encore, pour ne pas assommer le lecteur avec un texte qui aurait davantage des allures de leçon académique, il me fallait prendre du recul sur le matériau de recherche que j’accumulais.

 

On dit qu’il faut attendre en moyenne 10 ans suite à une expérience de vie pour l’intégrer convenablement à une œuvre, sans quoi, le manque de recul sur cette expérience risque d’aboutir à un texte soit trop thérapeutique, soit trop pauvre sur le plan littéraire. Il y a tout un processus de macération des événements vécus quelque part dans notre inconscient, et c’est ce temps de macération, entre autres, qui fait mûrir le fruit de la création.

 

Je crois qu’il en va un peu ainsi avec le matériau de recherche : il faut le laisser reposer, macérer, « vivre à l’intérieur de soi », mûrir. On peut alors en retirer ce qui sert véritablement le roman, car on a tendance à trop vouloir en mettre souvent, à penser que tout ce qui nous a fasciné dans les découvertes de notre recherche peut s’intégrer utilement à l’œuvre. Ce qui n’est pas le cas… »

Même si vous n’avez pas encore lu les recueils de poésie d’Isabelle Forest, vous pouvez goûter à sa plume de poète en lisant Les Laboureurs du ciel, roman poétique dans son univers, sa narration mais également dans les chansons. Dans son cas, il était impossible de ne pas lui poser la question : écrire de la poésie ou écrire un roman, est-ce si différent?

« C’est sans doute la question qu’on m’a posée le plus souvent !

 En ce qui me concerne, le procédé est totalement différent. Lorsque j’écris de la poésie, je travaille d’abord avec le langage, les mots. Il s’agit de mon matériau de base. Écrire de la poésie, pour moi, c’est d’abord tenter de dire l’indicible, de faire surgir la lumière cachée des choses. C’est aussi un regard particulier sur le monde. J’écris mes textes poétiques comme une musique. Je me penche beaucoup sur le rythme, j’écris autant les silences que les vers. Parfois, lorsque je travaille un recueil de poésie, j’ai l’impression de le « sculpter » carrément, tellement j’épure pour en arriver à quelque chose qui s’approche de l’essentiel, une espèce de parole pure, étincelante. J’essaie, du moins ! Je ne dis pas que j’y arrive, mais il s’agit d’une grande source de motivation.

 

Le roman, c’est autre chose. C’est d’abord une histoire, des personnages, une atmosphère. Lorsque j’écris un roman, j’ai le sentiment d’ignorer ce qu’il y a derrière les portes que j’ouvre. Cela me fascine beaucoup. J’aime être surprise par ce qui se présente à moi, surgi de mon inconscient, d’un mariage entre mon existence et ma mémoire personnelles et l’imaginaire collectif. Écrire un roman, pour moi, c’est partir à l’aventure et choisir parfois de m’arrêter ici et là, de prendre plus de temps avec tel ou tel personnage à un moment donné. Mais je ne cherche pas tant à maîtriser les choses, je tente de demeurer attentive, ouverte. »

Layout 1Dans Les Laboureurs du ciel, le personnage de Marie Malvaux est fort, complexe, mais n’éclipse en rien les autres personnages. J’ai donc demandé à Isabelle Forest de nous raconter la genèse des personnages des Laboureurs du ciel et comment elle les a travaillés dans son procédé d’écriture.

« Marie Malvaux, je l’ai rencontrée dans un rêve que j’ai fait alors que je devais avoir 25 ans. Ce rêve, qui m’avait transportée dans le Paris du 17e siècle et dans un théâtre de marionnettes était si troublant de par sa « véracité » que j’ai voulu connaître l’histoire de cette jeune femme, découvrir son milieu, son époque. J’étais persuadée qu’elle avait été victime d’une quelconque machination, je ne saurais dire pourquoi. Je la percevais si innocente et fragile, si pure, mais quelque chose de malsain tournait autour d’elle. Marie Malvaux, c’est une question de curiosité, de fascination de ma part. Avec elle, je me suis beaucoup interrogée sur la réelle emprise que nous pouvions avoir sur nos existences. Dans quelle mesure les passions de certains n’arrivaient pas à les brûler…

 

Petit Pierre, lui, est né pendant mes recherches sur la foire Saint-Germain et sur le 17e siècle parisien en général. Il représente l’orphelin type de l’époque qui doit gagner sa vie très tôt. Je crois que par lui, je désirais évoquer le fait que de faux départs dans une vie pouvaient prendre des tournures positives si on savait mettre à profit ses qualités et ses aptitudes.

