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Agence Littéraire Laëns

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Agence Littéraire Laëns

Archives de mot-clé : agent littéraire Québec

Mathieu Villeneuve au Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean

25 mardi Sep 2018

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Mots-clés

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Mathieu Villeneuve, Agence littéraire Laëns

Cr. Ph. : Sophie Gagnon-Bergeron

Du 27 au 30 septembre se tiendra le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À cette occasion, vous aurez le loisir de rencontrer Mathieu Villeneuve (originaire de Chicoutimi) pour son premier roman, Borealium tremens, publié aux Éditions La Peuplade.

 

De retour du Festival America, Mathieu Villeneuve offrira plusieurs séances de signatures au salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean:

Jeudi 27 septembre de 19h à 21h

Vendredi 28 septembre de 18h à 20h

Samedi 29 septembre de 13h à 15h

Dimanche 30 septembre de 13h à 15h

Où ? Au kiosque 60 des Éditions La Peuplade

Vous aurez également l’occasion de l’écouter lors d’une entrevue de 15 minutes avec Michel Payette, le samedi 29 septembre, sur la scène « Ville de Saguenay » à 12h25.

 

Borealium tremens, premier roman de Mathieu Villeneuve, publié aux Éditions La Peuplade, Agence littéraire LaënsPour découvrir Borealium tremens et en lire un extrait (.pdf), cliquez sur la couverture du roman.

 

Honneurs et distinctions à ce jour :

Prix de création littéraire BDQ-SILQ 2018

Finaliste au Prix Aurora/Boréal 2018

Finaliste au prix littéraire (catégorie « roman ») du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2018

Finaliste au Prix des Horizons imaginaires 2019

Sélection québécoise des Rendez-vous du premier roman 2018-2019

 

 
MISE À JOUR 28 septembre 2018 : Mathieu Villeneuve a remporté hier soir le Prix littéraire du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la catégorie « roman » devant Marie-Christine Bernard pour Polatouches(Stanké) et Lise Tremblay avec L’Habitude des bêtes (Boréal).
 

 

Quelques échos dans les médias :

05.04.2018 : Nuit blanche : « Le Nord de Villeneuve est un lieu déserté, qui semble lui-même victime d’une malédiction. (…) Magnifiquement décrit, le territoire est toujours recouvert d’une fine pellicule de grisaille. À chaque page, les paysages parlent de l’absence et de l’abandon à travers les traces dérisoires que les habitants ont laissées derrière eux ; à chaque page, un décor angoissant de film d’horreur se superpose à la triste réalité de l’exode rural. (…) Œuvre immersive, prophétique et crépusculaire écrite dans une langue vibrante, [Borealium tremens est un] roman de l’anti-terroir dans lequel le travail agricole est pour ainsi dire absent. Villeneuve est un habile prosateur et sa folie bien vite nous obsède. Il nous conduit lentement vers son climax, installe progressivement son atmosphère qui gagne toujours plus en étrangeté. Comme une lente escalade de l’ivresse, le récit s’opacifie puis s’accélère, jusqu’au delirium final où la réalité n’est plus qu’un fil fragile malmené par le délire éthylique. » [David Laporte, « Le délire nordique de Mathieu Villeneuve »]

02.11.2017      Littérature du Québec : « Mathieu Villeneuve entreprend un périple singulier dans Borealium tremens. (…) Dans ce roman baroque et hallucinant, [David Gagnon] se perd dans des chemins oubliés de son pays du Lac-Saint-Jean. (…) Le récit part dans toutes les directions, comme si l’écriture explosait ou implosait. Comme si David devait mourir à soi pour renaître comme un certain Jésus de Nazareth. Personne ne peut l’accompagner dans cette quête qui a rendu Auguste fou. Comment effacer les erreurs, les gaucheries qui ont saccagé le pays, comment retrouver le temps d’avant la construction des grands barrages ? Il faut tout faire sauter, comme Auguste l’a imaginé, retrouver la terre sacrée d’avant, quand tous les rêves étaient possibles, quand Marie Bouchard pouvait vivre en reine. (…) J’aime ce roman qui veut échapper à toutes les balises et secouer l’imaginaire, ce texte échevelé qui témoigne peut-être du plus grand échec qui puisse frapper une nation. (…) Un roman bouleversant qui balafre le territoire, de La Doré à Alma, passant par Péribonka et Sainte-Monique et encore nombre de paroisses quasi oubliées. Un texte puissant, envoûtant. » [Yvon Paré, « Mathieu Villeneuve nous envoûte »]

31.10.2017      La Presse : « Mathieu Villeneuve a créé un Don Quichotte du terroir qui accomplit les prophéties amérindiennes. » [Mario Cloutier, « Lise Tremblay, Mathieu Villeneuve et Matthieu Simard : angoisses (sur)naturelles »]

05.10.2017      Le Devoir : « Mathieu Villeneuve, Borealium tremens. Là aussi, on est dans une aventure un peu pétée, un délire apocalypto-rural, (…) une façon pour l’auteur de raconter le rapport au territoire, l’identité, la transmission aussi. (…) Mathieu Villeneuve va vous donner envie de partir en road trip au Lac-Saint-Jean. Vous voudrez redécouvrir le territoire avec lui. » [Fabien Deglise et Émilie Perreault, « Dix incontournables de la rentrée littéraire »]

16.09.17 Le Devoir : « Une épidémie de tiques, des orignaux devenus fous, de vieilles légendes qui s’incarnent, la persistance de tares familiales, des bouts des Relations des Jésuites : Borealium tremens mêle avec habileté passé fantasmé et présent tordu de cette région du monde. Il y plante aussi quelques personnages fascinants, comme un notaire centenaire ou cette Marie Bouchard, vieille Métisse « née du viol d’une nymphe autochtone par les dieux d’un Olympe de bois, de pulpe et d’aluminium ». Sous le regard sans concession de Mathieu Villeneuve, (…) les plus mauvais gènes trouvent à s’exprimer, et même le paysage est souffrant. Cicatrices, traumatismes, tares ancestrales, failles profondes, héritages embarrassants : pour les hommes comme pour le paysage, le présent prend des airs d’apocalypse. Tel un condamné qui creuse sa propre tombe, David (vite surnommé le « Fou de la Péribonka » dans la région) va connaître une lente descente aux enfers nourrie par la folie, la vodka artisanale, sa propre histoire familiale, les prophéties de l’ancien monde et les hallucinations. Tandis que le lecteur, pris de fascination horrifiée, essaie de percer à jour le jeu des illusions auquel le convie l’auteur de Borealium tremens. Aux commandes de cette fable sombre et à demi-apocalyptique, (…) l’écriture possède un souffle quasi lyrique. [Christian Desmeules — « La fable sombre de Mathieu Villeneuve » — Borealium tremens ***1/2]