 

Quant à l’Italien, ou Angelo, c’est très particulier. Il était là, dès le début de l’écriture du roman. Je savais qu’il avait un rôle déterminant dans l’existence de Marie, mais je gardais la porte close sur sa vie, sur son passé. C’est mon éditeur qui me l’a fait remarquer. À la moitié du roman, on ne savait toujours rien sur lui. Je crois que je craignais de le découvrir, de devoir glisser dans certaines zones noires de l’âme humaine puisque dans mon esprit, il était mauvais. Or, lorsque j’ai finalement décidé d’ouvrir cette fameuse porte sur sa vie, j’ai été surprise de constater qu’il n’était pas celui que j’imaginais en réalité. J’avais eu des préjugés envers mon personnage ! J’ai beaucoup aimé découvrir son enfance et sa mère, une sorcière.

 

Enfin, Eugène. Lui, c’est l’univers du cimetière des Saints Innocents qui me l’a fait rencontrer. J’avais besoin de lui pour me guider dans ces lieux qu’aujourd’hui on trouverait macabres, mais qui à l’époque était source de fascination et de vie bien grouillante. Le cimetière était un véritable village et les gens y vivaient leur quotidien, du foyer au travail, en compagnie des cadavres et des ossements qui pour la plupart, étaient bien visibles dans les fosses communes ou sous les toits, dans la cour intérieure. C’est par Eugène que j’ai tenté de comprendre cet autre regard que l’on pouvait porter sur la vie et la mort à l’époque. Eugène est aussi l’intellectuel du roman : il dévore les livres, se questionne sur le monde (autant celui des vivants que des morts) et en arrive à choisir le métier d’écrivain public installé au cimetière. Il m’a donc permis, lui aussi, à sa manière, une certaine forme de réflexion. »

L’un des conseils que l’on donne à toute personne voulant écrire est de lire, lire encore et lire beaucoup, et de préférence des genres différents. Quels sont les auteurs et les œuvres qui ont marqué, voire influencé Isabelle Forest ?

« Il y en a beaucoup et pour des raisons différentes !

Je répondrai donc à cette question en rafale :

Gabriel Garcia Marquez, pour la sensualité, la chaleur, la couleur, le vivant en résumé, de son œuvre.

Christian Bobin, pour la lumière qu’il fait jaillir du quotidien.

Martine Desjardins, pour l’imagination et la finesse qu’elle déploie dans ses romans.

Ines Cagnati, pour la rudesse et la violence inouïes, la magnifique évocation de tout ce qu’elle « n’écrit pas ».

Sébastien Japrisot,  pour sa très grande maîtrise de la polyphonie, le caractère si réel qu’il donne à ses personnages.

Jonathan Littell, pour sa capacité à nous entraîner dans les profondeurs de l’âme. (Les Bienveillantes, Folio Gallimard, ISBN : 9782070350896)

Nelly Arcan, pour son impudeur, sa façon si  particulière de mettre ses tripes sur la table et de trifouiller dedans. (Putain, Points Seuil, ISBN : 9782020557177)

Sylvain Trudel, pour la passion qu’il possède de jouer avec la langue.

Hélène Dorion, pour savoir si bien marier philosophie et poésie.

Normand de Bellefeuille, pour sa très grande maîtrise du rythme.

Vous en voulez d’autres ? »

Ça devrait aller. La dernière question, et non la moindre : « Si tu devais donner trois conseils à ceux qui veulent écrire, quels seraient-ils ? »

«

  1. Continuer de vouloir écrire !
  2. Éviter le plus possible la censure dans les premiers jets.
  3. Laisser reposer le texte, prendre du recul et réécrire. »

Pour tous ceux qui voudraient se familiariser davantage avec l’œuvre d’Isabelle Forest, voici sa bibliographie (dans l’ordre chronologique) :

–          Poèmes du lendemain 10, avec Patrick Nicole, Écrits des Forges, 2002, ISBN : 9782890466623

–          Les chambres orphelines, Écrits des Forges, 2003, ISBN : 9782890467606

–          La crevasse, Lanctôt Éditions, 2004, ISBN : 9782894852798

–          L’amour ses couteaux, Écrits des Forges, 2011, ISBN : 9782896451807

–          Les Laboureurs du ciel, Alto, 2012, ISBN : 9782896940790

–          L’amour ses couteaux précédé de Les chambres orphelines, Écrits des Forges, 2013, ISBN : 9782896452453

Crédit photo : Émilie Roi, et pour Les Laboureurs du ciel, crédit photo : Alto

Cinq erreurs à éviter quand on écrit une série

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cohérenceL’une de vos principales préoccupations lors de la planification et l’écriture d’une série devrait être la cohérence.  Si vous ne vous assurez pas d’une certaine cohérence, vos lecteurs ne retireront rien de l’histoire et resteront sur leur faim.

 

Voici les cinq types d’incohérence les plus courants dans les séries et les moyens de les éviter.

1- Les oublis

Vous devez poser les bases nécessaires — une trame plausible et une motivation pour chaque action, des personnages assez héroïques pour résoudre leurs propres problèmes—, afin de ne pas avoir recours à l’artifice de la coïncidence.