25.08.17 Le Droit : « Son écriture se gorge tantôt de l’alcool consommé par ses personnages ; tantôt des déluges ayant marqué, voire façonné l’histoire de sa région natale, dont celui de 1996 ; tantôt du sang prélevé par des tiques proliférant au point de rendre les orignaux fous ; tantôt des relents des déversements de l’Alcan. Elle goûte la vase des lits de rivières où dorment les vestiges des villages submergés à cause des barrages d’Hydro-Québec ; la poussière levée par les véhicules dans les rangs de Sainte-Monique, près d’Alma (rebaptisé Saint-Christophe pour les besoins de sa cause) ; le terreau des champs mêlé à la sueur des fronts de celles et ceux qui les défrichent. Elle farfouille l’âme de ses personnages, déclenche leurs cauchemars, joue de leurs rêves et pulsions. Entre carré amoureux, pulsions de vengeance, quête dévorante et délires éthyliques. » [Valérie Lessard — « Les travers de la péri-urbanité »]

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Top 5 des irritants à éviter dans un manuscrit

24 lundi Sep 2018

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Je reçois de nombreux manuscrits par mois, plus que je ne pourrais en lire – du moins en entier. Je suis donc obligée de faire un premier tri à la lecture de quelques pages. Mais rien de grave, puisque vous avez – en véritable professionnel – vérifié que la qualité de votre manuscrit est constante, retravaillé ces quelques chapitres qui semblaient un peu flottants, chassé les incohérences de votre intrigue et mené une guerre sans pitié aux fautes d’accord du participe passé. Est-ce à dire que votre manuscrit va passer le premier test ? Oui, si vous avez évité de tomber dans le top 5 des irritants.

En 5eme position : la pluie de points de suspension

Il existe de bonnes raisons d’utiliser des points de suspension: montrer qu’une idée est incomplète, un discours interrompu, une énumération abrégée, exprimer une hésitation. Mais si tous vos personnages utilisent le même rythme pour parler, hésitent dans un bel ensemble, et que l’on retrouve une pluie de points de suspension dans la narration, la conclusion arrive sans hésitation, elle : l’auteur a peur de commettre une erreur de ponctuation et laisse le lecteur décider de laquelle conviendrait le mieux. Une attitude qu’il vaut mieux corriger ; un auteur se doit de maîtriser la ponctuation.

Il se peut aussi que le langage texto ou celui des réseaux sociaux vous influence, y compris dans la ponctuation. Ces textes propres à un format court utilisent un vocabulaire appauvri, donc nécessitent des signes révélateurs de l’état d’esprit du locuteur pour s’assurer d’une bonne communication. On utilisera les points de suspension pour exprimer l’hésitation, la timidité ou le suspense dans un texto ou un post Facebook. En ce qui concerne l’usage des points de suspension pour instaurer un suspense dans un roman, il n’y a aucune équivoque, c’est à proscrire. Autant ajouter à la fin de la phrase ce genre de photographie : Si vous en avez besoin, c’est que vous devez retravailler votre texte.

Quelques ressources : Alloprof pour commencer, et Le Ramat de la typographie pour aller plus loin.

En 4e position : le personnage qui prend de grandes inspirations/respirations pour se calmer.

Ce n’est pas parce qu’on a coutume de dire « Respire par le nez » ou « Prends une grande inspiration, ça va aller mieux, » que tous vos personnages doivent vivre aux frontières de l’hyperventilation. Tout d’abord, de la même manière qu’il existe une gradation dans les irritants ou les stress, on en retrouve une dans les réactions et les moyens mis en œuvre pour se calmer. On doit adapter la réaction du personnage au niveau de stress subi ; cela va permettre de travailler en finesse la psychologie du personnage – qui devient vivant – et créer une variété de comportements induits par des stimuli plus ou moins agréables. Observez autour de vous : untel se masse la nuque, une autre se force à sourire, celle-ci sifflote pendant que celui-là lisse sa chemise. À chacun une manière de réagir en fonction d’une circonstance. Prenez des notes, créez et faites-nous croire à vos personnages.

En 3e position, le personnage qui se met à/ commence à mais qui ne finit jamais rien

À part lorsqu’il est nécessaire de détailler un processus, d’en montrer les étapes, mieux vaut que votre personnage fasse quelque chose plutôt que de se contenter de commencer à la faire.

Exemple : Victoria se mit à monter les marches.

Si Victoria n’a subi aucun accident qui pourrait justifier qu’on s’attarde sur le moment où elle commence à monter les marches, mieux vaut écrire : Victoria monta les marches.

Exemple : Denis criait qu’il n’aurait jamais dû quitter son travail ; Germain se mit à pleurer.

Si la locution « se mettre à » est très utilisée dans nombre de manuscrits dès qu’il s’agit de l’affect, mieux vaut s’en passer. Quand on dit « Germain se mit à pleurer, » le ressenti est inexistant. Pourquoi ? En utilisant « se mettre à, » on dissèque l’affect de Germain. Et on ne dissèque que ce qui est mort. Or, le lecteur veut vivre une vie créée par un autre, le temps d’un roman. Une des conditions de possibilité de ce transfert : élaguer les « se mettre à » ou « commencer à. »

En seconde position : l’interpellation du lecteur

On distingue deux manières d’interpeller le lecteur. La première, la plus irritante et qui garantit que la lecture du manuscrit ne dépassera pas la première page : l’auteur interpelle le lecteur dès le prologue pour lui annoncer que son écrit surpasse tout ce qui lui a été donné de lire jusqu’à présent, le tout baignant dans une soupe de superlatifs, tous plus élogieux – à son endroit, il va s’en dire – les uns que les autres. Plus l’auteur en ajoute, plus vertigineuse sera la chute.

La seconde manière d’interpeller le lecteur est issue d’une tradition littéraire. Elle fait appel à l’esprit critique du lecteur ou à sa morale, à sa conception de la vie. Par son biais, le narrateur passe un pacte avec le lecteur. On la retrouve chez nombre de grands auteurs (Balzac, Stendhal, Butor, Calvino, etc.), mais elle exige un réel savoir-faire. Sa contrainte, et elle est de taille, est qu’elle ne doit pas empêcher le lecteur de s’immerger dans le texte. À tel point que certains éditeurs développent une allergie à ce procédé, privilégiant des manuscrits plus « ressentis, » plus « immédiats » – ce qui ne veut pas dire plus faciles.