Si vous voulez qu’un événement soit crédible, il faut le mettre en place logiquement et suffisamment tôt pour que le lecteur l’accepte. Cela nécessite une planification.

2- Changer de prémisse

Cela concerne les renseignements donnés dans un épisode qui contredisent les informations livrées dans un autre. Dans une série, cela peut être fatal. Le changement doit être plausible pour que les lecteurs l’acceptent. Si vous créez un monde dans lequel aucun étranger n’est toléré dans les trois premiers livres, mais que dans le quatrième un étranger se présente et est accueilli au cœur de la communauté à bras ouverts, vous avez changé la prémisse de votre série.

3- Les problèmes techniques

Ce genre d’incohérence peut se produire par manque d’attention : changer de narrateur en cours de route, ou modifier la description des personnages. Si votre héros utilise certaines expressions dans le premier tome et qu’il ne le fait plus dans le reste de la série, c’est un problème technique. Pensez à faire des fiches : cela va éviter les changements de noms, de langage, de couleur de cheveux ou d’yeux, de taille, etc.

Vous voulez savoir ce que pense le lecteur de ces incohérences ? Cliquez ici.

4- Les questions de continuité

Si vous dotez un personnage de deux dates d’anniversaire ou si vous le rajeunissez au lieu de le vieillir au fur et à mesure que la série progresse, cela pose un problème de continuité. Établissez une chronologie et vous ne tomberez plus dans le piège. La rigueur est la clé.

Voici un exemple de brouillon de J.K. Rowling pour L’ordre du Phœnix.

brouillon HP

 

5- Les questions sans réponse

Dès le premier tome, vous avez soulevé une question et demandé au lecteur d’être patient. Vous développez ce thème à travers plusieurs livres. Vous avez promis qu’une réponse sera livrée dans le dernier volume. Si vous ne le faites pas, le lecteur se sentira floué, à juste titre. Ne sous-estimez jamais sa vengeance. (Avez-vous lu Misery de Stephen King ?)

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Ces conseils ne sauraient garantir la réussite de votre série. D’autres facteurs entrent en jeu. Ce billet vous permettra, je l’espère, d’éviter l’écueil de l’incohérence.

© Agence Littéraire Laëns 2014

 

Sortir du blocage de l’écrivain.

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bonhomme page blancheBeaucoup d’écrivains sont passés par là : la feuille qui reste désespérément blanche, l’écran de l’ordinateur vide, avec comme seul mouvement celui du curseur dont les pulsations finissent par vous angoisser. Tous les outils sont là, vous avez amplement le temps d’écrire, mais voilà, les mots se refusent à vous.

Si vous êtes enfermé dans ce blocage, il existe quelques méthodes éprouvées pour vous aider à vous en libérer. Arrêtez ce que vous faites et prenez une pause. Partez pour une promenade. Déposez votre travail pendant une heure, une journée ou une semaine, puis  revenez-y. Commencez à écrire tout ce qui vous vient à l’esprit, sans porter de jugement. Vous pourrez faire les modifications nécessaires ultérieurement. Allez dans un endroit qui vous inspire. Lisez un livre. Fondamentalement, secouez la poussière dans votre tête comme une boule à neige. Les particules vont finir par se déposer au fond, comme d’habitude, mais tout aura changé, elles s’organiseront d’une autre manière d’elles-mêmes. Enfin, ces mots qui étaient retenus vont commencer à se répandre. Et il sera difficile de vous arrêter.

Si vous êtes aux prises avec l’angoisse de la feuille blanche, lisez quelques mots d’auteurs qui ont traversé cette épreuve. Cela vous inspirera. En voici quelques-uns.

«Une des choses les plus difficiles est le premier paragraphe. J’ai passé plusieurs mois sur un premier paragraphe, et une fois que je l’ai eu, le reste est venu très facilement .  » – Gabriel Garcia Marquez

«Il se peut que j’écrive, deux semaines de suite « le chat s’est assis sur le tapis, c’est comme ça, c’est pas un rat ». Et il se pourrait bien qu’il s’agisse des mots les plus ennuyeux et les plus laids qui soient. Mais j’essaie. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris quoi qu’il arrive. Et à la fin, c’est comme si une muse quelconque était convaincue de mon sérieux, et disait « D’accord, d’accord. Je viens.»  Maya Angelou

« Ton esprit fait le mort. Lasse-le par de patientes provocations ». Jules Renard

«Vous vous êtes mis à écrire parce que vous deviez écrire un livre et non pas pour donner du sens à votre vie? Faire pour faire n’a jamais eu de sens: il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que vous ayez été incapable d’écrire la moindre ligne. Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (…) Les écrivains vivent plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante.» Joël Dicker
«Si j’avais attendu d’atteindre la perfection, je n’aurais jamais écrit un mot.  » – Margaret Atwood

«L’écriture, c’est 90 pour cent de procrastination : lecture de magazines, manger des céréales directement dans la boîte, regarder des info-publicités. C’est faire tout votre possible pour éviter l’écriture, jusqu’à ce qu’il soit environ quatre heures du matin et que vous atteigniez le point où vous devez écrire.» – Paul Rudnick

Plus que trois jours pour vous incrire aux ateliers d’écriture !