En pole position : De tous temps/depuis la nuit des temps

Si le Littré nous offre une définition de l’expression « depuis la nuit des temps, » « Expression française qui remonte au XVIIe siècle et qui a vraisemblablement des origines bibliques. En effet et selon certaines interprétations, la nuit des temps pourrait signifier la naissance du temps et être utilisée à la fois pour désigner une vérité quasi constante depuis toujours, ou pour dire qu’une histoire ou un fait sont tellement anciens qu’ils remonteraient à la création de l’humanité, » elle et sa variante « de tous temps » sont suivies dans 99.9 % des cas (j’ai laissé le 0.1% pour l’exception que je n’ai pas encore vue) d’une erreur factuelle ou d’un anachronisme. Mieux vaut éviter. De plus, avant d’utiliser cette expression malgré les avertissements, vérifiez que vous avez besoin d’inscrire votre intrigue dans une chronologie aussi vaste. Si ce n’est pas le cas, abstenez-vous.

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Éviter ces seuls écueils ne saurait garantir de séduire un agent littéraire ou un éditeur – d’autres facteurs entrent en ligne de compte –, mais cela devrait permettre à votre manuscrit de ne pas terminer aux oubliettes au bout de quelques pages. Cliquez sur la rubrique « Conseils » pour compléter ce billet.

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Julie Stanton au Tremplin d’actualisation de poésie

12 mercredi Sep 2018

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Pour son premier rendez-vous après les vacances d’été, le Tremplin d’actualisation de poésie vous invite à écouter Marcel Méthot, Maude Poissant et Julie Stanton vendredi 14 septembre dès 20h. La soirée sera animée par André Marceau.

Quand ? Le 14 septembre de 20h à 23h

Où ? Au Tam Tam Café

421, Boulevard Langelier Québec G1K 3E3

Entrée libre

Julie Stanton

Cr. Photo : Régis Mathieu

Finaliste en 2014 aux Prix littéraires du Gouverneur général du Canada, Julie Stanton a un penchant pour la poésie lyrique mais violente, emplie d’espérance mais lucide, profonde mais limpide. Née à Québec en 1938, elle vient à l’écriture en 1980. Depuis, elle poursuit son projet de dire la Vie. Comme on regarde le monde. Comme on voudrait qu’il soit. Comme on aimerait avoir le temps…

Les Vendredis de poésie présentent des rencontres en poésie sous le signe de la convivialité, animées de façon simple mais spontanée, parfois drolatique et souvent inattendue. Comme le veut la tradition au TAP, la première partie avec des poètes invités est suivie d’une scène libre.

>>>Avis aux poètes : scène libre!<<<<<<
Venez donner vie à la scène dans vos mots et par votre présence (en lecture, en interprétation ou en performance)! Inscription à compter de 19 h 30. Arrivez tôt pour vous assurer une place. Les prestations sont limitées à 3 minutes.

 

Le Tremplin d’actualisation de poésie (TAP) – en partenariat avec le Centre communautaire Jacques-Cartier (CJC) et l’Espace Tam Tam, et avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que de la Ville de Québec – présente les Vendredis de poésie – le rendez-vous poétique de Québec, chaque deuxième vendredi du mois depuis 1998.

 

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Julie Stanton, invitée du Cercle Gabriel García-Márquez

27 lundi Août 2018

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Julie Stanton invitée du cercle Gabriel Garcia-Marquez

Dans le cadre du 45e anniversaire de la mort de Pablo Neruda et en collaboration avec l’Institut Canadien du Québec, le Cercle Gabriel García-Márquez reçoit la poète Julie Stanton pour une lecture bilingue de Requiem pour rêves assassinés : Hommage à Pablo Neruda (Éditions Les Heures bleues).

Quand ? Le 4 septembre de 20h à 22h

Où ? À l’auditorium de la Bibliothèque Paul-Aimé Paiement

7950, 1ère Avenue Québec G1H 2Y4

Prix d’entrée : 15$

Pour la billetterie, cliquez ici.

     Le 4 septembre dès 20h, en marge de la célébration du 45e anniversaire de la mort de Pablo Neruda et du 10e anniversaire du Cercle Gabriel García-Márquez, assistez à une lecture bilingue, en français et en espagnol, de textes choisis par la poète de Requiem pour rêves assassinés : Hommage à Pablo Neruda et en musique, avec le groupe colombien « Tierra del fuego. » Julie Stanton lira les extraits en français, tandis que Victor H. Ramos fera la lecture en espagnol.

Julie Stanton, Agence littéraire Laëns

Publié en 2004 par les Éditions Les heures bleues, Requiem pour rêves assassinés : hommage à Pablo Neruda a été finaliste au Prix de poésie Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec et a valu à Julie Stanton d’être reçue à La Chascona (maison-musée de Pablo Neruda à Santiago du Chili). En 2018, il est traduit par Victor H. Ramos et publié aux éditions Botella al Mar sous le titre : Réquiem por sueňos asesinados : Homenaje a Pablo Neruda.

Le mot de l’éditeur : Durant la nuit du 31 décembre 1999, alors que partout sur la planète on fête l’arrivée du troisième millénaire, une centenaire est assaillie par des images de son siècle et, à travers celles-ci, par les images de femmes et d’hommes dont la destinée l’a marquée, notamment Louise Michel, Marie Curie, Gaston Miron, Pauline Julien. Traînant dans son sillage leurs existences qu’elle s’approprie, interpellant la figure et l’œuvre du grand poète chilien Pablo Neruda qui aurait eu 100 ans le 12 juillet 2004, elle célèbre leurs espoirs et pleure leurs rêves assassinés dans un vibrant Requiem où est évoqué aussi le sort de multiples exclus de la Terre. Adoptant l’écriture du chant poétique qui a donné forme à La Passante de Jérusalem, Julie Stanton nous convie à une traversée empreinte de gravité, accrochant ici et là quelques fables fantaisistes sur des vertus et des qualités qui cherchent encore leur vérité. Le texte est illustré par de très belles photographies de Régis Mathieu.

Ce qu’ils en ont dit :

Mars 2005    Présentation à La Chascona, maison-musée de Pablo Neruda, à Santiago/Chili : « Nous célébrons qu’une poétesse du Nord de l’Amérique, à une distance si grande des volcans, des pierres, des fleuves, qui nourrissent l’œuvre de Neruda, à une telle distance des Indiens, des mineurs et des paysans pauvres, à une telle distance du réalisme magique de l’Amérique du Sud, ait su capter les racines de l’humanisme nérudien, et soit arrivée à partager son invitation à s’engager du côté du peuple innombrable et ses luttes plus que séculaires. » [Luis Alberto Mansilla]

07.08.04       Le Devoir : « D’une belle construction, entre la fresque musicale et le récit, ce chant des morts est aussi un appel à combattre la noirceur qui nous entoure, celle qui tua les Lorca et les Neruda, celle qui décime les populations. » [Thierry Bissonnette]

19.08.04       Voir : « Dans ce chant poétique, Julie Stanton rend un hommage poignant au poète chilien. L’écrivaine québécoise mêle à sa poésie les vers de cet homme profondément engagé dans son temps, qui fit entendre son cri de révolte dans le monde entier. Neruda accompagne la centenaire dans ses va-et-vient entre l’hier, l’instant, dans un tortueux « passé décomposé au présent ». Au bord de la vie, sur le seuil de la mort, Neruda est son pont entre deux mondes : « Et t’avoir lu/Pablo Neruda / rend moins navrant/le fait de partir,/manifestement. / Tù tambien estàs lejos, ah màs lejos que nadie. / Oui/toi aussi tu es loin, ah plus loin que personne. / Du côté de la vérité/qui n’est pas ici« . La vérité, voilà ce qui seul compte en cette heure de bilan, en cette heure du jugement. Une voix sortie de nulle part brise le silence de la solitude et vient, comme un refrain, poser à la centenaire ses ultimes questions : « Mortelle, où vas-tu? Mortelle, que quittes-tu? Mortelle, que souhaites-tu? » La « singulière Mortelle aux identités plurielles » remonte le fil de sa longue vie. Témoin de tout un siècle, elle s’immisce dans la conscience des hommes et des femmes qui l’habitent, parcourt leurs destins maudits, célèbre leurs combats et pleure leurs rêves assassinés. Énigmatiques jeux de miroirs, qui renvoient à une même tragédie. Voix empreintes de gravité, qui font écho au chaos du monde. (…) Prière des morts dédiée aux femmes qui ne désespèrent pas de rêver, Requiem pour rêves assassinés est un chant à la fois charnel et incantatoire, rempli d’émotion et de gravité. L’évocation des souvenirs de cette femme et de ses incertitudes face à la mort place le lecteur au centre de ses joies, de ses désillusions, de ses angoisses. Les photographies de Régis Mathieu et quelques fables allégoriques sur des concepts aussi vastes que le bonheur ou la haine viennent ponctuer le chant, qui acquiert une valeur universelle. Julie Stanton signe une œuvre d’une grande beauté. » [Marie Dormoy]

 

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Le Montcalm de Julie Stanton à La Promenade des écrivains

06 vendredi Juil 2018

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La Promenade des écrivains

Vous avez envie de visiter Québec, ville de littérature UNESCO, autrement ? En juillet, La Promenade des écrivains offre au grand public cinq parcours littéraires. (Re)découvrez le Vieux-Québec, les quartiers Montcalm, Limoilou et Saint-Sauveur, par les textes de vingt-cinq auteurs québécois !

 

Si vous souhaitez parcourir « Montcalm, souvenirs d’hier et d’aujourd’hui », vous aurez la chance de découvrir notamment un texte inédit de Julie Stanton qui pose un regard à la fois extérieur et intérieur sur le Sacré qui l’entoure au sein de ce quartier.

Quand ? Dimanche 8 juillet, de 10 h 30 à 12 h 30

Départ : 860, rue Père-Marquette (coin avenue de Lévis et rue Père-Marquette), Québec

Neuf écrivains du quartier racontent la douceur d’y vivre : Guy Boivin, Esther Croft, Christine Eddie, Hans Jürgen Greif, Jean Lemieux, Claire Martin, André Ricard et Julie Stanton.

 

Julie Stanton _ Cr. Photo : Régis Mathieu

Julie Stanton est poète et romancière. Née en 1938 à Québec, elle y pratique divers métiers de l’écriture depuis 40 ans.

En 2004, Requiem pour rêves assassinés : Hommage à Pablo Neruda[3] est lancé en présence de l’écrivaine à La Chascona[4] et est finaliste en 2005 pour le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec. En 2011, Parfaitement le chaos suivi de Élie ma joie est reçu comme « un solide recueil ciselé aux flammes et aux souffrances. » La même année, Carnets de l’Isle-aux-Grues reçoit le Prix du Patrimoine des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches dans la catégorie interprétation et diffusion. Finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général 2014 dans la catégorie « Poésie » pour Mémorial pour Geneviève et autres tombeaux (2013), Julie Stanton nous a offert un nouvel opus, Le Bonheur cet illusionniste, paru aux Écrits des forges en mars 2017.

 

Pour de plus amples informations sur la diversité des parcours proposés et leur calendrier, cliquez ici.

  • Tous les parcours sont animés par l’écrivaine Marie-Ève Sévigny, directrice de la programmation.
  • Sur réservation : 418 641-6797
  • Tarif : 20 $

La Promenade des écrivains est présentée en collaboration avec La Maison de la littérature.

 

[3] traduit en espagnol et publié en Argentine par Ediciones Botella al Mar sous le titre : Réquiem por sueňos asesinados en septembre 2017.

[4] l’une des maisons-musées dédiées à la mémoire du poète et siège de la fondation Neruda à Santiago, au Chili.

 

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Gabriel Osson élu président de l’AAOF

11 lundi Juin 2018

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Gabriel Osson, président de l'AAOF

Lors de l’Assemblée générale annuelle du samedi 9 juin, Gabriel Osson a été élu président de l’Association des Auteures et Auteurs de l’Ontario français (l’AAOF) pour deux ans.

 Qu’est-ce que l’AAOF? L’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français interagit avec le milieu artistique et culturel, de même qu’avec les élus, ministères, agences gouvernementales et organismes poursuivant des objectifs de nature à favoriser ses membres et leurs œuvres afin de bâtir un secteur littéraire plus fort. Au besoin, elle se fait porte-parole pour s’assurer que ses membres et leurs écrits sont reconnus à leur juste valeur.

            Gabriel Osson est poète et romancier. Né à Port-au-Prince (Haïti), il vit à Toronto. Il donne des conférences et anime des ateliers d’écriture pour différents publics, que ce soient des retraités ou des jeunes du secondaire dans les écoles de langue française en Ontario lors de la tournée Mordus des mots. Très impliqué dans la francophonie torontoise, il anime l’émission hebdomadaire Franco Découvertes à la radio francophone de Toronto, CHOQ FM 105.1. Ses peintures et sculptures se retrouvent dans des collections privées au Canada, en France et aux États-Unis. Gabriel Osson siège aussi au conseil d’administration de Trees That Feed, un organisme voué à la plantation d’arbres fruitiers dans les Caraïbes et certains pays d’Afrique.