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bonhomme formationL’Agence Littéraire Laëns offre cet automne plusieurs ateliers d’écriture :

· Atelier 1 : Mémoires et autobiographies : découvrez  comment donner du relief à vos souvenirs à travers des exercices stimulants. 6 séances de 3 heures. Auteur invité : Gilles Simard, Le coeur enveloppé, JCL, 2012, ISBN : 978-2-89431-455-5. Horaires de l’atelier : le vendredi de 14h à 17h.

· Atelier 2 : Écrire de la fiction : atelier réservé à ceux et celles qui souhaitent écrire un roman ou des nouvelles.  Entraînez-vous à l’art du dialogue, à la création de personnages…   6 séances de 3 heures.  Auteure invitée : Isabelle Forest, Les laboureurs du ciel, Alto, 2012, ISBN : 978-2-89694-079-0. Horaires de l’atelier : le samedi de 9h30 à 12h30.

·Atelier 3 : Écrire un roman policier : apprenez à accrocher le lecteur dès la première ligne, les conventions du genre (les maîtriser pour mieux s’en libérer), et à intégrer la recherche sans artifice. 6 séances de 3 heures. Auteur invité : Jacques Côté, Le sang des prairies, Alire, 2011, ISBN : 978-2-89615-063-2. Horaires de l’atelier : le samedi de 14h à 17h.

· Atelier 4 : De l’écriture à la publication : atelier réservé à ceux qui souhaitent être guidés dans la réécriture, la présentation, le choix des éditeurs, la négociation des contrats et la promotion du livre. 6 séances de 3 heures. Horaires de l’atelier : le jeudi de 18h à 21h.

Tous les ateliers débutent la semaine du 16 septembre. Les ateliers 1, 2 et 3 sont ouverts aux grands débutants. Pour l’atelier 4, il est nécessaire que vous ayez un manuscrit complet.

Si vous désirez participer aux ateliers d’écriture, il n’est pas nécessaire d’envoyer vos écrits. Mais vous pouvez le faire afin que nous nous connaissions mieux et que nous puissions établir vos besoins avec vous.

Comment s’inscrire ? Remplissez le formulaire de contact situé sur la page envoi de manuscrits ou envoyez un courrier postal pour réserver votre place, en précisant quel atelier vous intéresse ainsi que vos disponibilités. Un nombre minimum de participants est requis pour qu’un atelier puisse avoir lieu. Les places sont limitées : pour le bon déroulement et l’efficacité des ateliers, l’Agence Littéraire Laëns n’acceptera pas plus de 8 participants par atelier.

Votre réservation ne sera enregistrée qu’après avoir reçu votre paiement. La date limite de réservation (dans la limite des places disponibles) est le vendredi 13 septembre.

Où envoyer votre paiement ? Envoyez un courrier postal accompagné de votre paiement pour réserver votre place. Le paiement peut se faire par paypal, par mandat postal ou par chèque à l’ordre de Marie-Pierre Laëns. Adresse postale : Agence Littéraire Laëns, À l’attention de Mme Marie-Pierre Laëns, 128, Richelieu Suite 2 Québec (Qc) G1R 1J5

Combien ça coûte ? Chaque atelier comporte 6 séances de 3 heures. Le prix régulier est de 250. 00 $ pour un atelier, soit pour l’ensemble des 18 heures que nous passerons ensemble.

Inscription à 2 ateliers : réduction de 10 % sur le deuxième atelier.

Inscription à 3 ateliers : réduction de 20 % sur le deuxième atelier et sur le troisième atelier.

Remboursement : Dans le cas où un atelier devrait être annulé, et dans ce cas seulement, l’Agence Littéraire Laëns s’engage à vous rembourser votre inscription intégralement dans un délai de 5 jours ouvrables, suivant la date prévue du début de l’atelier.

N. B. : Si vous désirez envoyer votre manuscrit par courriel, un accusé de réception vous sera envoyé. Si vous le faites par courrier postal, utilisez le service de courrier recommandé avec signature du receveur.

Créer des personnages

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bonhomme peint des personnagesPour créer et développer des personnages, bien des écrivains s’inspirent de personnes réelles. Est-ce à dire qu’à un personnage de roman correspond une personne réelle ? Ce n’est pas conseillé, si vous voulez vraiment faire de la fiction… et éviter les procès. Mais vous pouvez mélanger plusieurs caractéristiques appartenant à des personnes réelles pour créer un seul personnage. Vous obtiendrez ainsi  des personnages multidimensionnels, psychologiquement riches, qui vous permettront autant d’avancées dans l’intrigue de votre roman. Alors, comment procéder ?