Après deux recueils de poésie, Efflorescences et Envolées, il publie J’ai marché sur les étoiles _ Sept leçons apprises sur le chemin de Compostelle, un récit poétique qui relate son expérience du Camino. Son premier roman, Hubert, le restavèk, publié aux Éditions David lui vaut d’être finaliste au prix Christine-Dumitriu-van-Saanen en 2017 et l’amène à parcourir l’Ontario, le fait inviter au Salon du livre de Bruxelles, à Paris, Haïti, au Québec…

 

Extrait

 

 

Quelques échos dans les médias :

22.06.2017      Nuit blanche « Le récit a toutes les apparences de la réalité. On comprend alors que l’auteur prenne la peine d’écrire que « même si les faits relatés sont basés sur la réalité », les personnages sont fictifs. De plus, tous les droits d’auteur seront remis à deux organisations venant en aide aux restavèks. La volonté est nettement sociale, la littérature étant au service de la cause. Le récit n’en est pas moins captivant : Gabriel Osson brosse un portrait sensible et vivant d’une société aux prises avec des problèmes qui semblent insolubles, mais auxquels certains, comme Hubert, Maria-Helena et d’autres autour d’eux, s’attaquent avec détermination. » [David Lonergan]

06.05.2017      Bookivores     « Bien que le sujet puisse s’apparenter à une soirée orageuse plutôt qu’à un après-midi ensoleillé, ce livre se laisse dévorer en raison de la plume magnifique et colorée de l’auteur. Et Hubert!! Ce jeune garçon est si attachant et démontre une telle grandeur d’âme, qu’on désire rester à ses côtés à travers les pages… le prendre sous notre aile. » [Miss Dupont]

30.04.2017      Les chroniques de Passy      « J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que j’ai trouvée très réaliste sans en faire de trop. La lecture de ce livre a été très addictive, car je voulais découvrir ce qui allait arriver à Hubert que j’avais pris en affection. » [Pascale]

17.04.2017     Les mille et une pages de LM     « Ce roman est un coup-de-poing, plutôt un coup de cœur. (…) Je vous conseille de lire le roman de Gabriel Osson. Je ferme mon livre en ayant un petit serrement dans la gorge. » [Martine Lévesque]

11.04.2017      L’express     « Le roman regorge de mots, expressions ou phrases en créole. Un manje kwit est un mets préparé d’avance et prêt à emporter. Les tiouls sont des gigolos. Les masisis et les madivinèses sont respectivement les gays et les lesbiennes. Bon Dye bon veut dire Dieu est bon. Ou tande mwen signifie Tu m’entends. He, ti-gason, leve, chef la vle pale avèk ou veut dire Lève-toi garçon, le chef veut te parler. Le style de Gabriel Osson est direct et parfois incisif. Il excelle dans l’art de décrire des situations difficiles. Les mauvais traitements subis par ti-Ibè en sont un bel exemple, tout comme les quelques pages consacrées au tremblement de terre. » [Paul-François Sylvestre]

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Soyez de la fête avec Martyne Pigeon, Julie Stanton et Mathieu Villeneuve !

16 lundi Avr 2018

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CompositionJMDLA

 

C’est une superbe Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qu’a préparée la librairie Morency ; une journée pour des lecteurs de tous les âges, des monstres, de la poésie en français et en espagnol, et des échanges littéraires dans un speed-dating original. Trois activités avec Martyne Pigeon, Julie Stanton et Mathieu Villeneuve à ne pas manquer !

 

Requiem HR

Cela commence à 13h avec Julie Stanton et son traducteur Victor Ramos qui vous proposeront une lecture bilingue et à deux voix de Requiem pour rêves assassinés : hommage à Pablo Neruda (Éd. Les Heures bleues, 2004), finaliste du prix Alain-Grandbois de l’Académie des Lettres du Québec, traduit et publié en 2017 en Argentine. Une lecture qui ouvre à une autre musicalité.

 

 

 

boite à monstre

À 14h, les plus jeunes (6-9 ans) profiteront de l’atelier animé par Martyne Pigeon. Après la lecture de La boîte à monstre par son auteure, chaque enfant sera invité à construire son premier livre de monstre. Il y dessinera sa plus grande peur, pour ensuite lui ajouter un décor et des artifices loufoques. Le but de l’activité est d’apprendre à apprivoiser ses peurs et à respecter les craintes de ses camarades. Les enfants peuvent venir déguisés en monstre. Nombre maximum de participants : 20. Réservation suggérée : (418) 661-8777

 

 

HR

 

De 14h à 17h, Mathieu Villeneuve vous convie à lui présenter votre livre préféré en tête-à-tête. À partir de cette confession, Mathieu Villeneuve choisira un extrait de son roman Borealium tremens (Éditions La Peuplade), récipiendaire du Prix de création littéraire BDQ-SILQ 2018, qui fera écho à votre choix. Une rencontre privilégiée qui se déroulera sur la mezzanine de la librairie.

 

 

 

Pour plus de renseignements, contactez la Librairie Morency,

Place Fleur de Lys à Québec

418-661-8777

 

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Dansez sur les mots avec Gabriel Osson

07 samedi Avr 2018

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AAOF, agence littéraire, agence littéraire laëns, agent littéraire, agent littéraire Canada, agent littéraire Québec, Alliance française de Toronto, AM Matte, Association des Auteures et Auteurs de l'Ontario français, ateliers d'écriture, Éditions David, Bookivores, CHOQ Fm 105.1, Danser sur les mots, David Lonergan, Didier Leclair, Efflorescences, Envolées, Franco Découvertes, Gabriel Osson, Haïti, Hubert le restavèk, J'ai marché sur les étoiles, Journée mondiale du livre et du droit d'auteur, L'express, Les chroniques de Passy, Les mille et une pages de LM, Martine Lévesque, Miss Dupont, Mordus des mots, Nafée Faïgou, Nuit blanche magazine littéraire, Paul Savoie, Paul-François Sylvestre, Port-au-Prince, prix Christine-Dumitriu-van-Saanen

gabriel-danserFinaliste au prix Christine-Dumitriu-van-Saanen avec son premier roman, Hubert le restavèk, publié aux Éditions David, Gabriel Osson vous invite à fêter la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur de 18 h à 20 h le 21 avril prochain à la Galerie Pierre-Léon de l’Alliance française de Toronto.

La soirée Danser sur les mots se déclinera en deux parties : après une conférence et une discussion sur les droits d’auteur, les danseuses de la troupe ADDYDANSE offriront un spectacle sur les textes lus de Nafée Faïgou, Didier Leclair, AM Matte, Gabriel Osson, Paul Savoie et Paul-François Sylvestre. Une soirée de littérature vivante à ne pas manquer.

À propos de Gabriel Osson :

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Gabriel Osson (Cr. Ph. : Christine Bérubé)

Gabriel Osson est poète et romancier. Né à Port-au-Prince (Haïti), il vit à Toronto. Il donne des conférences et anime des ateliers d’écriture pour différents publics, que ce soient des retraités ou des jeunes du secondaire dans les écoles de langue française en Ontario lors de la tournée Mordus des mots. Très impliqué dans la francophonie torontoise, Gabriel siège au conseil d’administration de l’Association des Auteures et Auteurs de l’Ontario Français (AAOF) et du collectif d’artistes ontarien BRAVO-Sud. Il anime aussi l’émission hebdomadaire Franco Découvertes à la radio francophone de Toronto, CHOQ FM 105.1. Ses peintures et sculptures sont exposées dans plusieurs galeries d’art.