Considérez une dizaine de personnes que vous connaissez bien (ou 10 personnages de fiction). Vous allez faire des fiches, 5 pour chacune de ces personnes :

1)    la première va porter sur les traits de caractère (sexe, âge, caractère dominant que cette personne présente au monde qui l’entoure, ce qu’elle est vraiment à l’intérieur),

2)    la seconde porte sur les conflits externes (l’objectif : qu’est-ce que cette personne veut avant toute autre chose ?, la motivation : pourquoi le veut-elle ?, les obstacles qu’elle rencontre en chemin)

3)    ensuite, on en fait une sur le conflit interne (un défaut ou une faiblesse : qu’est-ce qui est cassé dans cette personne ?, le masque : comment cache-t-elle cette faiblesse?)

4)    la dynamique du personnage (comment cette personne devient-elle plus forte ou meilleure ? Quel événement déclenche la transformation ? Quel est le résultat ?)

5)    caractéristiques additionnelles :

–         la race,

–         l’emploi qu’elle occupe,

–         ce qu’elle aime,

–         ce qu’elle déteste,

–         ses loisirs,

–         ses habitudes,

–         ses bizarreries ou ses excentricités,

–         la chose qu’elle préfère,

–         la chose la plus importante pour elle,

–          sa réputation,

Quand vous avez rempli ces 5 cartes pour chacune des personnes réelles auxquelles vous pensiez, il suffit d’en permuter certaines pour créer des personnages. Attention, toutefois à conserver une certaine cohérence…

Alors, à vous de jouer !

Du talent ou pas ?

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Beaucoup souhaiteraient écrire, mais se retrouvent paralysés avant même de commencer par une question qui les taraude : ai-je assez de talent ? Et si c’était mauvais ? C’est très bien d’avoir le souci de la qualité littéraire en tête, mais il est évident que pour savoir si vous êtes capable d’écrire, il faut… écrire.

Cela ne vient pas d’un seul coup, même pour ceux qui ont du talent. Écrire nécessite du travail, de l’assiduité, une bonne dose de foi et de confiance en soi. Il y a des moments d’euphorie, des moments de solitude, des moments de découragement. Seule la persévérance paie. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut écrire ? Oui. Est-ce que cela veut dire que tout le monde peut devenir un auteur reconnu pour son talent ? Non.

Si vous recherchez avant tout la gloire, les honneurs et les richesses, il se peut fort que vous vous soyez trompés de voie. Si ce qui vous intéresse, est d’écrire, d’être publié et d’être lu, alors commencez, continuez, persévérez.

Plus vous écrirez, meilleurs seront vos textes. C’est sûr, progresser en travaillant seul est difficile. Pour acquérir un esprit critique sur vos textes, il n’y a pas 36 solutions : écrire, laisser reposer, réécrire et ainsi de suite. Écrire, c’est avant tout réécrire. Laissez de côté le premier jet pendant quelques temps, puis reprenez-le. Vous allez forcément passer par des moments de doute : comment est-ce que j’ai pu écrire ça ? Mais c’est exactement cette distance, qui va vous permettre de progresser.

Lisez, lisez beaucoup. L’œuvre d’un auteur qui ne lit pas devient vite stérile. Lire permet également d’apprendre. Des auteurs peuvent vous inspirer, et ce à différents niveaux, sur divers plans techniques : narration, style littéraire, dextérité dans les dialogues, etc…

Travaillez sur votre manuscrit, travaillez différents exercices d’écriture. Participez à des ateliers d’écriture, confrontez vos textes à un « public ». Cela permet de considérer ses écrits sous un autre angle et de découvrir des perspectives, qui libèrent l’écriture.

Alors, la question initiale était : du talent ou pas ? Regardez le nombre de livres qui sortent chaque année. Si les manuscrits refusés sont bien plus nombreux encore, c’est parce que les éditeurs ont fait un tri. Sur quoi se fondent-ils ? Le talent, oui mais pas seulement ou pas nécessairement, la structure du roman, la qualité des personnages, le rythme, une nouvelle manière d’aborder les questions humaines, un sujet d’actualité… Il y a le talent littéraire, il y a le talent de conteur… Ne vous préoccupez pas de cette question ; c’est en écrivant que vous saurez si vous avez un talent à exploiter ou si vous consacrerez à l’écriture un temps destiné au plaisir.

Écrire pour les jeunes adultes

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Cela ne fait aucun doute : le public des jeunes adultes représente un marché très florissant, qui ne cesse de croître en popularité et retient l’attention des jeunes lecteurs, donc des éditeurs. Cela signifie que ce marché est plus sain que jamais et que par conséquent, la concurrence y est rude pour se faire publier. Alors, quelles sont les clés de l’écriture d’un roman à succès pour les jeunes adultes? Avant même de commencer à écrire, vous devez entrer dans l’esprit de votre public cible.

Dans l’esprit du lectorat « Jeunes adultes »
Il y a quelque chose de crucial que l’on doit garder à l’esprit à propos des jeunes adultes : l’essence de l’adolescence. C’est ce sentiment de possibilité. Ce sentiment que votre cœur pourrait exploser tellement il est plein d’amour ou de chagrin. Tout est si grand, si important, si démesuré à cette époque de nos vies. C’est l’âge des superlatifs. C’est aussi l’âge des premières fois, de leurs charges émotionnelles et dramatiques : le premier amour, la première vraie peine souvent synonyme de désespoir, la première trahison, la première fierté profonde…
Et toutes ces premières fois se précipitent en un très court laps de temps.

Les décisions que l’on prend à cet âge-là semblent avoir des conséquences éternelles. Un adolescent se sent tour à tour invincible et vulnérable, seul et appartenant à une communauté. C’est pourquoi le public des jeunes adultes recherche un livre qui lui donne l’impression d’avoir été écrit pour lui.

Romance et obscurité
Les adolescents se sentent attirés par deux choses en particulier: la romance et un certain goût pour l’obscurité. Si vous avez été dans la section « jeunes adultes » d’une librairie récemment, vous saurez ce que je veux dire. Il semble que chaque couverture présente la même combinaison d’une jeune fille boudeuse, un garçon torturé, et bien sûr un fond violet ou/et noir.

Le paranormal et la dystopie semblent incontournables sur ce marché. Mais attention ! Si de nombreux éditeurs ont signé des trilogies dans cette veine jusqu’en 2014, ce n’est pas pour autant qu’ils acceptent de nouveaux projets de ce genre.
Un grand nombre de lecteurs sont lassés de retrouver toujours la même histoire, dont seuls les noms des protagonistes varient.

Certes, les relations amoureuses constituent un des pôles d’intérêt des adolescents. La plupart d’entre eux, cependant, manquent d’expériences romantiques réelles. Ils se tournent donc vers la fiction, dans laquelle les vies des personnages sont riches de fantaisie.
Les adolescents se sentent souvent piégés et impuissants. La plupart recherchent plus de contrôle : les combats dans la littérature fantastique leur permettent, par un processus de transfert, de vivre cette expérience. D’où la popularité des tueurs de vampires et autres élus.
Enfin, vers quatorze ou quinze ans, il arrive souvent qu’ils fassent l’expérience d’heures plus sombres. Certains se retrouvent même confrontés à la question du suicide. C’est certainement une des raisons pour laquelle le roman, Treize raisons de Jay Asher (édité chez Albin Michel, ISBN : 978-2-226-19553-1 et également disponible au Livre de Poche, ISBN : 978-2-01-323396-5) a remporté autant de succès. Il s’agit d’un roman délicat, dans lequel une jeune-fille explique les raisons de son suicide dans des cassettes qu’elle a envoyées à un ami peu avant de commettre l’irréparable. Un roman, qui met en lumière l’importance des détails.

Certains adolescents utilisent la fiction pour explorer d’une manière sûre les événements graves qui se déroulent autour d’eux. La tendance récente à la dystopie en est le parfait exemple.

Quand vous pensez à vos lecteurs adolescents, gardez cela à l’esprit constamment. Que votre roman relève du paranormal ou non, prenez conscience que vos lecteurs évoluent dans un monde complexe où tout n’est pas toujours licornes et arcs-en-ciel.
D’autre part, si vous le pouvez, essayez d’inclure un élément romantique. Vous n’avez pas à écrire un roman tout azimut, mais vous allez manquer un énorme argument de vente potentiel si vous n’y intégrez pas cette partie de la vie de vos lecteurs.
Les thèmes et les grandes idées dans la littérature pour jeunes adultes.
Quand vous avez en tête ce que vivent les adolescents, vous êtes beaucoup plus susceptible d’écrire un livre qui va les toucher. Lisez les romans d’Anique Poitras, de Dominique Demers et de Martine Latulippe. Ce sont non seulement des œuvres incontournables pour les jeunes adultes, mais ce sont également de petits bijoux littéraires. La lumière blanche aborde le thème de la mort, Sauve-moi comme tu m’aimes traite de l’amour, de l’identité et de la quête spirituelle. Avec Marie-Tempête, ce sont l’intensité du premier amour, la mort, la maternité, la cruauté des choix qui sont mis en scène. Le cri, très ancré dans la réalité des jeunes Québécois, expose la problématique de l’intimidation.