            Après deux recueils de poésie, Efflorescences et Envolées, il publie J’ai marché sur les étoiles _ Sept leçons apprises sur le chemin de Compostelle, un récit poétique qui relate son expérience du Camino. Son premier roman, Hubert, le restavèk, publié aux Éditions David lui vaut d’être finaliste au prix Christine-Dumitriu-van-Saanen en 2017. C’est en regardant un documentaire à la télévision que Gabriel Osson, interpellé par le sort de ces enfants, décide d’écrire Hubert, le restavèk. « Avec mes souvenirs personnels, les discussions que j’ai pu entretenir avec mes amis haïtiens et des recherches sur Internet, j’ai découvert que ce phénomène existait toujours. En 2013, on comptait 400 000 enfants restavèk en Haïti, » déplore l’auteur[1]. « Mon rêve, c’est de vendre un livre pour chaque enfant restavèk. » Ce premier roman amène Gabriel Osson à parcourir l’Ontario et lui vaut d’être invité au Salon du livre de Bruxelles, à Paris, Haïti, au Québec…

hubert-le-restavek-2Quatrième de couverture : « Le bateau quitte lentement le quai de Jérémie. J’ai le cœur qui débat, gros dans ma poitrine. Les larmes roulent sur mes joues. La taille de ma mère s’amenuise de plus en plus, pour ne plus devenir qu’un petit point à l’horizon. Je reste là à l’arrière du bateau fixant ce point jusqu’à ce qu’il disparaisse tout à fait de mon champ de vision. Je suis en route pour une nouvelle aventure dont je rêve depuis des mois, mais je suis tout de même angoissé devant l’inconnu.

Après une nuit mouvementée en mer, je suis arrivé à Port-au-Prince en provenance de ma ville natale, une petite ville du sud. Le quai de débarquement, où je me trouve, si on peut l’appeler ainsi, est juste à côté du marché de charbon qui, sans le savoir, allait changer ma vie.

L’histoire qui suit est la mienne et pourrait être celle de milliers de jeunes envoyés par leurs familles pour vivre avec un parent, qui un oncle, une tante, une marraine dans la capitale ou pour être placés comme dans mon cas dans une famille, comme garçon à tout faire ou comme on nous appelle ici : un restavèk (reste avec). »

Il existerait en Haïti près de 400 000 restavèks. Ces enfants, victimes d’abus de toutes sortes, sont maintenus dans un état proche de l’esclavage. Haïtien émigré à Toronto, Gabriel Osson raconte ici l’histoire bouleversante de l’un d’eux.

Quelques échos dans les médias :

22.06.17      Nuit blanche « Le récit a toutes les apparences de la réalité. On comprend alors que l’auteur prenne la peine d’écrire que « même si les faits relatés sont basés sur la réalité », les personnages sont fictifs. De plus, tous les droits d’auteur seront remis à deux organisations venant en aide aux restavèks. La volonté est nettement sociale, la littérature étant au service de la cause. Le récit n’en est pas moins captivant : Gabriel Osson brosse un portrait sensible et vivant d’une société aux prises avec des problèmes qui semblent insolubles, mais auxquels certains, comme Hubert, Maria-Helena et d’autres autour d’eux, s’attaquent avec détermination. » [David Lonergan]

06.05.17      Bookivores     « Bien que le sujet puisse s’apparenter à une soirée orageuse plutôt qu’à un après-midi ensoleillé, ce livre se laisse dévorer en raison de la plume magnifique et colorée de l’auteur. Et Hubert!! Ce jeune garçon est si attachant et démontre une telle grandeur d’âme, qu’on désire rester à ses côtés à travers les pages… le prendre sous notre aile. » [Miss Dupont]

30.04.2017      Les chroniques de Passy      « J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que j’ai trouvée très réaliste sans en faire de trop. La lecture de ce livre a été très addictive, car je voulais découvrir ce qui allait arriver à Hubert que j’avais pris en affection. » [Pascale]

17.04.2017     Les mille et une pages de LM             « Ce roman est un coup-de-poing, plutôt un coup de cœur. (…) Je vous conseille de lire le roman de Gabriel Osson. Je ferme mon livre en ayant un petit serrement dans la gorge. » [Martine Lévesque]

11.04.2017        L’express             « Le roman regorge de mots, expressions ou phrases en créole. Un manje kwit est un mets préparé d’avance et prêt à emporter. Les tiouls sont des gigolos. Les masisis et les madivinèses sont respectivement les gays et les lesbiennes. Bon Dye bon veut dire Dieu est bon. Ou tande mwen signifie Tu m’entends. He, ti-gason, leve, chef la vle pale avèk ou veut dire Lève-toi garçon, le chef veut te parler. Le style de Gabriel Osson est direct et parfois incisif. Il excelle dans l’art de décrire des situations difficiles. Les mauvais traitements subis par ti-Ibè en sont un bel exemple, tout comme les quelques pages consacrées au tremblement de terre. » [Paul-François Sylvestre]

Pour lire un extrait, cliquez ici

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[1] Gabriel Osson verse l’intégralité de ses droits d’auteur de Hubert, le restavèk à deux organismes : la fondation Maurice A. Sixto et l’association Respire Haïti.

Mathieu Villeneuve au Salon international du livre de Québec

05 jeudi Avr 2018

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Composition-SILQ-prixLe Salon international du livre de Québec s’annonce foisonnant pour l’auteur Mathieu Villeneuve. Du vendredi 13 avril au dimanche 15, vous aurez plusieurs occasions de rencontrer le lauréat du prix de création littéraire BDQ-SILQ 2018 pour son premier roman, Borealium tremens, publié aux Éditions La Peuplade.

Vendredi 13 avril :

À 11h, Claudia Larochelle recevra Mathieu Villeneuve, entouré de Marie-Christine Bernard et de Lynda Dion, pour une « rencontre d’auteurs » sur la scène Radio-Canada.  Durée : 25 minutes.

De 11h 30 à 13h, Mathieu Villeneuve vous offrira ses prescriptions littéraires à la Terrasse des libraires.

À 17h, Claudia Larochelle recevra Mathieu Villeneuve, Christophe Bernard, Kevin Lambert et Lise Tremblay pour une table ronde : « Le terroir revisité : amour, haine et racines » sur la scène des Rendez-vous littéraires. Durée : 55 minutes.

De 18h à 20h, Mathieu Villeneuve dédicacera Borealium tremens au kiosque 82 des Éditions La Peuplade (Espace Dimédia).