Ces adolescents voient le monde et l’interprètent dans une intensité, qui leur est propre. Ils ressentent profondément le désir, la douleur et la recherche de l’amour. Et ceci est loin d’être exhaustif. La compréhension de ce qui est propre à l’adolescence rendra votre littérature pour ce lectorat plus riche et plus profonde.

Écrire à plus de cinquante ans

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Stéphane HesselSi vous êtes un primo-romancier d’un certain âge, il peut être déprimant d’entendre parler de nouveaux écrivains qui ne sont pas encore assez vieux pour voter. Publier un premier roman devient-il plus difficile au fur et à mesure que vous vieillissez ? La réponse est oui. Mais vous pouvez augmenter vos chances d’être publié en évitant cinq erreurs majeures.

1-     Oublier que l’édition est une entreprise

Écrire est un métier, comme les autres : il nécessite du temps et de la formation pour se perfectionner. Les professionnels de l’édition comptent sur les livres de gens comme vous pour payer leur hypothèque et envoyer leurs enfants à l’université. Si vous n’êtes pas prêt à aborder l’écriture comme une carrière, l’édition traditionnelle pourrait ne pas être pour vous.

2-      Faire référence à la retraite comme première motivation

Vous avez distillé votre expérience de vie considérable dans un livre qui saura toucher son public. Mais vous n’avez pas décidé d’écrire un livre parce que vous ne saviez plus quoi faire de vos mains, et que vous aviez enfin du temps pour vous. (Vous seriez surpris de voir combien de lettres de présentation mettent cette « motivation » de l’avant).

3-      Croire que votre livre se vendra sans vous

Quand votre éditeur s’engage à verser un à-valoir pour votre livre, il s’attend à ce que vous soyez un partenaire actif dans la promotion. Un roman, quelques soient ses qualités, ne rencontrera pas son public si l’auteur ne participe pas à sa promotion. Soyez prêt !

4-      Avoir pour ambition avouée de publier UN livre

Si c’est le cas, il se peut que l’auto-publication vous convienne mieux. La plupart des maisons d’édition s’attendent à ce qu’un auteur publie un roman chaque année ou aux deux ans afin de construire sa réputation, et c’est souvent au quatrième ou au cinquième livre qu’un romancier voit ses ventes augmenter de manière significative. (Il pleuvait des oiseaux, par exemple, était le quatrième roman publié de Jocelyne Saucier. Et elle avait 63 ans à ce moment.) À vous de convaincre l’agent ou l’éditeur que vous n’êtes pas l’auteur d’un seul livre.

5-      Se dater soi-même

L’édition est une entreprise de médias. Les éditeurs ont l’intention de trouver la nouvelle étoile montante. Il n’y a absolument rien qui vous empêche, en tant qu’écrivain plus âgé, d’arriver avec quelque chose de nouveau et d’excitant, mais le préjugé selon lequel les personnes d’un certain âge sont moins susceptibles de le faire persiste. Revendiquer votre âge n’est pas un atout. Si vous écrivez un thriller politique, ne mentionnez pas votre service dans l’administration Duplessis ou celle de De Gaulle.

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Il n’y a aucun doute : les auteurs matures peuvent percer. Au Québec, que dire du succès de Jeanette Bertrand dont la première œuvre littéraire a été publiée à cinquante-huit ans, de Gilbert Boulanger dont L’alouette affolée a séduit un éditeur à quatre-vingt huit ans ? Et en France, vous vous souvenez de Stéphane Hessel et de son opuscule, Indignez-vous ! Il avait publié son premier livre à soixante-dix-sept ans.

© Agence Littéraire Laëns 2013

Transgresser les règles

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bonhomme prince charmantLes «règles» d’écriture dont on entend tellement parler ne sont pas des règles incontournables. Ce sont des guides que l’on doit connaître, mais il n’est pas forcément nécessaire de s’y conformer. Surtout quand elles sont radicalement opposées à votre style naturel. Lorsque c’est fait avec compétence et talent, enfreindre les règles est l’une des meilleures façons de se distinguer. Nous allons le voir avec l’exemple du roman sentimental.

Quelles sont ces règles d’écriture?
Pour qu’un roman sentimental soit publié, on a énuméré des douzaines et de douzaines de règles. Parmi celles-ci, on trouve notamment de ne pas passer des pensées d’un personnage à celles d’un autre, de se limiter à un point de vue par scène, d’éviter les décors exotiques trop connotés, de ne pas mettre en scènes des athlètes ou des personnalités de la télévision. En vérité, il y a très peu de règles précises. L’une d’entre-elles est, bien sûr, l’heureux dénouement. Les lecteurs achètent un roman d’amour pour éprouver la satisfaction d’un dénouement heureux. Une autre règle est que l’histoire se déroule entre un homme et une femme.