Samedi 14 avril :

À 18h, Mylène Brunet de la Librairie Pantoute animera la causerie : « La fin du monde est à 7 heures : l’apocalypse en terre Québec » à la Terrasse des libraires, foyer 4. Cantonnée longtemps à un simple sous-genre de la science-fiction, la dystopie fait de plus en plus parler d’elle, au point où plusieurs œuvres post-apocalyptiques profitent désormais d’un statut iconique (La servante écarlate, La route, la série « Mad Max », Blade Runner, etc.). Si cela est particulièrement vrai pour l’industrie cinématographique, la littérature n’est pas en reste, y compris la littérature québécoise. Mylène Brunet tentera de cerner comment, la dystopie et le récit apocalyptique s’articulent dans le corpus littéraire québécois avec les auteurs Mathieu Villeneuve et Karolyne Georges. Une présentation des Librairies indépendantes du Québec (LIQ). Durée : 60 minutes.

Dimanche 15 avril :

De 15h à 17h, Mathieu Villeneuve dédicacera Borealium tremens au kiosque 82 des Éditions La Peuplade (Espace Dimédia).

Ils en ont parlé :

HR05.04.2018 : Nuit blanche : « Le Nord de Villeneuve est un lieu déserté, qui semble lui-même victime d’une malédiction. (…) Magnifiquement décrit, le territoire est toujours recouvert d’une fine pellicule de grisaille. À chaque page, les paysages parlent de l’absence et de l’abandon à travers les traces dérisoires que les habitants ont laissées derrière eux ; à chaque page, un décor angoissant de film d’horreur se superpose à la triste réalité de l’exode rural. (…) Œuvre immersive, prophétique et crépusculaire écrite dans une langue vibrante, [Borealium tremens est un] roman de l’anti-terroir dans lequel le travail agricole est pour ainsi dire absent. Villeneuve est un habile prosateur et sa folie bien vite nous obsède. Il nous conduit lentement vers son climax, installe progressivement son atmosphère qui gagne toujours plus en étrangeté. Comme une lente escalade de l’ivresse, le récit s’opacifie puis s’accélère, jusqu’au delirium final où la réalité n’est plus qu’un fil fragile malmené par le délire éthylique. » [David Laporte, « Le délire nordique de Mathieu Villeneuve »]

05.04.2018 : « Un superbe livre ! L’écriture est dense, humaine et surtout fragile. Des émotions comme les vagues qui frappent les rochers. » [Caroline le Gal, libraire Au vent des mots, Lorient, France]

01.03.2018 : « Une lecture ensorcelante pleine d’ancêtres et de fantômes, d’espoirs et d’échecs, de besoin de mémoire et de quête des origines. Une écriture lucide, incandescente, sauvage et hantée. Un roman où la nature et l’effroi se font alliés de la folie, où l’alcool, la cocaïne et l’incertitude souhaiteraient dessiner la plus opaque noirceur des hommes. Les hommes et leurs terres, les hommes et leurs obsessions, les hommes et la violence. (…) Ici le paysage canadien est envoûté par les croyances (amérindiennes, villageoises et paysannes), les fables aux mille visages, des hommes accablés par la saleté, la saturation, la misère et une forme de haine de son prochain. La terre ancestrale, la nature fantomatique et exigeante de cette forêt boréale donnera-t-elle un sens à la quête de notre héros ?
Cette écriture atypique sert un récit parfois noueux mais plein de promesses. Il y a une langue, un univers dans ce roman, où, le temps d’un été chacun sera livré à lui-même (démons, peurs désirs, courage, violence, souhaits et doutes).
L’écriture de Mathieu Villeneuve donne envie d’en voir plus ! Un auteur dont on attend avec impatience le prochain texte. » [Charlotte Desmousseaux, libraire à La vie devant soi, Nantes, France]

09.12.2017      Les goûters littéraires d’Émilie : « L’écriture est puissante et les pages se tournent sans qu’on s’en aperçoive. On découvre une notion de territoire autochtone inconnue pour beaucoup, avec un parti pris sur le changement des espaces. On ne sort pas indemne de cette lecture. » [Émilie Vion, « Borealium tremens, le Nord à l’état sauvage »]

02.11.2017      Littérature du Québec : « Mathieu Villeneuve entreprend un périple singulier dans Borealium tremens. (…) Dans ce roman baroque et hallucinant, [David Gagnon] se perd dans des chemins oubliés de son pays du Lac-Saint-Jean. (…) Je me suis retrouvé dans un univers familier avec Mathieu Villeneuve. (…) J’y ai entendu comme un écho au Voyage d’Ulysse qui s’aventure dans un pays mythique et réel. (…) J’ai pensé souvent aussi aux personnages de William Faulkner en m’avançant dans la fresque de Villeneuve, à ces hommes marqués par la guerre de Sécession qui ne savent que foncer à toute vitesse sur les routes du Sud des États-Unis pour surprendre la mort au premier tournant, boire jusqu’à l’hallucination. (…) Le récit part dans toutes les directions, comme si l’écriture explosait ou implosait. Comme si David devait mourir à soi pour renaître comme un certain Jésus de Nazareth. Personne ne peut l’accompagner dans cette quête qui a rendu Auguste fou. Comment effacer les erreurs, les gaucheries qui ont saccagé le pays, comment retrouver le temps d’avant la construction des grands barrages ? Il faut tout faire sauter, comme Auguste l’a imaginé, retrouver la terre sacrée d’avant, quand tous les rêves étaient possibles, quand Marie Bouchard pouvait vivre en reine. (…) J’aime ce roman qui veut échapper à toutes les balises et secouer l’imaginaire, ce texte échevelé qui témoigne peut-être du plus grand échec qui puisse frapper une nation. (…) Un roman bouleversant qui balafre le territoire, de La Doré à Alma, passant par Péribonka et Sainte-Monique et encore nombre de paroisses quasi oubliées. Un texte puissant, envoûtant. » [Yvon Paré, « Mathieu Villeneuve nous envoûte »]

31.10.2017      La Presse : « Mathieu Villeneuve a créé un Don Quichotte du terroir qui accomplit les prophéties amérindiennes. » [Mario Cloutier, « Lise Tremblay, Mathieu Villeneuve et Matthieu Simard : angoisses (sur)naturelles »]

05.10.2017      Le Devoir : « Mathieu Villeneuve, Borealium tremens. Là aussi, on est dans une aventure un peu pétée, un délire apocalypto-rural. (…) Ça devient une façon pour l’auteur de raconter le rapport au territoire, l’identité, la transmission aussi. C’est quand même très, très dense sous des apparences un peu loufoques par moments. (…) Mathieu Villeneuve va vous donner envie de partir en road trip au Lac-Saint-Jean. Vous voudrez redécouvrir le territoire avec lui. » [Fabien Deglise et Émilie Perreault, « Dix incontournables de la rentrée littéraire »]