Vous lisez ces lignes et vous pensez déjà à des romans qui transgressent ces règles : Le rêve de Zola, histoire superbe, les sentiments les plus intenses et bien sûr la fin tragique ; c’est du Zola quand même. Ou encore la nouvelle « Brokeback Mountain » d’Annie Proulx, dans laquelle vous pouvez passer beaucoup de temps à chercher le personnage féminin…

Par conséquent, ce qui fait vendre votre livre, ce ne sont pas les règles que vous avez appliquées ni celles que vous avez transgressées, c’est votre voix personnelle, votre style propre. Alors évidemment, il y a roman sentimental et roman sentimental. Les Harlequin en font partie, tout comme les Nora Roberts et Danielle Steel, mais les œuvres citées plus haut aussi. Ceux qui savent transgresser les règles peuvent traverser les époques, les autres trouvent également un public, encore faut-il convaincre un éditeur…

Vous avez envie d’écrire un livre ?

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bonhomme formationL’Agence Littéraire Laëns offre cet automne plusieurs ateliers d’écriture :

· Atelier 1 : Mémoires et autobiographies : découvrez  comment donner du relief à vos souvenirs à travers des exercices stimulants. 6 séances de 3 heures. Auteur invité : Gilles Simard, Le coeur enveloppé, JCL, 2012, ISBN : 978-2-89431-455-5. Horaires de l’atelier : le vendredi de 14h à 17h.

· Atelier 2 : Écrire de la fiction : atelier réservé à ceux et celles qui souhaitent écrire un roman ou des nouvelles.  Entraînez-vous à l’art du dialogue, à la création de personnages…   6 séances de 3 heures.  Auteure invitée : Isabelle Forest, Les laboureurs du ciel, Alto, 2012, ISBN : 978-2-89694-079-0. Horaires de l’atelier : le samedi de 9h30 à 12h30.

·Atelier 3 : Écrire un roman policier : apprenez à accrocher le lecteur dès la première ligne, les conventions du genre (les maîtriser pour mieux s’en libérer), et à intégrer la recherche sans artifice. 6 séances de 3 heures. Auteur invité : Jacques Côté, Le sang des prairies, Alire, 2011, ISBN : 978-2-89615-063-2. Horaires de l’atelier : le samedi de 14h à 17h.

· Atelier 4 : De l’écriture à la publication : atelier réservé à ceux qui souhaitent être guidés dans la réécriture, la présentation, le choix des éditeurs, la négociation des contrats et la promotion du livre. 6 séances de 3 heures. Horaires de l’atelier : le jeudi de 18h à 21h.

Tous les ateliers débutent la semaine du 16 septembre. Les ateliers 1, 2 et 3 sont ouverts aux grands débutants. Pour l’atelier 4, il est nécessaire que vous ayez un manuscrit complet.

Si vous désirez participer aux ateliers d’écriture, il n’est pas nécessaire d’envoyer vos écrits. Mais vous pouvez le faire afin que nous nous connaissions mieux et que nous puissions établir vos besoins avec vous.

Comment s’inscrire ? Remplissez le formulaire de contact situé sur la page envoi de manuscrits ou envoyez un courrier postal pour réserver votre place, en précisant quel atelier vous intéresse ainsi que vos disponibilités. Un nombre minimum de participants est requis pour qu’un atelier puisse avoir lieu. Les places sont limitées : pour le bon déroulement et l’efficacité des ateliers, l’Agence Littéraire Laëns n’acceptera pas plus de 8 participants par atelier.

Votre réservation ne sera enregistrée qu’après avoir reçu votre paiement. La date limite de réservation (dans la limite des places disponibles) est le vendredi 13 septembre.

Où envoyer votre paiement ? Envoyez un courrier postal accompagné de votre paiement pour réserver votre place. Le paiement peut se faire par paypal, par mandat postal ou par chèque à l’ordre de Marie-Pierre Laëns. Adresse postale : Agence Littéraire Laëns, À l’attention de Mme Marie-Pierre Laëns, 128, Richelieu Suite 2 Québec (Qc) G1R 1J5

Combien ça coûte ? Chaque atelier comporte 6 séances de 3 heures. Le prix régulier est de 250. 00 $ pour un atelier, soit pour l’ensemble des 18 heures que nous passerons ensemble.

Inscription à 2 ateliers : réduction de 10 % sur le deuxième atelier.

Inscription à 3 ateliers : réduction de 20 % sur le deuxième atelier et sur le troisième atelier.

Remboursement : Dans le cas où un atelier devrait être annulé, et dans ce cas seulement, l’Agence Littéraire Laëns s’engage à vous rembourser votre inscription intégralement dans un délai de 5 jours ouvrables, suivant la date prévue du début de l’atelier.

N. B. : Si vous désirez envoyer votre manuscrit par courriel, un accusé de réception vous sera envoyé. Si vous le faites par courrier postal, utilisez le service de courrier recommandé avec signature du receveur.