16.09.17 Le Devoir : « Une épidémie de tiques, des orignaux devenus fous, de vieilles légendes qui s’incarnent, la persistance de tares familiales, des bouts des Relations des Jésuites : Borealium tremens mêle avec habileté passé fantasmé et présent tordu de cette région du monde. Il y plante aussi quelques personnages fascinants, comme un notaire centenaire ou cette Marie Bouchard, vieille Métisse « née du viol d’une nymphe autochtone par les dieux d’un Olympe de bois, de pulpe et d’aluminium ». Sous le regard sans concession de Mathieu Villeneuve, (…) les plus mauvais gènes trouvent à s’exprimer, et même le paysage est souffrant. « La tourbière est une bête préhistorique endormie qui agonise depuis des millénaires. » Cicatrices, traumatismes, tares ancestrales, failles profondes, héritages embarrassants : pour les hommes comme pour le paysage, le présent prend des airs d’apocalypse. « Chaque rang porte sa masse d’accidents niaiseux, de malheurs enfouis, de caves jamais cimentées et de greniers qu’on ne visite plus, même plus pour chasser les souvenirs, parce qu’on ne sait plus quoi se rappeler et qu’il n’y a plus personne pour le faire. » Tel un condamné qui creuse sa propre tombe, David (vite surnommé le « Fou de la Péribonka » dans la région) va connaître une lente descente aux enfers nourrie par la folie, la vodka artisanale, sa propre histoire familiale, les prophéties de l’ancien monde et les hallucinations. Tandis que le lecteur, pris de fascination horrifiée, essaie de percer à jour le jeu des illusions auquel le convie l’auteur de Borealium tremens.
Aux commandes de cette fable sombre et à demi-apocalyptique, (…) l’écriture possède un souffle quasi lyrique. [Christian Desmeules — « La fable sombre de Mathieu Villeneuve » — Borealium tremens ***1/2]

25.08.17 Le Droit : « Son écriture se gorge tantôt de l’alcool consommé par ses personnages ; tantôt des déluges ayant marqué, voire façonné l’histoire de sa région natale, dont celui de 1996 ; tantôt du sang prélevé par des tiques proliférant au point de rendre les orignaux fous ; tantôt des relents des déversements de l’Alcan. Elle goûte la vase des lits de rivières où dorment les vestiges des villages submergés à cause des barrages d’Hydro-Québec ; la poussière levée par les véhicules dans les rangs de Sainte-Monique, près d’Alma (rebaptisé Saint-Christophe pour les besoins de sa cause) ; le terreau des champs mêlé à la sueur des fronts de celles et ceux qui les défrichent. Elle farfouille l’âme de ses personnages, déclenche leurs cauchemars, joue de leurs rêves et pulsions. Entre carré amoureux, pulsions de vengeance, quête dévorante et délires éthyliques. » [Valérie Lessard — « Les travers de la péri-urbanité »]

 

Borealium tremens, de Mathieu VilleneuvePour lire un extrait, cliquez ici.

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Michel Marc Fleury au SILQ

05 jeudi Avr 2018

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agence littéraire laëns, agent littéraire, agent littéraire Québec, Éditions Sémaphore, Culture Hebdo, François Cattapan, Info-Culture, L'invasion tranquille, Michel Marc Fleury, Québec-Hebdo, Rencontres d'auteurs, Salon International du Livre de Québec, séance de dédicace, Shirley Noël

SILQ 2018Dans quelques jours s’ouvre le Salon international du livre de Québec. À cette occasion, vous aurez la chance de faire dédicacer L’invasion tranquille par Michel Marc Fleury (Éditions Sémaphore).

L'invasion tranquilleVictor Laframboise (journaliste de profession et grand amateur de science et de philosophie) a décidé d’écouter une émission de création participative, « Création », avec en vedette Bukhthuch Ihaddaden, célèbre écrivain. Il s’agit de suivre la genèse d’un roman ayant pour thème : l’invasion tranquille. Les téléspectateurs peuvent par le biais d’un forum influencer le déroulement du récit. Victor, qui a des velléités d’écriture, saute sur l’occasion et devient l’un des participants les plus actifs de l’émission.

L’aventure prend un tournant des plus énigmatiques lorsque la fiction s’entremêle au réel ; les événements insolites s’enchaînent. Victor analyse les indices, erre dans les suppositions, développe les pistes envisagées par l’écrivain afin de trancher le nœud gordien. Entre réflexions sur l’art d’écrire et peinture humoristique de nos légendes urbaines, rien ne résiste à l’enthousiasme de Victor. Pas même son voisin, Albert.

Extrait :

« Le désir lui donnait des semelles de vent. En ce temps-là, il pouvait passer des nuits blanches à courir l’aventure. Il traversait la France en un clin d’œil. S’arrêtait, un riesling à la main, pour saluer la cathédrale rose de Strasbourg et sa flèche vertigineuse dans le ciel gris accablé de pluie. Il sautait sur le pont Mirabeau et contemplait la Seine qui ne laisse jamais l’amour seul sur ses berges. Et Paris faisait scintiller tout l’univers. La vie ! » (p. 43)

Quelques échos dans les médias :

17.06.2017 :   Québec-Hebdo : « Avec L’invasion tranquille, il nous plonge dans une mise en abyme au cœur d’une émission de création participative. Sa proposition met en scène la figure de l’Écrivain dans une intrigue où la fiction le dispute au réel, où la poésie, l’humour, la philosophie, et la science s’entrelacent pour offrir une lecture à plusieurs niveaux. » [François Cattapan]

16.06.2017 :   Info-Culture : « Avec seulement un peu plus de 100 pages, ce roman des plus insolites aborde des sujets (…) tels la religion, les extra-terrestres, la science, l’art de l’écriture et même la philosophie. On peut facilement dire que l’originalité est au rendez-vous. (…) L’intrigue est (…) très efficace et les rebondissements sont nombreux, (…) j’en suis parfois un peu déstabilisée… Mais peut-être est-ce justement le but de l’auteur, de nous déstabiliser. Somme toute, ce livre amène son lot de réflexions sur le processus d’écriture, sur l’impact des médias sociaux et du mouvement de masse, ainsi que sur les belles coïncidences de la vie… Réalité ou fiction ? Voilà une question que l’on se pose tout au long de ce roman. » [Shirley Noël]

13.06.2017 :   Culture Hebdo : « Voici une plaquette au contenu déroutant. C’est un roman, L’invasion tranquille de Michel Marc Fleury, qui narre l’association de Victor Laframboise avec un écrivain qui a lancé un appel à tous pour l’aider à accoucher d’un roman qui donne son nom au titre du livre. Ça tombe bien pour le premier qui a toujours voulu se colleter à l’écriture, mais qui n’a jamais pu aller au bout de son rêve. Mais cette rencontre va donner des fruits inattendus. L’insolite sera au rendez-vous. On n’en dit pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir, mais l’auteur qui s’exprime à la première personne en arrive presque à nous faire croire que tout ce qu’on lit est authentique ou presque. »

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